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  • COIN DU CINÉPHILE : SERGIO LEONE


    A l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée à la Cinémathèque française, le Coin du Cinéphile revient sur l’art de Sergio Leone.

SORTIES

SORTIES

The House that Jack built

The House that Jack built

Pyramidal, limpide dans sa mise en scène mais opaque dans ses intentions, « The House that Jack built » entraîne le spectateur dans sa subversion à double tranchant.

Capharnaüm

Capharnaüm

Au Liban, un jeune syrien intente un procès à ses parents pour lui avoir donné la vie. Flashback. Film-procès qui rate sa cible et se transforme en suicide, pour devenir une mascarade spectaculaire.

Predators

Predators

A l’occasion de la sortie du film de Shane Black (2018), retour sur le reboot de 2010, qui cherchait à faire retrouver son lustre à une franchise attachante mais malmenée, via un retour aux sources et aux fondamentaux de la mythologie « Predator ».

Girl

Girl

Un film beau et saisissant, qui aurait mérité une mise en scène à la hauteur de son interprétation d’acteur.

The House that Jack built

Pyramidal, limpide dans sa mise en scène mais opaque dans ses intentions, « The House that Jack built » entraîne le spectateur dans sa subversion à double tranchant.

Capharnaüm

Au Liban, un jeune syrien intente un procès à ses parents pour lui avoir donné la vie. Flashback. Film-procès qui rate sa cible et se transforme en suicide, pour devenir une mascarade spectaculaire.

Predators

A l’occasion de la sortie du film de Shane Black (2018), retour sur le reboot de 2010, qui cherchait à faire retrouver son lustre à une franchise attachante mais malmenée, via un retour aux sources et aux fondamentaux de la mythologie « Predator ».

Girl

Un film beau et saisissant, qui aurait mérité une mise en scène à la hauteur de son interprétation d’acteur.

COIN DU CINÉPHILE

COIN DU CINÉPHILE

Sergio Leone

Sergio Leone

Avec une filmographie officielle se résumant à seulement sept films, l’empreinte de Sergio Leone demeure immense. Le premier élément qui frappe chez le cinéaste est son iconoclasme. Il démarre sa carrière en déconstruisant avec truculence le péplum dans Le Colosse de Rhodes (1961) avant de révolutionner le western. Le jeune spectateur fut ainsi frappé par la violence, la truculence latine et la manière d’iconiser par le gimmick formel et sonore des personnages et situations archétypaux du genre, notamment dans la trilogie de l’Homme sans nom : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965) et Le Bon, la Brute et le truand (1966). A l’image d’un de ses plus fervents disciples Quentin Tarantino, cet iconoclasme passe par une compréhension et un fétichisme des codes cinématographiques (l’inspiration du western et du cinéma américain au sens large qui se ressent pleinement sous les outrances, le hiératisme du cinéma japonais) brillamment décalés pour donner une formule unique et personnelle.  Cela inspirera une certaine méfiance critique avant que cette approche ne révèle – même si cela pointait en filigrane dans la trilogie – une émotion à fleur de peau qui ne se déploie pleinement que dans l’emphase narrative et esthétique.

La rigueur historique se révèle constamment sous l’excès, et la grandiloquence se marie à l’intimisme dans les adieux de Leone aussi bien à un Ouest mi-réel mi-fantasmé qu’à son genre cinématographique de prédilection dans Il était une fois dans l’Ouest (1968). C’est également une vision du monde rattachée à l’humain, à l’amitié plutôt qu’à l’idéologie qui magnifie Il était une fois la révolution (1971). Tous ces éléments atteindront une forme de perfection et d’épure dans l’apothéose et la conclusion que constitue Il était une fois en Amérique (1984). Sergio Leone se révéla comme un génie par la forme ludique, picaresque et opératique, cette outrance servant une mise à nu poignante qui lui fit atteindre définitivement la grandeur.

Bonne lecture avant un Coin du cinéphile consacré à « La lutte des classes » au cinéma !

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