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Catégorie : Chroniques

Sous le plus petit chapiteau du monde

« Sous le plus petit chapiteau du monde » est un pastiche « haut en couleurs », bien qu’en noir et blanc, une farce au comique destructeur qui décrit jusqu’à la caricature les soubresauts de vie d’un cinéma miteux de quartier réactivé le temps d’en permettre la vente fructueuse. Un monument hilarant d’autodérision.

Europe 51

Lion d’Or à Venise en 1952, « Europe 51 » est une parabole mystique, une quête spirituelle où l’héroïne transcende sa condition bourgeoise pour combler la perte douloureuse de son fils. Un mélodrame édifiant en version restaurée.

Le Jardin des Finzi Contini

« Le jardin des Finzi Contini » est un film sur la mémoire suspendue et le temps retrouvé. C’est une œuvre impérissable qui est le véritable chant du cygne du « commandatore » Vittorio de Sica. Eblouissant d’émotion contenue dans sa version restaurée.

L’Homme du Sud

Couronné au festival de Venise en 1946, « The Southerner » se déroule comme un ample poème élégiaque imagé sur l’’âme du Sud et son sol aride fécondant les mentalités farouches avant que la mécanisation en marche n’emporte tout sur son passage. Panthéiste dans sa conversion à la nature . En version restaurée….

Z

Plus de 50 ans après, le trépidant pamphlet de Costa-Gavras reste malheureusement d’une inquiétante actualité.

La Victime

« La victime » tient une place et un statut à part dans la cinématographie britannique. L’ oeuvre dénonce l’hystérie
paranoïaque d’une « chasse aux sorcières » menée à l’encontre de la communauté homosexuelle. Le film favorisa la jurisprudence en faveur d’un amendement voté en 1967 dépénalisant l’homosexualité.

Kanal / Ils aimaient la vie

« Kanal » ravive le spectre de la guerre. Avec cette odyssée humaine, Andrzej Wajda filme le « romantisme de l’horreur » dans la tourmente de l’insurrection de Varsovie et les convulsions de l’Histoire de la Pologne. Dantesque en version restaurée 4K distribuée par Malavida.

« Les Amours d’une blonde » et « Au feu les pompiers » de Milos Forman

« Les amours d’une blonde » ouvre et referme la parenthèse de vie douce amère d’une jeune ouvrière en quête d’un amour durable. Milos Forman improvise une tragi comédie qui a la verdeur cruelle d’une poésie brute. Avec « Au feu les pompiers », il peint au vitriol l’incompétence et l’hypocrisie administrative qu’il dégonfle comme une baudruche dans une farce pyrotechnique. En versions restaurées 4K.

Tess

Roman Polanski adapte Thomas Hardy dans une oeuvre imparfaite mais formellement somptueuse dans son souffle romanesque.

Revoir Pabst

G.W.Pabst aura inspiré deux mythes, celui de « la Divine », Greta Garbo et « Loulou », Louise Brooks, sa muse cinématographique, mais il reste un réalisateur torturé par le traumatisme de la guerre, cette blessure de l’âme
qui refuse de cicatriser…Gros plan sur deux oeuvres majeures et la version allemande de « l’opéra de quatre sous ».

Quand passent les cigognes

« Quand passent les cigognes » est une allégorie de la guerre. Boris et Veronika transcendent leur amour dans un vertige mutuel à faire « pleurer dans les datchas » même si « Moscou ne croît pas aux larmes ». Mikhaïl Kalatozov délivre ici un manifeste pacifiste au romantisme dévastateur. En version restaurée 4K.

Adieu Philippine

Bien que très inconséquent, badin voire burlesque d’abord, « Adieu Philippine » se révèle en fait bien plus riche et profond qu’il n’en a l’air ; un vrai bijou, le premier et peut-être le meilleur film de son auteur.

Les chemins de la haute ville

Styliste jusque dans le détail flamboyant de l’adaptation, Jack Clayton circonscrit les fourvoiements d’un rastignac provincial dérouté sur « les chemins de la haute ville ». Soixante ans après sa sortie fracassante, le film marque encore les esprits par le prurit des désirs inassouvis qu’il déclenche en nous. Un soap opéra férocement jouissif en version restaurée 4K.

L’Homme qui rit

Injustement éclipsé par l’irruption du parlant, « L’homme qui rit » est le dernier avatar hollywoodien du « grotesque expressionniste ». A la manière des « diableries » baroques d’un Jérôme Bosch ou d’un Breughel, Paul Leni condense l’épopée visionnaire de Victor Hugo dans une théâtralité fantasmagorique. En version restaurée 4K.

Détour

L’univers du film noir est rugueux comme un joyau dépoli. « Détour » est un noir expérimental à réévaluer. Comme son anti-héros la souffrance, cette série « B » distille la sueur et les contraintes majuscules de la production qui en font l’un des fleurons incontournables du genre. Viscéral en version restaurée 4K.

La Famille

Dans « La Famille », Ettore Scola déroule sur huit décennies le présent et le futur à la dérive d’une dynastie familiale de la bourgeoise patricienne de Rome. Un fleuve au long cours ininterrompu de mornes existences, seulement agité par les vagues successives de la nostalgie. En version restaurée.

La Maison de la mort

« The Old Dark House » est un film d’épouvante qui démythifie avec bonheur les codes d’ordinaire attachés à une veine réputée intarissable. Cette comédie des manières teintée d’un humour noir « so british » vient pimenter un canevas de « maison hantée » qui grince de toutes parts. Subversivement détonnant dans le panthéon des classiques du genre. En version restaurée 4K ce 25 septembre.

Miss Oyu

« Miss O-Yû » est un mélo sublime mais improbable où la relation amoureuse est suspendue à un code marital d’airain d’une autre époque. Son personnage éponyme est une créature onirique, désincarnée, une femme-fantôme vénéneuse et à la fatalité destructrice comme une sorcière jetant ses sortilèges. Mizoguchi recrée l’Eurydice du mythe d’Orphée. Suavement ensorcelant en version restaurée.

La Rue de la honte

Film choral, « la rue de la honte » lève un voile cynique sur les rapports sociaux entre ces travailleuses du sexe formant une micro-société qui serait la métastase d’une société nippone gangrenée par la misère de l’après-guerre préludant à sa reconstruction. Une œuvre testamentaire corrosive et virulente en version restaurée.

Les Musiciens de Gion

Dans « les musiciens de Gion », une jeune apprentie-geisha de chenille se mue en papillon mais à peine sortie de sa chrysalide, se brûle les ailes et s’étiole au contact de la dure réalité de sa condition. Remettant inlassablement l’ouvrage sur le métier, Mizoguchi livre ici un vibrant lamento où la geisha est l’artiste d’un monde flottant en voie de disparition. En version restaurée.

Crépuscule à Tokyo

Avec « Crépuscule à Tokyo », Yasujiro Ozu observe sans jugement mais avec un prisme japonais la lente corrosion d’une famille jusqu’à son éclatement intergénérationnel. Bouleversant et atypique dans la production ozuesque. En version restaurée.

Herbes flottantes

« Herbes flottantes » est un opus qui déroge aux films de la maturité d’Ozu. C’est une œuvre à la fois organique, cosmique et surtout atmosphérique qui condense sans complaisance le quotidien tragi-comique de la tournée théâtrale d’une troupe de kabuki et met au jour leurs dérisoires secrets de famille. Plongeons dans les coulisses de cette humanité itinérante…

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