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Note : Film sans note

L’Homme qui rit

Injustement éclipsé par l’irruption du parlant, « L’homme qui rit » est le dernier avatar hollywoodien du « grotesque expressionniste ». A la manière des « diableries » baroques d’un Jérôme Bosch ou d’un Breughel, Paul Leni condense l’épopée visionnaire de Victor Hugo dans une théâtralité fantasmagorique. En version restaurée 4K.

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Détour

L’univers du film noir est rugueux comme un joyau dépoli. « Détour » est un noir expérimental à réévaluer. Comme son anti-héros la souffrance, cette série « B » distille la sueur et les contraintes majuscules de la production qui en font l’un des fleurons incontournables du genre. Viscéral en version restaurée 4K.

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La Famille

Dans « La Famille », Ettore Scola déroule sur huit décennies le présent et le futur à la dérive d’une dynastie familiale de la bourgeoise patricienne de Rome. Un fleuve au long cours ininterrompu de mornes existences, seulement agité par les vagues successives de la nostalgie. En version restaurée.

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La Maison de la mort

« The Old Dark House » est un film d’épouvante qui démythifie avec bonheur les codes d’ordinaire attachés à une veine réputée intarissable. Cette comédie des manières teintée d’un humour noir « so british » vient pimenter un canevas de « maison hantée » qui grince de toutes parts. Subversivement détonnant dans le panthéon des classiques du genre. En version restaurée 4K ce 25 septembre.

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Rencontre avec le producteur et réalisateur tchadien Issa Serge Coelo

Issa Serge Coelo a mis entre parenthèses sa carrière de cinéaste pour se consacrer à la direction du cinéma le Normandie à N’Djaména de 2011 à 2017. Il enseigne également le cinéma et se montre soucieux d’assurer une relève. A présent, il a mis un terme à son activité de gérant et d’exploitant pour se dédier à un nouveau projet. Rencontre avec un homme passionné.

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Miss Oyu

« Miss O-Yû » est un mélo sublime mais improbable où la relation amoureuse est suspendue à un code marital d’airain d’une autre époque. Son personnage éponyme est une créature onirique, désincarnée, une femme-fantôme vénéneuse et à la fatalité destructrice comme une sorcière jetant ses sortilèges. Mizoguchi recrée l’Eurydice du mythe d’Orphée. Suavement ensorcelant en version restaurée.

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La Rue de la honte

Film choral, « la rue de la honte » lève un voile cynique sur les rapports sociaux entre ces travailleuses du sexe formant une micro-société qui serait la métastase d’une société nippone gangrenée par la misère de l’après-guerre préludant à sa reconstruction. Une œuvre testamentaire corrosive et virulente en version restaurée.

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Les Musiciens de Gion

Dans « les musiciens de Gion », une jeune apprentie-geisha de chenille se mue en papillon mais à peine sortie de sa chrysalide, se brûle les ailes et s’étiole au contact de la dure réalité de sa condition. Remettant inlassablement l’ouvrage sur le métier, Mizoguchi livre ici un vibrant lamento où la geisha est l’artiste d’un monde flottant en voie de disparition. En version restaurée.

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Crépuscule à Tokyo

Avec « Crépuscule à Tokyo », Yasujiro Ozu observe sans jugement mais avec un prisme japonais la lente corrosion d’une famille jusqu’à son éclatement intergénérationnel. Bouleversant et atypique dans la production ozuesque. En version restaurée.

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Herbes flottantes

« Herbes flottantes » est un opus qui déroge aux films de la maturité d’Ozu. C’est une œuvre à la fois organique, cosmique et surtout atmosphérique qui condense sans complaisance le quotidien tragi-comique de la tournée théâtrale d’une troupe de kabuki et met au jour leurs dérisoires secrets de famille. Plongeons dans les coulisses de cette humanité itinérante…

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Pedro Almodovar

A l’occasion de sa rétrospective en salles depuis le 19 juin, un Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

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Daisy Clover

Un mélodrame poignant qui écorne sans concession la mythologie des studios hollywoodiens.

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Cannes 2019, jours 1, 2 et 3 : des films coups de poing en Compétition avec Ken Loach, Mati Diop et Ladj Ly

Ces trois premiers jours au Festival de Cannes ont été intenses, non seulement en fréquentation qui bat tous les records cette année, mais aussi en propos de films qui secouent nos esprits, notre société, nos modes de vie. Et c’est sans doute cela, le cœur du cinéma, donner à comprendre, à voir, à réfléchir, avec intelligence, mise en scène et jeu d’acteurs et d’actrices.

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Le Festival de Cannes 2019 : nos attentes pour cette 72e édition

Du 14 au 25 mai, Cannes s’oriente en salle obscure avec une édition « romantique et politique », comme l’a annoncé Thierry Frémaux. Ajoutant que cette année les films étaient d’une grande variété, avec des personnages toujours plus finement pensés par les réalisateurs et les réalisatrices.

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Les Trois lumières

« Les Trois lumières » composent une parabole métaphysique qui interroge la finitude de l’homme. C’est un hymne à l’amour et à la mort où Eros et Thanatos se réconcilient pour l’éternité au terme d’ une partie de bras de fer dantesque. Magiquement ésotérique en version restaurée.

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Akira

Animé tiré du manga culte traitant la peur japonaise du nucléaire.

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Gen d’Hiroshima

Avant « Le Tombeau des lucioles » , une des oeuvres les plus authentiques sur cette période sinistre du Japon.

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House by the river

« House by the river » est une pure fantasmagorie, une oeuvre d’imagination et une vue de l’esprit où Fritz Lang explore la psyché de son anti-héros et hypostasie le mythe du démon. En version restaurée.

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Le testament du Docteur Mabuse

En 1922, Fritz Lang a laissé son génie du mal incurablement fou. Sous la pression du succès populaire, il le ressuscite à l’écran, plus mort que vif, en 1933 dans « Le testament du docteur Mabuse » où les virtualités du parlant prolongent son pouvoir tentaculaire par l’emprise de la machinerie moderne. Hypnotique. En version restaurée.

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Au gré du courant

C’est une peinture de caractères en camaïeu gris et en demi teinte que livre Mikio Naruse dans cette étude de mœurs désenchantée où le demi-monde des geishas traditionnelles sommé de s’adapter au diktat de la modernité est voué à l’extinction de son statut d’un autre âge. Un raffinement bouleversant d’émotion contenue pour une œuvre majeure.

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Le bateau phare

Le bateau-phare est la métaphore flottante des turpitudes conflictuelles qui agitent les êtres humains. Dans ce huis-clos maritime traversé de turbulences, Jerzy Skolimowski met à nu la psychologie de l’homme, bon ou mauvais, confronté aux éléments comme aux événements. Houleux. En version restaurée.

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Hommage à Albert et David Maysles

Du 5 avril au 30 juin, la Bpi à Beaubourg rend au hommage à des maîtres du cinéma direct : Albert et David Maysles, auteurs, en autre, de films mémorables sur les Rolling Stones.

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L’Héritage des 500 000

Sous couvert d’une intense chasse au trésor de guerre, Toshiro Mifune, baroudeur dans l’âme, remue les fantômes de l’invasion des Philippines par l’empire du soleil levant et l’esprit vivant du charnier de ses morts au combat. Inédit en tohoscope noir et blanc.

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Ragtime

Une fresque épique, grandiose et tragique. En version restaurée.

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Yam Daabo

Dans ce premier long métrage de fiction d’Idrissa Ouedraogo, on sent clairement l’empreinte des courts et moyens métrages documentaires qui l’ont précédé, à travers l’attention que porte le réalisateur sur les habitants de Gourga, village très pauvre situé aux confins du Sahel.

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Yaaba

Un magnifique récit initiatique et un bel hymne à la tolérance.

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Travail au noir

Usant jusqu’à la trame de la dissonance, Jerzy Skolimowski laisse éclater un ton iconoclaste qui renouvelle avec bonheur la litanie amère des films-constats auxquels nous a habitué le désarroi polonais. Ressortie en salles.

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