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Auteur : Alain-Michel Jourdat

Rêves de femmes

Ces rêves de femmes sont des rêves de papier glacé et les reflets kitch des chromos des romans-photos . Ingmar Bergman détourne les codes d’un genre mineur en vogue pour dénoncer l’ordre moral bourgeois de l’époque. Ressortie inédite.

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Le Troisième homme

« Le Troisième homme » est une dystopie. Pour mieux dire, une histoire se déroulant dans un lieu de désolation et de désenchantement. Ici la Vienne morcelée d’après-guerre qui préside aux interactions entre les protagonistes et modèle leurs destinées. Ressortie.

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Première désillusion

« Première désillusion » est un suspense presque hitchcockien dans l’esprit avec son décor truffé de chausse-trapes et une intrigue embrouillée à foison. Un régal des pupilles qui ressort en salles.

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L’Homme de Berlin

« L’homme de Berlin » est un thriller d’espionnage qui nous tient en haleine par sa plongée réaliste dans le Berlin terne et décoloré de la guerre froide. Ressortie.

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La Nuit des forains

Fantasmagorie tragi-comique ou pantalonnade et bouffonnerie burlesque, « La nuit des forains » nous interpelle sur la condition humaine où la vie ne serait que le théâtre des illusions et le grotesque , le masque de la dérision.

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Le Silence

Dans « Le Silence », Ingmar Bergman nous donne à voir un pandémonium kafkaïen à travers le prisme à facettes de son angoisse existentielle.

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The Blue Lamp, Pool of London, Payroll

Tamasa diffusion inaugure sur les chapeaux de roue une nouvelle collection de films à suspense britanniques en exhumant trois pépites originales : The Blue Lamp (1950), Pool of London (1951) et Payroll (1961).

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Sonate d’automne

« Sonate d’automne » marque les retrouvailles conflictuelles entre une mère écrasante par son aura charismatique et sa fille accablée de dépit. A l’issue de ce huis-clos psychodramatique, la fêlure est béante que rien ne semble pouvoir ressouder. Inégalé.

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L’Année dernière à Marienbad

Au « tu n’as rien vu à Hiroshima » négateur de son premier long métrage, Alain Resnais substitue un « souvenez-vous » pressant dans « L’Année dernière à Marienbad » qui se déroule comme un rébus métaphysique indéchiffrable situé dans les limbes et en marge d’un hors-temps improbable. Sublimement déroutant.

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Un Condamné à mort s’est échappé

Avec « Un condamné à mort s’est échappé », Robert Bresson nous convie « sans ornements » à une grand-messe liturgique dans le périmètre exigu d’une cellule de prison sous l’occupation.

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Voyage à Tokyo

Oeuvre anthologique , « Voyage à Tokyo » est l’épitomé du cinéma ozuesque. Usant du ressort mélodramatique, Yasujiro Ozu inscrit dans cette dimension nostalgique du temps qui passe la lente altération des relations intergénérationnelles dans la famille nippone.

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Cycle Ozu ou le goût de la monotonie

Eté 2018 : le distributeur Carlotta ressort en salles dix joyaux remastérisés parmi les treize films tournés entre 1949 et 1963 par ce grand maître essentialiste porté à l’introspection des états d’âme familiaux. Focus.

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Les Dames du bois de Boulogne

Fable philosophique sur l’éternel combat entre le vice et la vertu, « Les Dames du Bois de Boulogne » est une oeuvre embryonnaire de la filmographie de Robert Bresson.

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Le Journal d’un curé de campagne

Chronique au quotidien de l’examen de conscience d’un jeune vicaire de paroisse accablé par le poids de son sacerdoce et rongé par un cancer incurable, « le Journal d’un curé de campagne » ressort sur les écrans dans une version restaurée. L’occasion de réexaminer ce chef d’oeuvre qui confine au surnaturel et au miraculeux.

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Nous nous sommes tant aimés

Avec « Nous nous sommes tant aimés », Ettore Scola, en mémorialiste du temps qui passe, porte à son comble un regard critique sur trois décennies de l’histoire collective de l’Italie à travers les destins croisés de trois amis. Une œuvre chorale en version restaurée.

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Les Jours comptés (I giorni contati – Elio Petri, 1962)

« Les Jours comptés » est une parabole existentialiste sur l’irruption de la mort dans la routine quotidienne d’un prolétaire. Cesare Conversi, l’artisan- plombier de cette fantasmagorie à la noirceur grinçante comme un tuyau, développe une hypocondrie existentielle. Dix ans avant « La Classe ouvrière ira au paradis » du même Petri, le film est un magistral brûlot politique sur l’inanité du labeur ouvrier dans une société italienne en plein boom économique.

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Cinq femmes autour d’Utamaro

« Cinq femmes autour d’Utamaro » est une oeuvre composite qui porte en germe les sortilèges captieux des chefs d’oeuvre à venir de Kenji Mizoguchi. A travers le double qu’il s’est forgé en la figure du peintre d’estampes,le cinéaste interroge son statut d’artiste. Version restaurée 2K.

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L’Age d’or de la comédie des studios Ealing à l’honneur

La comédie britannique s’invite sur nos fenestrons.
Une noria de facéties canularesques diffusées en boucle sur la chaîne câblée TCM et -cerise sur le pudding- un coffret d’exception du distributeur Tamasa consacrent le meilleur des années Ealing. Petit florilège du « savoir-rire » british.

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Un Goût de miel (A Taste of honey – Tony Richardson, 1961)

« Un Goût de miel » est un << town movie >> qui déroule une errance ponctuée de désamours : l’émouvante dérive d’une poignée de marginaux que les hasards de l’existence font se rencontrer tels des épaves échouées en mal d’affection. Une déambulation urbaine dans le Manchester fuligineux de l’industrialisation. Irrésistiblement attachant.

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Le Duel silencieux (Shizukanaru ketto – Akira Kurosawa, 1949)

« Le Duel silencieux » est à la fois une oeuvre hybride et un mélodrame boursouflé. Un médecin se débat dans les affres d’une lutte intérieure vaine entre désir et conscience morale pour un crime qu’il n’a pas commis. Le film se lit comme la métaphore d’un Japon stigmatisé après sa défaite cuisante et qui veut retrouver une virginité.

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Les Fiancés (I fidanzati – Ermanno Olmi, 1963)

Avec << Les fiancés >> , Ermanno Olmi choisit le parti-pris de dédramatiser sa narration. L’exil temporaire d’un ouvrier soudeur en Sicile est le prétexte pour << resouder >> les liens avec sa fiancée. Le cinéaste y montre comment l’éloignement peut abolir la temporalité en exacerbant le souvenir de l’autre. Le silence de l’amour.

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La Solitude du coureur de fond (Tony Richardson, 1962)

Préludant aux films d’Alan Clarke dans leur approche dénonciatrice des << borstals >>, « La Solitude du coureur de fond » est une oeuvre anti-establishment corrosive qui vient saper l’autorité institutionnelle dans un suprême bras d’honneur. L’esprit subversif qui la parcoure annonce << If >> de Lindsay Anderson (1968) encore plus radical dans sa charge contre les << public schools >>.

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Mouchette (Robert Bresson, 1967)

Projeté aujourd’hui en version restaurée, « Mouchette » livre l’épure d’un roman spiritualiste à notre société toujours plus << laïcisée >>. Une oeuvre inaltérable autant qu’inclassable.

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Laura (Otto Preminger, 1944)

Imbroglio dramatique échafaudé autour d’une << pure >> chimère, « Laura » se confond avec la noirceur de son intrigue et se (re)voit pour ses zones d’ombres encore à élucider. Un must en version restaurée.

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L’Ange ivre (Yoidore tenshi – Akira Kurosawa, 1948)

Première oeuvre d’auteur d’Akira Kurosawa, « L’Ange ivre » est un film réquisitoire qui, sans éviter un certain manichéisme, voudrait éradiquer par la racine le mal d’une société japonaise défaite ; corrompue par son américanisation rampante.

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Chien enragé (Nora inu – Akira Kurosawa, 1949)

Dans Chien enragé, Tokyo est un immense brasier poussé à son point d’incandescence sous un soleil zénithal. Le récit policier déroule ici une filature harassante dans les entrailles de l’underworld. Sa faune est à nouveau le théâtre d’un duel exacerbé.

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Vivre (Ikiru – Akira Kurosawa, 1952)

« Vivre » ne se résume pas à son questionnement métaphysique sur le sens de l’existence étriquée d’un fonctionnaire falot miné par un mal incurable. L’oeuvre vaut surtout comme un plaidoyer pro domo par son réalisateur qui, parvenu au milieu du gué, s’interroge sur son accomplissement. Un film impérissable en version restaurée.

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Sanjuro (Tsubaki Sanjuro – Akira Kurosawa, 1962)

« Yojimbo » (1961) campait le personnage de justicier Sanjuro dans une bourgade aux allures westerniennes. « Sanjuro » monte d’un cran dans la parodie et dépasse les conventions du jidai-geki en exhibant crûment l’artifice du chambara.

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Barberousse (Akahige – Akira Kurosawa, 1965)

Barberousse est la synthèse de toute la production kurosawienne d’après-guerre. L’ambition du senseï n’est pas mince : il veut transcender la souffrance humaine par la splendeur formelle et subjuguer les esprits. Son film le plus dostoievskien condense une somme monumentale .Ressortie en version restaurée.

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L’Emploi (Il posto – Ermanno Olmi, 1961)

Semi -autobiographique et semi-documentaire, « L’Emploi » d’Ermanno Olmi (1961) narre les déboires d’un adolescent empêtré tel un clown triste et lunaire dans les affres bureaucratiques d’un premier emploi. Une tragi-comédie au pathétique burlesque. Emouvant.

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Mandy (Alexander Mackendrick, 1952)

Ne boudons pas notre plaisir en courant voir « Mandy » qui est un véritable concentré d’émotion pure. A travers l’histoire édifiante de cette petite fille frappée de surdité congénitale et de son difficile apprentissage de la parole articulée, Alexander Mackendrick parle au tréfonds de notre coeur. Poignant.

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Nuages épars (Midaregumo – Mikio Naruse, 1967)

« Nuages épars » vient parachever la série des mélodrames narusiens entamée en 1959 ; cette fois en tohoscope couleurs. Chantre de la femme aliénée de la modernité, il livre ici son chant du cygne le plus élégiaque dans un réalisme sombre inégalé. Quand le septième art nous transporte au septième ciel, cela suffit à notre ravissement.

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