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COIN DU CINÉPHILE

COIN DU CINÉPHILE

David Cronenberg

David Cronenberg

Alors que sort en salles « Les Crimes du futur », en compétition au Festival de Cannes, retour sur l’oeuvre mutante de David Cronenberg.

Pedro Almodovar

Pedro Almodovar

A l’occasion de la sortie de « Madres Paralelas » (2021), nous vous invitons à explorer notre Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

Federico Fellini

Federico Fellini

S’il est un cinéaste qui a marqué le XXe siècle, c’est bien Federico Fellini qui a su, comme son pays natal, l’Italie, sortir du drame de la Deuxième Guerre mondiale et du fascisme pour entrer de plain pied dans ce qu’on a appelé le miracle économique.

David Cronenberg

Alors que sort en salles « Les Crimes du futur », en compétition au Festival de Cannes, retour sur l’oeuvre mutante de David Cronenberg.

Pedro Almodovar

A l’occasion de la sortie de « Madres Paralelas » (2021), nous vous invitons à explorer notre Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

Federico Fellini

S’il est un cinéaste qui a marqué le XXe siècle, c’est bien Federico Fellini qui a su, comme son pays natal, l’Italie, sortir du drame de la Deuxième Guerre mondiale et du fascisme pour entrer de plain pied dans ce qu’on a appelé le miracle économique.

CHRONIQUES

CHRONIQUES

Cadavres exquis

Cadavres exquis

Les cadavres exquis du titre évoquent les dépouilles parcheminées de l’ossuaire de Palerme autant que l’ hécatombe de dignitaires de justice froidement assassinés. Dans ce climat chargé de gravité mortuaire, Francesco Rosi épingle la collusion des pouvoirs politico-judiciaires dans les années de plomb qui secouent l’Italie. A redécouvrir en version restaurée.

Main basse sur la ville

Main basse sur la ville

Loin de paraître datés, les films de Francesco Rosi apparaissent aujourd’hui plus prégnants que jamais. A la charnière du documentaire et de la fiction réaliste, ils appartiennent au genre didactique, qui explorent les zones d’ombre et l’opacité de la réalité sociale italienne comme l’on assemble les fragments d’un puzzle tout en ménageant une fin ouverte. Focus sur un thriller politique quasi intemporel.

Ordet

Ordet

« Ordet », c’est la parole miraculeuse, le verbe agissant. Le film est la transposition à l’écran d’un kammerspiel familial. Huis clos oppressant, l’œuvre dérange par l’expérience traumatisante qu’elle narre, sorte de plongée en hypnose, d’exorcisme rédempteur. Toujours est-il qu’elle nous inflige une raclée viscérale qui extirpe ce qui reste de spiritualité en nous, qu’on soit croyant ou non.
A tout le moins un choc visuel salvateur en version restaurée.

El

El

Avec « El », Luis Bunuel met une nouvelle fois à mal les conventions bourgeoises et l’hypocrisie religieuse dont il détourne l’imagerie et les rites. L’ influence pernicieuse qu’exerce la religion sur les esprits réprime le désir sexuel autant qu’elle le réprouve et c’est ce refoulement déviant qu’il montre à l’œuvre. Cruellement dérangeant en version restaurée 4K.

L’annonce faite à Marie

L’annonce faite à Marie

Drame lyrique, « L’annonce faite à Marie » est d’abord et surtout un oratorio, un long psaume messianique où s’exprime le verbe claudélien dans toute la ferveur de son mysticisme religieux. En 1991, Alain Cuny, l’acteur poétique par excellence, que Paul Claudel, dramaturge habité par la grâce divine, qualifie de “ cathédrale vivante”, en livre une adaptation cinématographique minimaliste qui révèle son intention picturale. Une découverte surprenante en version restaurée 4K.

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Au cœur des mélodrames de la période allemande de Douglas Sirk, ses protagonistes sont révélés par les artefacts d’une mise en scène où l’extravagance du kitsch le dispute avec le naturalisme du décor. Mais toujours pour porter la passion des sentiments exacerbés à son point culminant. Ces prémices flamboyants renvoient sans ambiguïté à sa période hollywoodienne qui est la consécration d’une œuvre filmique inégalée. Coup de projecteur sur le premier et dernier opus de cette période allemande.

La mort d’un bureaucrate

La mort d’un bureaucrate

« La mort d’un bureaucrate » est une tragi-comédie menée “à tombeau ouvert” et surtout une farce à l’ironie macabre déjantée qui combine un sens inné de l’absurde institutionnel avec une critique radicale du régime post-révolutionnaire cubain dans un éloge
bunuelien de la folie. Férocement subversif en version restaurée…

Rashômon

Rashômon

« Rashômon » ressort en salles dans une nouvelle version restaurée. Par ses écarts angulaires à 180°et sa flamboyance assumée, l’œuvre non-conformiste se revendique de l’esthétique du muet et multiplie les perspectives pour sonder la vérité psychologique de ses protagonistes confrontés à leurs contradictions. Film-événement.

La Terrasse

La Terrasse

« La terrasse » est une œuvre à la charnière de deux époques qui vient sonner le glas de la comédie à l’italienne. La satire grinçante livre sans concession un portrait en demi-teinte et au vitriol de la crise existentielle de cinq quinquagénaires vieillissants qui évoluent dans une sphère intellectuelle de gauche sclérosée. Les scénaristes de légende Age et Scarpelli prennent ici le pouls d’une société italienne malade de son conformisme.

Le Soldatesse (des filles pour l’armée)

Le Soldatesse (des filles pour l’armée)

« Le Soldatesse » porte un regard féministe existentialiste sur ces femmes en déshérence, butin de guerre, enrôlées de force afin d’approvisionner les bordels militaires de campagne lors de l’invasion hellénique par les troupes d’occupation italiennes expédiées en 1941 sur une rodomontade du Duce. Illustrant une page sombre de l’occupation italienne, ce road-movie sur fond de guerre chaotique fut ignoré à sa sortie pour le défaitisme et le fiasco militaire qu’il traduisait par son naturalisme. Décryptage.

Cadavres exquis

Les cadavres exquis du titre évoquent les dépouilles parcheminées de l’ossuaire de Palerme autant que l’ hécatombe de dignitaires de justice froidement assassinés. Dans ce climat chargé de gravité mortuaire, Francesco Rosi épingle la collusion des pouvoirs politico-judiciaires dans les années de plomb qui secouent l’Italie. A redécouvrir en version restaurée.

Main basse sur la ville

Loin de paraître datés, les films de Francesco Rosi apparaissent aujourd’hui plus prégnants que jamais. A la charnière du documentaire et de la fiction réaliste, ils appartiennent au genre didactique, qui explorent les zones d’ombre et l’opacité de la réalité sociale italienne comme l’on assemble les fragments d’un puzzle tout en ménageant une fin ouverte. Focus sur un thriller politique quasi intemporel.

Ordet

« Ordet », c’est la parole miraculeuse, le verbe agissant. Le film est la transposition à l’écran d’un kammerspiel familial. Huis clos oppressant, l’œuvre dérange par l’expérience traumatisante qu’elle narre, sorte de plongée en hypnose, d’exorcisme rédempteur. Toujours est-il qu’elle nous inflige une raclée viscérale qui extirpe ce qui reste de spiritualité en nous, qu’on soit croyant ou non.
A tout le moins un choc visuel salvateur en version restaurée.

El

Avec « El », Luis Bunuel met une nouvelle fois à mal les conventions bourgeoises et l’hypocrisie religieuse dont il détourne l’imagerie et les rites. L’ influence pernicieuse qu’exerce la religion sur les esprits réprime le désir sexuel autant qu’elle le réprouve et c’est ce refoulement déviant qu’il montre à l’œuvre. Cruellement dérangeant en version restaurée 4K.

L’annonce faite à Marie

Drame lyrique, « L’annonce faite à Marie » est d’abord et surtout un oratorio, un long psaume messianique où s’exprime le verbe claudélien dans toute la ferveur de son mysticisme religieux. En 1991, Alain Cuny, l’acteur poétique par excellence, que Paul Claudel, dramaturge habité par la grâce divine, qualifie de “ cathédrale vivante”, en livre une adaptation cinématographique minimaliste qui révèle son intention picturale. Une découverte surprenante en version restaurée 4K.

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Au cœur des mélodrames de la période allemande de Douglas Sirk, ses protagonistes sont révélés par les artefacts d’une mise en scène où l’extravagance du kitsch le dispute avec le naturalisme du décor. Mais toujours pour porter la passion des sentiments exacerbés à son point culminant. Ces prémices flamboyants renvoient sans ambiguïté à sa période hollywoodienne qui est la consécration d’une œuvre filmique inégalée. Coup de projecteur sur le premier et dernier opus de cette période allemande.

La mort d’un bureaucrate

« La mort d’un bureaucrate » est une tragi-comédie menée “à tombeau ouvert” et surtout une farce à l’ironie macabre déjantée qui combine un sens inné de l’absurde institutionnel avec une critique radicale du régime post-révolutionnaire cubain dans un éloge
bunuelien de la folie. Férocement subversif en version restaurée…

Rashômon

« Rashômon » ressort en salles dans une nouvelle version restaurée. Par ses écarts angulaires à 180°et sa flamboyance assumée, l’œuvre non-conformiste se revendique de l’esthétique du muet et multiplie les perspectives pour sonder la vérité psychologique de ses protagonistes confrontés à leurs contradictions. Film-événement.

La Terrasse

« La terrasse » est une œuvre à la charnière de deux époques qui vient sonner le glas de la comédie à l’italienne. La satire grinçante livre sans concession un portrait en demi-teinte et au vitriol de la crise existentielle de cinq quinquagénaires vieillissants qui évoluent dans une sphère intellectuelle de gauche sclérosée. Les scénaristes de légende Age et Scarpelli prennent ici le pouls d’une société italienne malade de son conformisme.

Le Soldatesse (des filles pour l’armée)

« Le Soldatesse » porte un regard féministe existentialiste sur ces femmes en déshérence, butin de guerre, enrôlées de force afin d’approvisionner les bordels militaires de campagne lors de l’invasion hellénique par les troupes d’occupation italiennes expédiées en 1941 sur une rodomontade du Duce. Illustrant une page sombre de l’occupation italienne, ce road-movie sur fond de guerre chaotique fut ignoré à sa sortie pour le défaitisme et le fiasco militaire qu’il traduisait par son naturalisme. Décryptage.