COIN DU CINÉPHILE

COIN DU CINÉPHILE

David Cronenberg

David Cronenberg

Alors que sort en salles « Les Crimes du futur », en compétition au Festival de Cannes, retour sur l’oeuvre mutante de David Cronenberg.

Pedro Almodovar

Pedro Almodovar

A l’occasion de la sortie de « Madres Paralelas » (2021), nous vous invitons à explorer notre Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

Federico Fellini

Federico Fellini

S’il est un cinéaste qui a marqué le XXe siècle, c’est bien Federico Fellini qui a su, comme son pays natal, l’Italie, sortir du drame de la Deuxième Guerre mondiale et du fascisme pour entrer de plain pied dans ce qu’on a appelé le miracle économique.

David Cronenberg

Alors que sort en salles « Les Crimes du futur », en compétition au Festival de Cannes, retour sur l’oeuvre mutante de David Cronenberg.

Pedro Almodovar

A l’occasion de la sortie de « Madres Paralelas » (2021), nous vous invitons à explorer notre Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

Federico Fellini

S’il est un cinéaste qui a marqué le XXe siècle, c’est bien Federico Fellini qui a su, comme son pays natal, l’Italie, sortir du drame de la Deuxième Guerre mondiale et du fascisme pour entrer de plain pied dans ce qu’on a appelé le miracle économique.

CHRONIQUES

CHRONIQUES

Cycle Mani Kaul, cinéaste féministe de l’errance et du voyage intérieur

Cycle Mani Kaul, cinéaste féministe de l’errance et du voyage intérieur

Le cinéma de Mani Kaul dépeint subtilement la manière dont la société indienne traite ses femmes. On peut qualifier ses films d’art et essai tant ils se démarquent de la production commerciale et sont novateurs par leur forme originale. Avec une âpreté et une acuité douloureuses, le réalisateur hindi décline le thème récurrent de la femme indienne délaissée qui subit le joug du patriarcat avec un stoïcisme défiant les lois de la nature humaine. Un mini-cycle à découvrir de toute urgence en salles en versions restaurées 4K.

Revoir René Clair, l’enchanteur

Revoir René Clair, l’enchanteur

L’œuvre première manière de René Clair a l’élégance de glisser sa force dans les replis de dentelle de la comédie légère. Oeuvre fondatrice du cinéma français sonore et à l’orée du parlant, elle est pionnière avec toutes les perfectibilités que cela suppose. Retour sur 4 films majeurs pétillants de nostalgie en versions restaurées 4K.

Cluny Brown (la folle ingénue)

Cluny Brown (la folle ingénue)

Bluette romanesque sans queue ni tête ni grande consistance, « Cluny Brown » vaut surtout pour sa caractérisation infaillible et la causticité de ses réparties qui font le délice de la Lubitsch touch. Entre trivialité et frivolité, la satire spirituelle rapproche deux marginaux, deux inadaptés sociaux, aux prises avec les distinctions de classes britanniques. Un must vivifiant en version restaurée.

Théorème

Théorème

Fantaisie surréaliste, « Théorème » traduit sans ambiguïté les obsessions existentielles de Pier Paolo Pasolini. Artiste intellectuel maudit à l’homosexualité revendiquée, il livre ici un plaidoyer pro-domo. Un temps jugée scabreuse et taxée d’obscénité, la parabole filmique déclencha une controverse sulfureuse à sa sortie en 1968. Relecture de ce monument de provocation sous l’angle de la morale sexuelle.

Cadavres exquis

Cadavres exquis

Les cadavres exquis du titre évoquent les dépouilles parcheminées de l’ossuaire de Palerme autant que l’ hécatombe de dignitaires de justice froidement assassinés. Dans ce climat chargé de gravité mortuaire, Francesco Rosi épingle la collusion des pouvoirs politico-judiciaires dans les années de plomb qui secouent l’Italie. A redécouvrir en version restaurée.

Main basse sur la ville

Main basse sur la ville

Loin de paraître datés, les films de Francesco Rosi apparaissent aujourd’hui plus prégnants que jamais. A la charnière du documentaire et de la fiction réaliste, ils appartiennent au genre didactique, qui explorent les zones d’ombre et l’opacité de la réalité sociale italienne comme l’on assemble les fragments d’un puzzle tout en ménageant une fin ouverte. Focus sur un thriller politique quasi intemporel.

Ordet

Ordet

« Ordet », c’est la parole miraculeuse, le verbe agissant. Le film est la transposition à l’écran d’un kammerspiel familial. Huis clos oppressant, l’œuvre dérange par l’expérience traumatisante qu’elle narre, sorte de plongée en hypnose, d’exorcisme rédempteur. Toujours est-il qu’elle nous inflige une raclée viscérale qui extirpe ce qui reste de spiritualité en nous, qu’on soit croyant ou non.
A tout le moins un choc visuel salvateur en version restaurée.

El

El

Avec « El », Luis Bunuel met une nouvelle fois à mal les conventions bourgeoises et l’hypocrisie religieuse dont il détourne l’imagerie et les rites. L’ influence pernicieuse qu’exerce la religion sur les esprits réprime le désir sexuel autant qu’elle le réprouve et c’est ce refoulement déviant qu’il montre à l’œuvre. Cruellement dérangeant en version restaurée 4K.

L’annonce faite à Marie

L’annonce faite à Marie

Drame lyrique, « L’annonce faite à Marie » est d’abord et surtout un oratorio, un long psaume messianique où s’exprime le verbe claudélien dans toute la ferveur de son mysticisme religieux. En 1991, Alain Cuny, l’acteur poétique par excellence, que Paul Claudel, dramaturge habité par la grâce divine, qualifie de “ cathédrale vivante”, en livre une adaptation cinématographique minimaliste qui révèle son intention picturale. Une découverte surprenante en version restaurée 4K.

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Au cœur des mélodrames de la période allemande de Douglas Sirk, ses protagonistes sont révélés par les artefacts d’une mise en scène où l’extravagance du kitsch le dispute avec le naturalisme du décor. Mais toujours pour porter la passion des sentiments exacerbés à son point culminant. Ces prémices flamboyants renvoient sans ambiguïté à sa période hollywoodienne qui est la consécration d’une œuvre filmique inégalée. Coup de projecteur sur le premier et dernier opus de cette période allemande.

La mort d’un bureaucrate

La mort d’un bureaucrate

« La mort d’un bureaucrate » est une tragi-comédie menée “à tombeau ouvert” et surtout une farce à l’ironie macabre déjantée qui combine un sens inné de l’absurde institutionnel avec une critique radicale du régime post-révolutionnaire cubain dans un éloge
bunuelien de la folie. Férocement subversif en version restaurée…

Cycle Mani Kaul, cinéaste féministe de l’errance et du voyage intérieur

Le cinéma de Mani Kaul dépeint subtilement la manière dont la société indienne traite ses femmes. On peut qualifier ses films d’art et essai tant ils se démarquent de la production commerciale et sont novateurs par leur forme originale. Avec une âpreté et une acuité douloureuses, le réalisateur hindi décline le thème récurrent de la femme indienne délaissée qui subit le joug du patriarcat avec un stoïcisme défiant les lois de la nature humaine. Un mini-cycle à découvrir de toute urgence en salles en versions restaurées 4K.

Revoir René Clair, l’enchanteur

L’œuvre première manière de René Clair a l’élégance de glisser sa force dans les replis de dentelle de la comédie légère. Oeuvre fondatrice du cinéma français sonore et à l’orée du parlant, elle est pionnière avec toutes les perfectibilités que cela suppose. Retour sur 4 films majeurs pétillants de nostalgie en versions restaurées 4K.

Cluny Brown (la folle ingénue)

Bluette romanesque sans queue ni tête ni grande consistance, « Cluny Brown » vaut surtout pour sa caractérisation infaillible et la causticité de ses réparties qui font le délice de la Lubitsch touch. Entre trivialité et frivolité, la satire spirituelle rapproche deux marginaux, deux inadaptés sociaux, aux prises avec les distinctions de classes britanniques. Un must vivifiant en version restaurée.

Théorème

Fantaisie surréaliste, « Théorème » traduit sans ambiguïté les obsessions existentielles de Pier Paolo Pasolini. Artiste intellectuel maudit à l’homosexualité revendiquée, il livre ici un plaidoyer pro-domo. Un temps jugée scabreuse et taxée d’obscénité, la parabole filmique déclencha une controverse sulfureuse à sa sortie en 1968. Relecture de ce monument de provocation sous l’angle de la morale sexuelle.

Cadavres exquis

Les cadavres exquis du titre évoquent les dépouilles parcheminées de l’ossuaire de Palerme autant que l’ hécatombe de dignitaires de justice froidement assassinés. Dans ce climat chargé de gravité mortuaire, Francesco Rosi épingle la collusion des pouvoirs politico-judiciaires dans les années de plomb qui secouent l’Italie. A redécouvrir en version restaurée.

Main basse sur la ville

Loin de paraître datés, les films de Francesco Rosi apparaissent aujourd’hui plus prégnants que jamais. A la charnière du documentaire et de la fiction réaliste, ils appartiennent au genre didactique, qui explorent les zones d’ombre et l’opacité de la réalité sociale italienne comme l’on assemble les fragments d’un puzzle tout en ménageant une fin ouverte. Focus sur un thriller politique quasi intemporel.

Ordet

« Ordet », c’est la parole miraculeuse, le verbe agissant. Le film est la transposition à l’écran d’un kammerspiel familial. Huis clos oppressant, l’œuvre dérange par l’expérience traumatisante qu’elle narre, sorte de plongée en hypnose, d’exorcisme rédempteur. Toujours est-il qu’elle nous inflige une raclée viscérale qui extirpe ce qui reste de spiritualité en nous, qu’on soit croyant ou non.
A tout le moins un choc visuel salvateur en version restaurée.

El

Avec « El », Luis Bunuel met une nouvelle fois à mal les conventions bourgeoises et l’hypocrisie religieuse dont il détourne l’imagerie et les rites. L’ influence pernicieuse qu’exerce la religion sur les esprits réprime le désir sexuel autant qu’elle le réprouve et c’est ce refoulement déviant qu’il montre à l’œuvre. Cruellement dérangeant en version restaurée 4K.

L’annonce faite à Marie

Drame lyrique, « L’annonce faite à Marie » est d’abord et surtout un oratorio, un long psaume messianique où s’exprime le verbe claudélien dans toute la ferveur de son mysticisme religieux. En 1991, Alain Cuny, l’acteur poétique par excellence, que Paul Claudel, dramaturge habité par la grâce divine, qualifie de “ cathédrale vivante”, en livre une adaptation cinématographique minimaliste qui révèle son intention picturale. Une découverte surprenante en version restaurée 4K.

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Au cœur des mélodrames de la période allemande de Douglas Sirk, ses protagonistes sont révélés par les artefacts d’une mise en scène où l’extravagance du kitsch le dispute avec le naturalisme du décor. Mais toujours pour porter la passion des sentiments exacerbés à son point culminant. Ces prémices flamboyants renvoient sans ambiguïté à sa période hollywoodienne qui est la consécration d’une œuvre filmique inégalée. Coup de projecteur sur le premier et dernier opus de cette période allemande.

La mort d’un bureaucrate

« La mort d’un bureaucrate » est une tragi-comédie menée “à tombeau ouvert” et surtout une farce à l’ironie macabre déjantée qui combine un sens inné de l’absurde institutionnel avec une critique radicale du régime post-révolutionnaire cubain dans un éloge
bunuelien de la folie. Férocement subversif en version restaurée…