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Catégorie : Chroniques

La Cité sans voiles

Prototype matriciel du «noir procédural», «La cité sans voiles» fraye la voie vers un courant néo-réaliste semi-documentaire issu de l’immédiat après-guerre. Drapée sous une chape nocturne, la métropole new-yorkaise bruisse de mille faits divers crapuleux. Le jour venu, à l’été 1947, la brigade des homicides dont le bureau est la rue, bat le pavé brûlant des artères populeuses pour les élucider.

La Dernière séance

« Il n’y pas vraiment d’intérêt à faire quoi que ce soit dans la vie car le temps d’un battement de cil et tout s’arrête. La prochaine chose à savoir alors, c’est que la rigidité cadavérique s’installe. » Wes Anderson

Saint Jack

Peter Bogdanovich renouvèle son inspiration à travers un portrait attachant qui n’oublie pas de fustiger la politique américaine dans cette immersion au coeur de l’Asie interlope.

Stella Dallas

Barbara Stanwyck délaisse les rôles juvéniles et provocateurs des débuts pour un magnifique portrait de mère dans un somptueux mélodrame.

Mother

C’est une mère sans nom que nous offre le réalisateur Bong Joon-Ho. Une figure animée de la complexité humaine bien loin du schéma classique qu’on retrouve au cinéma de la mère qui donnerait sa vie pour son enfant.

Le Magnifique

Désormais sur Netflix, ce film réalisé par Philippe de Broca en 1973, avec Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset, nous conte la vie quotidienne et monotone du romancier François Merlin, ainsi que celle, pleine d´aventures, de son personnage et alter ego, Bob Sinclair (tout deux interprétés par Belmondo).

L’Avventura

Avec ses tableaux panoramiques délavés par les embruns, L’Avventura reflète l’âpreté de la relation amoureuse entre homme et femme dans une comédie moderne des faux-semblants. Le film se revoit comme la déambulation contrariée de Claudia, muse antonionienne, déroulant un fil d’Ariane sans issue véritable dans l’écheveau des subjectivités. Plus troublant que jamais en version restaurée.

La ronde du crime

Bien avant « l’inspecteur Harry »(1971) qui se place résolument du côté de la loi et de l’ordre, « la ronde du crime » est un diamant noir à l’état brut où la violence cinématique inouïe de deux desperados du crime est sublimé par le décor victorien naturel de San Francisco. Haletant de bout en bout.

Not wanted & Never fear

«Not wanted» & «Never fear» constituent deux récits naturalistes édifiants qui se penchent sur les laissés-pour-compte du rêve américain. La jeune femme de condition modeste est exploitée tandis que l’homme,instable, est empêtré dans l’affirmation malaisée de sa masculinité. Ida Lupino opère la synthèse entre film noir et mélodrame domestique pour exprimer sa critique sociale. Inédits en France en versions restaurées.

Outrage

Les six films d’auteur réalisés par Ida Lupino entre 1949 et 1966 traduisent l’état de « victimisation » dans lequel est maintenue
la femme américaine face aux défis de la reconstruction sociale de l’après-guerre. « Outrage » formalise, à travers l’esthétique du film noir, le trauma existentiel d’une jeune fille sauvagement violée. Poignant en version restaurée.

Le médecin de la mutuelle

« Le médecin de la mutuelle » pose dans l’Italie démocrate-chrétienne un diagnostic implacable sur le système national de santé dont il dénonce les rouages du clientélisme qui le gangrène. La tragi-comédie à l’italienne trouve ici un exutoire dans la satire féroce. Corrosif en version restaurée dans les salles.

Dernier caprice

Le pénultième film d’Ozu pourrait bien être son testament cinématographique. Sa tonalité tragi-comique et ses couleurs d’un rouge mordoré anticipent la saison automnale à travers la fin de vie crépusculaire d’un patriarche et d’un pater familias, dans le même temps, selon le cycle d’une existence ramenée au pathos des choses les plus insignifiantes. En version restaurée par le distributeur Carlotta.

« Les adolescentes » (1960) et « Guendalina » (1957) d’Alberto Lattuada

« C’était le temps de douceur irrévocable alors que se découvrait aux regards juvéniles la misérable scène du monde en une vision de paradis. » (Giacomo Leopardi)
Alberto Lattuada revient en force sur les écrans avec deux œuvres conjointes qu’on ne se lassera pas de (re)découvrir : « Guendalina » et « les adolescentes ». Dans ce qu’on pourrait considérer ,à l’épreuve du temps ,comme un diptyque sur les émois amoureux d’une adolescence perturbée et contrariée, Lattuada explore le difficile arrachement à la quiétude enfantine et l’éveil à la taraudante sexualité. A l’ombre des jeunes filles en fleur….

Sous le plus petit chapiteau du monde

« Sous le plus petit chapiteau du monde » est un pastiche « haut en couleurs », bien qu’en noir et blanc, une farce au comique destructeur qui décrit jusqu’à la caricature les soubresauts de vie d’un cinéma miteux de quartier réactivé le temps d’en permettre la vente fructueuse. Un monument hilarant d’autodérision.

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