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Auteur : Alain-Michel Jourdat

Miss Oyu

« Miss O-Yû » est un mélo sublime mais improbable où la relation amoureuse est suspendue à un code marital d’airain d’une autre époque. Son personnage éponyme est une créature onirique, désincarnée, une femme-fantôme vénéneuse et à la fatalité destructrice comme une sorcière jetant ses sortilèges. Mizoguchi recrée l’Eurydice du mythe d’Orphée. Suavement ensorcelant en version restaurée.

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La Rue de la honte

Film choral, « la rue de la honte » lève un voile cynique sur les rapports sociaux entre ces travailleuses du sexe formant une micro-société qui serait la métastase d’une société nippone gangrenée par la misère de l’après-guerre préludant à sa reconstruction. Une œuvre testamentaire corrosive et virulente en version restaurée.

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Les Musiciens de Gion

Dans « les musiciens de Gion », une jeune apprentie-geisha de chenille se mue en papillon mais à peine sortie de sa chrysalide, se brûle les ailes et s’étiole au contact de la dure réalité de sa condition. Remettant inlassablement l’ouvrage sur le métier, Mizoguchi livre ici un vibrant lamento où la geisha est l’artiste d’un monde flottant en voie de disparition. En version restaurée.

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Crépuscule à Tokyo

Avec « Crépuscule à Tokyo », Yasujiro Ozu observe sans jugement mais avec un prisme japonais la lente corrosion d’une famille jusqu’à son éclatement intergénérationnel. Bouleversant et atypique dans la production ozuesque. En version restaurée.

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Herbes flottantes

« Herbes flottantes » est un opus qui déroge aux films de la maturité d’Ozu. C’est une œuvre à la fois organique, cosmique et surtout atmosphérique qui condense sans complaisance le quotidien tragi-comique de la tournée théâtrale d’une troupe de kabuki et met au jour leurs dérisoires secrets de famille. Plongeons dans les coulisses de cette humanité itinérante…

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Les Trois lumières

« Les Trois lumières » composent une parabole métaphysique qui interroge la finitude de l’homme. C’est un hymne à l’amour et à la mort où Eros et Thanatos se réconcilient pour l’éternité au terme d’ une partie de bras de fer dantesque. Magiquement ésotérique en version restaurée.

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House by the river

« House by the river » est une pure fantasmagorie, une oeuvre d’imagination et une vue de l’esprit où Fritz Lang explore la psyché de son anti-héros et hypostasie le mythe du démon. En version restaurée.

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Le testament du Docteur Mabuse

En 1922, Fritz Lang a laissé son génie du mal incurablement fou. Sous la pression du succès populaire, il le ressuscite à l’écran, plus mort que vif, en 1933 dans « Le testament du docteur Mabuse » où les virtualités du parlant prolongent son pouvoir tentaculaire par l’emprise de la machinerie moderne. Hypnotique. En version restaurée.

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Au gré du courant

C’est une peinture de caractères en camaïeu gris et en demi teinte que livre Mikio Naruse dans cette étude de mœurs désenchantée où le demi-monde des geishas traditionnelles sommé de s’adapter au diktat de la modernité est voué à l’extinction de son statut d’un autre âge. Un raffinement bouleversant d’émotion contenue pour une œuvre majeure.

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Le bateau phare

Le bateau-phare est la métaphore flottante des turpitudes conflictuelles qui agitent les êtres humains. Dans ce huis-clos maritime traversé de turbulences, Jerzy Skolimowski met à nu la psychologie de l’homme, bon ou mauvais, confronté aux éléments comme aux événements. Houleux. En version restaurée.

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L’Héritage des 500 000

Sous couvert d’une intense chasse au trésor de guerre, Toshiro Mifune, baroudeur dans l’âme, remue les fantômes de l’invasion des Philippines par l’empire du soleil levant et l’esprit vivant du charnier de ses morts au combat. Inédit en tohoscope noir et blanc.

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Travail au noir

Usant jusqu’à la trame de la dissonance, Jerzy Skolimowski laisse éclater un ton iconoclaste qui renouvelle avec bonheur la litanie amère des films-constats auxquels nous a habitué le désarroi polonais. Ressortie en salles.

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Un Américain bien tranquille

Confronté à l’adaptation de ce brûlot anti-américain de Graham Greene, Joseph Mankiewicz héroïse l’antagoniste américain et humanise le protagoniste-narrateur anglais sur la toile de fond chaotique d’une guerre d’Indochine asymétrique. En version restaurée.

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Chaussure à son pied

Par la satire sociale, cette comédie de moeurs tourne en dérision les travers de l’institution maritale. Entre Cendrillon et Le Roi Lear, la pochade étrille la misogynie patriarcale à travers la figure tutélaire de butor histrionique joué avec force cabotinage par Charles Laughton. Falstaffien en coffret dvd blue-ray.

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Casier judiciaire

« Casier judiciaire » est considéré comme un opus expérimental mineur dans la filmographie de Fritz Lang où l’influence brechtienne est néanmoins prépondérante grâce à un livret musical signé Kurt Weil et une rhétorique théâtrale qui pourfend les codes hollywoodiens. En version restaurée.

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Les Amants du Capricorne

Mélodrame de genre claustrophobique comme le sont « Rebecca », « Soupçons » ou « Les Enchaînés » du même Hitchcock, « Les Amants du Capricorne » est à réévaluer à l’aune de son technicolor somptueux et de la performance étourdissante d’Ingrid Bergman. En version restaurée.

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Ange

« Ange » est un opus de transition dans la filmographie audacieuse de Ernst Lubitsch. Le cinéaste réussit un coup de billard à trois bandes avec la censure du code Hayes en abordant le sujet tabou de la tentation adultérine dans le couple considérée du point de vue de la femme. Emoustillant en version restaurée.

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Les mondes futurs

Les mondes futurs est un léviathan en ce qu’il s’interroge sur la finitude de l’humanité. Dans le même temps ,l’oeuvre prophétique adaptée de et par HG Welles est une « eucatastrophe » par le dénouement utopique de sa narration.

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Venez donc prendre le café…chez nous!

Dans « Venez donc prendre le café chez nous », la caricature, mordante, acerbe, est un révélateur saisissant de ressemblance des frustrations sexuelles de cette petite bourgeoisie provinciale corsetée dans ses habitudes et qui libère ses instincts lubriques comme une acné tardive. Truculent. En salles en version restaurée.

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Haute pègre

« Haute pègre » dépeint un couple irréductible d’arrivistes : Gaston Monescu, frégoli de l’escamotage et Lily Vautier, pickpocket compulsive et monomaniaque. Dans cette comédie frivole, Ernst Lubitsch écaille le vernis mondain et joue l’amour-propre contre l’amour tout court dans une partie de strip-poker endiablée. Quintessentiel. En version restaurée.

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Une nuit à Casablanca

« Une nuit à Casablanca » consacre le come-back de Groucho, Chico & Harpo en boutefeux dissipateurs, incorrigibles fauteurs de zizanie ou semeurs de troubles dans cette « screwball » comédie à l’exotisme oriental « made in Hollywood ». En version restaurée.

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La Huitième femme de Barbe-Bleue

Avec « La Huitième femme de Barbe-bleue », Ernst Lubitsch nous livre une comédie d’alcôve menée tambour battant à coup de répliques cinglantes et de situations cocasses qu’il enfile comme des perles. En version restaurée.

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Rêves de femmes

Ces rêves de femmes sont des rêves de papier glacé et les reflets kitch des chromos des romans-photos . Ingmar Bergman détourne les codes d’un genre mineur en vogue pour dénoncer l’ordre moral bourgeois de l’époque. Ressortie inédite.

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Le Troisième homme

« Le Troisième homme » est une dystopie. Pour mieux dire, une histoire se déroulant dans un lieu de désolation et de désenchantement. Ici la Vienne morcelée d’après-guerre qui préside aux interactions entre les protagonistes et modèle leurs destinées. Ressortie.

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Première désillusion

« Première désillusion » est un suspense presque hitchcockien dans l’esprit avec son décor truffé de chausse-trapes et une intrigue embrouillée à foison. Un régal des pupilles qui ressort en salles.

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L’Homme de Berlin

« L’homme de Berlin » est un thriller d’espionnage qui nous tient en haleine par sa plongée réaliste dans le Berlin terne et décoloré de la guerre froide. Ressortie.

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La Nuit des forains

Fantasmagorie tragi-comique ou pantalonnade et bouffonnerie burlesque, « La nuit des forains » nous interpelle sur la condition humaine où la vie ne serait que le théâtre des illusions et le grotesque , le masque de la dérision.

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Le Silence

Dans « Le Silence », Ingmar Bergman nous donne à voir un pandémonium kafkaïen à travers le prisme à facettes de son angoisse existentielle.

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The Blue Lamp, Pool of London, Payroll

Tamasa diffusion inaugure sur les chapeaux de roue une nouvelle collection de films à suspense britanniques en exhumant trois pépites originales : The Blue Lamp (1950), Pool of London (1951) et Payroll (1961).

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Sonate d’automne

« Sonate d’automne » marque les retrouvailles conflictuelles entre une mère écrasante par son aura charismatique et sa fille accablée de dépit. A l’issue de ce huis-clos psychodramatique, la fêlure est béante que rien ne semble pouvoir ressouder. Inégalé.

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L’Année dernière à Marienbad

Au « tu n’as rien vu à Hiroshima » négateur de son premier long métrage, Alain Resnais substitue un « souvenez-vous » pressant dans « L’Année dernière à Marienbad » qui se déroule comme un rébus métaphysique indéchiffrable situé dans les limbes et en marge d’un hors-temps improbable. Sublimement déroutant.

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Un Condamné à mort s’est échappé

Avec « Un condamné à mort s’est échappé », Robert Bresson nous convie « sans ornements » à une grand-messe liturgique dans le périmètre exigu d’une cellule de prison sous l’occupation.

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Voyage à Tokyo

Oeuvre anthologique , « Voyage à Tokyo » est l’épitomé du cinéma ozuesque. Usant du ressort mélodramatique, Yasujiro Ozu inscrit dans cette dimension nostalgique du temps qui passe la lente altération des relations intergénérationnelles dans la famille nippone.

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Cycle Ozu ou le goût de la monotonie

Eté 2018 : le distributeur Carlotta ressort en salles dix joyaux remastérisés parmi les treize films tournés entre 1949 et 1963 par ce grand maître essentialiste porté à l’introspection des états d’âme familiaux. Focus.

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Les Dames du bois de Boulogne

Fable philosophique sur l’éternel combat entre le vice et la vertu, « Les Dames du Bois de Boulogne » est une oeuvre embryonnaire de la filmographie de Robert Bresson.

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Le Journal d’un curé de campagne

Chronique au quotidien de l’examen de conscience d’un jeune vicaire de paroisse accablé par le poids de son sacerdoce et rongé par un cancer incurable, « le Journal d’un curé de campagne » ressort sur les écrans dans une version restaurée. L’occasion de réexaminer ce chef d’oeuvre qui confine au surnaturel et au miraculeux.

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Nous nous sommes tant aimés

Avec « Nous nous sommes tant aimés », Ettore Scola, en mémorialiste du temps qui passe, porte à son comble un regard critique sur trois décennies de l’histoire collective de l’Italie à travers les destins croisés de trois amis. Une œuvre chorale en version restaurée.

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Un Goût de miel (A Taste of honey – Tony Richardson, 1961)

« Un Goût de miel » est un << town movie >> qui déroule une errance ponctuée de désamours : l’émouvante dérive d’une poignée de marginaux que les hasards de l’existence font se rencontrer tels des épaves échouées en mal d’affection. Une déambulation urbaine dans le Manchester fuligineux de l’industrialisation. Irrésistiblement attachant.

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L’Age d’or de la comédie des studios Ealing à l’honneur

La comédie britannique s’invite sur nos fenestrons.
Une noria de facéties canularesques diffusées en boucle sur la chaîne câblée TCM et -cerise sur le pudding- un coffret d’exception du distributeur Tamasa consacrent le meilleur des années Ealing. Petit florilège du « savoir-rire » british.

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Cinq femmes autour d’Utamaro

« Cinq femmes autour d’Utamaro » est une oeuvre composite qui porte en germe les sortilèges captieux des chefs d’oeuvre à venir de Kenji Mizoguchi. A travers le double qu’il s’est forgé en la figure du peintre d’estampes,le cinéaste interroge son statut d’artiste. Version restaurée 2K.

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Les Jours comptés (I giorni contati – Elio Petri, 1962)

« Les Jours comptés » est une parabole existentialiste sur l’irruption de la mort dans la routine quotidienne d’un prolétaire. Cesare Conversi, l’artisan- plombier de cette fantasmagorie à la noirceur grinçante comme un tuyau, développe une hypocondrie existentielle. Dix ans avant « La Classe ouvrière ira au paradis » du même Petri, le film est un magistral brûlot politique sur l’inanité du labeur ouvrier dans une société italienne en plein boom économique.

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