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  • Palmarès Ciné 2020


    A l’aune d’une année 2020 très particulière, voici le palmarès cinématographique de notre rédaction – moins riche qu’à l’accoutumée, mais dans le contexte actuel il nous paraissait essentiel d’être au rendez-vous de ce bilan rituel.

SORTIES

SORTIES

His House

His House

Les murs qui nous séparent de l’au-delà.

Mank

Mank

Brillant, maniaque, virtuose, le dernier film de David Fincher n’en distille pas moins un arrière-goût de déception. Tentative d’explication.

Petite fille

Petite fille

L’envol du papillon sous le regard de Sébastien Lifshitz.

Ala Changso

Ala Changso

Un, deux, trois, un, deux, trois. Le rythme d’une danse accompagne et morcelle le film de Sonthar Gyal. Une œuvre obsédante.

Léon Morin, prêtre

Léon Morin, prêtre

Un des plus atypiques et captivants films de Melville, désormais disponible sur Netflix.

His House

Les murs qui nous séparent de l’au-delà.

Mank

Brillant, maniaque, virtuose, le dernier film de David Fincher n’en distille pas moins un arrière-goût de déception. Tentative d’explication.

Petite fille

L’envol du papillon sous le regard de Sébastien Lifshitz.

Ala Changso

Un, deux, trois, un, deux, trois. Le rythme d’une danse accompagne et morcelle le film de Sonthar Gyal. Une œuvre obsédante.

Léon Morin, prêtre

Un des plus atypiques et captivants films de Melville, désormais disponible sur Netflix.

COIN DU CINÉPHILE

COIN DU CINÉPHILE

Philippe de Broca

Philippe de Broca

Philippe de Broca est une des personnalités les plus singulières du cinéma français, qui réussira à déployer un univers aussi original qu’inventif, particulièrement durant les années 60/70. Il est de la même génération que les jeunes turcs de la Nouvelle Vague dont il emboite partiellement le pas (le sujet de son premier film Les Jeux de l’amour partant d’une même base que Une femme est une femme de Jean-Luc Godard) et même certaines préoccupations avec cette jeunesse gaullienne aspirant à un ailleurs moins contraint. De Broca se situe à la fois sur une veine plus accessible et populaire et l’aspect bricolé de la Nouvelle Vague, cet entre-deux se jouant selon les films avec la grosse production Cartouche ou le trépidant L’Homme de Rio. Cette dichotomie se joue également dans le choix de ses doubles cinématographiques, qui illustrent chacun à leur manière la quête d’un ailleurs insouciant baigné de fantaisie. Jean-Pierre Cassel représente ce qu’il est, espiègle, séducteur mais aussi fragile dans les superbes Le Farceur et L’Amant de cinq jours. Jean-Paul Belmondo représente quant à lui l’idéal gouailleur, bondissant et irrésistible que de Broca aimerait être, une idée génialement conceptualisée dans Le Magnifique. Un monde s’abandonnant aux plaisirs de la vie, à l’excentricité sans entrave constitue l’idéal de ce grand mélancolique qui en fait la profession de foi de son chef d’œuvre Le Roi de cœur. L’échec de ce film fut une de ses grandes peines, même s’il en donnera un pendant plus « français » et accessible avec l’excellent Le Diable par la queue. L’inspiration de Philippe de Broca se fera plus inégale lors des décennies suivantes avec néanmoins encore des réussites notables comme Le Bossu. Incontournable et inimitable, Philippe de Broca est un grand.

 

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à Peter Bogdanovich !

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