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Catégorie : Chroniques

I vitelloni

Dans “i Vitelloni” s’affirme le penchant fellinien prononcé pour le grotesque et la veulerie attendrissante de cette clique provinciale hybride de “bouvillons” ou de “grands veaux” qui vêlent encore sous la mère ; occupés qu’ils sont à regarder passer le train de l’existence qu’ils se refusent résolument de prendre à une exception. A redécouvrir d’urgence…

La mère

“La mère” est un mélo qui tient jusqu’au bout la gageure de ne pas verser dans le larmoyant par les notations drolatiques qui émaillent ses épisodes agencés comme autant de “haikus”, ces poèmes insignifiants à la forme brève. Mikio Naruse rejoint Yasujiro Ozu dans la sobriété d’un récit édifiant. Emouvant en version restaurée.

La Fille à la valise

Il faut courir revoir “La fille à la valise” pour son noir et blanc somptueux et ses clairs-obscurs caravagesques qui sculptent les corps et les regards. Cinéaste du spleen existentiel, Valerio Zurlini allie la rétention des sentiments à l’intimisme psychologique de ses protagonistes. Le must incontournable de cette réouverture des salles.

Les Lézards

Prolongement moderne des “petits veaux” (Vitelloni) de Federico Fellini, “i basilischi”, ces petits rois fainéants ou “lézards”, nous transportent dans l’Italie profonde du sud où le temps s’est suspendu comme le christ s’est arrêté à Eboli. Film-découverte.

Le Magicien d’Oz

Sorti au début de la seconde guerre mondiale, « Le Magicien d’Oz » demeure encore aujourd’hui l’une des incarnations de la fabrique à rêves américaine de cette époque.

Providence

Avec “Providence”, Alain Resnais convoque un onirisme hallucinatoire, celui d’un vieil écrivain épicurien taraudé par la maladie dans une comédie grinçante sur fond de dystopie.

Rêves

« Rêves » est un condensé d’aberrations et de chimères que se forge Akira Kurosawa au tournant crépusculaire de sa carrière. Ces projections visuelles, tour à tour agitées et apaisées, viennent assaillir sa mémoire résiliente.

Hiroshima

Avec son réalisme cru, « Hiroshima » recrée les conditions du largage de la première bombe atomique à l’instant “t” et le chaos schizophrénique qui s’ensuivit l’instant d’après. Il exhibe les stigmates de la radioactivité comme une plaie béante impossible à refermer. Film-évènement.

Qui a tué le chat?

Après “l’argent de la vieille”(1972) et avant “le grand embouteillage”(1979), Luigi Comencini se commet dans une satire implacable qui vise à débrouiller l’écheveau des travers de la société de son temps. Sous le vernis de la farce à l’absurde déjanté s’écaille une vision lucide et décomplexée. Décapant.

Casanova, un adolescent à Venise

“Casanova, un adolescent à Venise” dépeint une tranche de la vie picaresque de l’auteur-mémorialiste libertin de “Histoire d’une vie”, Giacomo Casanova. Cinéaste de “l’innocence perdue”, Comencini s’inspire des tableaux de genre du peintre vénitien Pietro Longhi pour leur insuffler le mouvement comme autant de saynètes croquant les moeurs dissolues de l’aristocratie de la république vénitienne au siècle des lumières le tout somptueusement enchâssé sur la toile de fond en trompe-l’œil de la lagune.

Où est la liberté?

Tamasa distribue en digipack blu-ray/dvd la seule comédie néo-réaliste italienne signée Rossellini sortie en France en 1961 et peu vue depuis : “Où est la liberté ?”. Une curiosité au burlesque tragi-comique…

La Cité sans voiles

Prototype matriciel du «noir procédural», «La cité sans voiles» fraye la voie vers un courant néo-réaliste semi-documentaire issu de l’immédiat après-guerre. Drapée sous une chape nocturne, la métropole new-yorkaise bruisse de mille faits divers crapuleux. Le jour venu, à l’été 1947, la brigade des homicides dont le bureau est la rue, bat le pavé brûlant des artères populeuses pour les élucider.

La Dernière séance

« Il n’y pas vraiment d’intérêt à faire quoi que ce soit dans la vie car le temps d’un battement de cil et tout s’arrête. La prochaine chose à savoir alors, c’est que la rigidité cadavérique s’installe. » Wes Anderson

Saint Jack

Peter Bogdanovich renouvèle son inspiration à travers un portrait attachant qui n’oublie pas de fustiger la politique américaine dans cette immersion au coeur de l’Asie interlope.

Stella Dallas

Barbara Stanwyck délaisse les rôles juvéniles et provocateurs des débuts pour un magnifique portrait de mère dans un somptueux mélodrame.

Mother

C’est une mère sans nom que nous offre le réalisateur Bong Joon-Ho. Une figure animée de la complexité humaine bien loin du schéma classique qu’on retrouve au cinéma de la mère qui donnerait sa vie pour son enfant.

Le Magnifique

Désormais sur Netflix, ce film réalisé par Philippe de Broca en 1973, avec Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset, nous conte la vie quotidienne et monotone du romancier François Merlin, ainsi que celle, pleine d´aventures, de son personnage et alter ego, Bob Sinclair (tout deux interprétés par Belmondo).

L’Avventura

Avec ses tableaux panoramiques délavés par les embruns, L’Avventura reflète l’âpreté de la relation amoureuse entre homme et femme dans une comédie moderne des faux-semblants. Le film se revoit comme la déambulation contrariée de Claudia, muse antonionienne, déroulant un fil d’Ariane sans issue véritable dans l’écheveau des subjectivités. Plus troublant que jamais en version restaurée.

La ronde du crime

Bien avant « l’inspecteur Harry »(1971) qui se place résolument du côté de la loi et de l’ordre, « la ronde du crime » est un diamant noir à l’état brut où la violence cinématique inouïe de deux desperados du crime est sublimé par le décor victorien naturel de San Francisco. Haletant de bout en bout.

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