Le garçon qui faisait danser les collines
Le rire des larmes
Read MoreLe rire des larmes
Read MoreDans l’arrière-pays toscan à peine libéré du joug fasciste, un lien indéfectible se noue entre le jeune partisan Arturo dit » Bube » , le vengeur, et Mara, jeune sauvageonne en mal d’amour. Dans les convulsions et les remous politiques de l’ immédiat après-guerre, Luigi Comencini filme le passage à l’âge adulte de la jeune paysanne immature. Ballotée par des événements qui la dépassent, elle prend brusquement conscience de sa nature profonde. C’est aux côtés du maquisard qu’elle va forger une expérience désabusée de la vie. Relecture actualisée..
Read MoreS’échapper au cinéma, s’échapper de l’échappée.
Read MoreCinque secondi : critique de 105 magnifiques minutes
Read MoreEt si « Mauvaise étoile » était la découverte de l’ACID cette année ?
Read MorePetite pépite de la Semaine de la Critique, ce film ne devrait pas repartir bredouille…
Read MoreCette année plus que les précédentes, le festival de Cannes essaie de créer un évènement au-dessus de l’évènement et distribue un bouquet de films choisis,
Read MoreLe nouveau film de Rémi Lange, seulement en DVD, fait froid dans le dos et fait sourire cependant…
Read MoreEntre drame familial et film social, « Sauvons les meubles » sauve le cinéma.
Read MoreDans ce film de commande de « derrière les fagots », Luis Bunuel revisite, pour mieux les exorciser, les rancunes ancestrales qu’assouvissent deux clans familiaux, ennemis irréductibles, dans un village mexicain arriéré. Par-delà la morale éthique sous-jacente qui consacre l’éducation comme le meilleur remède à l’ignorance et l’illettrisme, le cinéaste interroge la religiosité de la mort.
Read MoreDans le Japon de l’expansion économique fulgurante des années 60, Seijun Suzuki fait figure de rebelle iconoclaste incompris. Sous contrat depuis 1956 avec la plus vieille major japonaise , la Nikkatsu, il réalise une 40aine de films avant d’ être écarté en 1968. S’ensuit un procès au long cours qu’il finira par gagner en 1976. Entre 1963 et 1967, il pourfend le mythe traditionnel du yakuza au gré d’ une série de films avant-gardistes du genre « pulp ». Il y insuffle une veine originale corrosive, volontiers disruptive voire destructive par endroits. Il déconstruit les codes à la frontière de la vie et de la mort dans ce microcosme de dérision que compose le milieu réactionnaire des yakuzas. Immersion dans 4 de ses réussites les plus marquantes..
Read More« Ginza cosmetics » dépeint les tribulations d’une quarantenaire esseulée, geisha flanquée de son rejeton dans l’après-guerre, qui a du mal à joindre les deux bouts et doit composer avec son quotidien dans le quartier commerçant tokyoïte de Ginza en pleine reconstruction. Mikio Naruse signe là une tranche de vie tout en retenue émotionnelle qui est un reflet fidèle, méticuleux de raffinement sentimental et quasi documentaire, de l’ethnicité japonaise comme art de vivre. Inédit et incontournable …
Read MoreJ’ai rêvé d’un autre monde, oui mais lequel ?
Read MoreUn très beau livre à conseiller à tous les amoureux du cinéma et pas seulement !!!
Read Morele Festival du Film Taïwanais à la Filmothèque du Quartier Latin qui vient de commencer et qui se terminera le 10 avril, célèbre les trente ans de la première élection sur l’île, mélant ainsi actualité géopolitique et cinéma.
Read MorePionnière du cinéma srilankais, Sumitra Peries livre avec Les Filles une première oeuvre initiatique d’une intense et magistrale sensibilité féminine. Dans un lyrisme sans frein des images et une aura de pessimisme , la cinéaste interroge la frustration et le cheminement et renoncement d’apprentissage de la vie de sa jeune héroïne rurale Kusum . Infériorisée par une extraction sociale modeste, elle renoncera à s’émanciper du joug patriarcal rigide. Un pur joyau exhumé et restauré « in extremis » à partir de nitrates soumis autrement à la détérioration inexorable du temps. Autopsie d’un petit chef d’oeuvre intimiste..
Read MoreSi Molière m’était conté… En six épisodes virevoltants, drôles mais aussi tragiques, ce joyau de la télévision française du début des années soixante-dix réussit cette prouesse.
Read MoreLe Destin est un biopic allégorique dont l’argument évoque une tranche de vie du philosophe, juriste, théologien et médecin Averroès au XIIéme siècle. Youssef Chahine se fait conteur et fabuliste dans un genre cinématographique didactique où il excelle à recréer une mémoire historique par le divertissement « kitsch » en utilisant les ressorts d’un spectacle populaire agréable et poétique. Décryptage de ce « brûlot » qui dénonce toute intolérance religieuse..
Read MoreSéance découverte pour Roofman, le nouveau petit bijou de Derek Cianfrance. Séance lâcher-prise avec le débridé Libre échange.
Read MoreLe Cid est à (re)voir comme l’une des dernières superproductions épiques à grand spectacle qu’il est et non pour sa stricte conformité à une véracité historique. Les décors extérieurs sont de toute beauté déployant des paysages à couper le souffle à même enseigne que les décors intérieurs exquisément enluminés et les costumes rutilants et chatoyants; le tout dénotant indéniablement d’un souci extrême de la reconstitution flamboyante . On peut déplorer certains anachronismes et enjambements et un casting qui détonne par endroits. L’occasion de se pencher sur le revers de la légende et l’envers du décor..
Read MoreAu qualificatif de « réalisme poétique » que la critique accola un peu trop complaisamment pour son goût à ses films, Marcel Carné préférait la notion de « fantastique social » emprunté à l’oeuvre forgée par Pierre Mac Orlan entre expressionnisme allemand et surréalisme français dont Jacques Prévert et lui-même adaptent librement » Le quai des brumes » en 1938. Y est dépeinte une atmosphère viciée de grisaille et de spleen, avant coureuse d’une guerre latente. L’oeuvre rencontra des déboires avec la censure. Leur collaboration fructueuse mènera ce pessimisme foncier à son aboutissement l’année suivante dans « Le jour se lève ». Relecture..
Read MoreAu-delà de l’hommage, un néo-western crépusculaire et nostalgique
Read MoreIl était une fois Rock Hudson
Read More« L’étrange obsession » autopsie sans concessions et de manière incisive, comme au scalpel ,la vanité et le narcissisme à travers l’obsession sexuelle et la quête vaine de jouvence éternelle d’un homme vieillissant, impuissant à satisfaire sa jeune épouse. En adaptant librement l’écrivain licencieux Junichiro Tanizaki, Kon Ichikawa signe une nouvelle « écranisation » littéraire dans un cinémascope aux tons de pastel qui navigue ingénieusement entre comédie noire provocatrice, farce macabre et thriller psychologique hitchcockien. Analyse quasi freudienne d’un cas de dépendance morbide à la sensualité..
Read More« Les derniers jours de Mussolini » adopte la forme d’un docudrame ou docufiction pour, semble-t-il, mieux appréhender un imbroglio et une conjonction de faits complexes à élucider au gré de thèses contradictoires encore âprement discutées par l’exégèse historique et les historiographes. Dans quelles circonstances Benito Mussolini a-t-il été capturé pour être ensuite exécuté sommairement avec sa maîtresse Clara Petacci avant que leurs dépouilles mortelles et celles de dignitaires fascistes ne soient exhibées à la vindicte populaire et mutilées en place publique ? Le film-enquête suit pas à pas la traque inexorable d’un tyran déchu, lâché par ses anciens affidés, refusant la reddition sans conditions et acculé à une fuite en avant pathétique autant que désespérée. Rembobinage…
Read MoreUne présentation particulière
Read MoreUne journée particulière opère la fusion parfaite entre drame existentiel, critique sociale et reconstruction historique. En mémorialiste désabusé qui porte un regard humaniste sur son pays, Ettore Scola laisse libre cours à sa mélancolie et son proverbial « pessimisme gai » qui sait admirablement inscrire la petite histoire dans la grande. Le cinéaste offre un film réduit à sa plus simple expression, dépouillé de tous ses oripeaux sinon ceux, omniprésents, des régimes fascistes et nazis unifiés pour l’occasion. Relecture ..
Read MoreTout le charme et l’esprit de Colette réunis dans ces quatre adaptions virevoltantes de la saga Claudine.
Read MoreDans ce onzième film, Jafar Panahi se souvient de ses camarades de prison en Iran.
Read MoreDans la constellation des cinéastes japonais de la génération de l’après-guerre, Yasuzo Masumura est une figure transgressive à l’esthétisme remarquable . Au plus fort de cette mouvance avant-gardiste que représenta rétrospectivement la nouvelle vague japonaise, il tranche par une forme d’extravagance et d’affranchissement aux codes revendiqués. Entre le radicalisme progressiste de Nagisha Oshima, l’onirisme et l’émotion esthétique de Kon Ichikawa, l’univers psychanalytique de Shohei Imamura ,le cinéma de Masumura est intimement féministe, introspectif et expressionniste dans le même temps. Zoom…
Read MoreAu cœur de la décennie Mia Farrow (1982-1992) Woody Allen, va obtenir l’un de ses plus grands succès populaires avec La rose pourpre du Caire et signer une ses œuvres les plus abouties avec Hannah et ses sœurs.
Read MoreActrice hollywoodienne consacrée et cinéaste militante féministe farouchement déterminée à s’émanciper des codes de production de l’usine à rêves hollywoodienne, Ida Lupino s’est taillée une place à part après Dorothy Azner au sein d’une industrie cinématographique américaine notoirement patriarcale et machiste. Son statut hybride d’actrice et de réalisatrice indépendante engagée lui confère une aura peu commune. Elle reste la seule réalisatrice de son temps à avoir embrassé une carrière double. La cinémathèque française vient de lui consacrer un cycle rétrospectif. Aperçu du versant cinéaste..
Read MoreEn 1958, alors dans la phase de postproduction de son film et sous la pression des studios Universal qualifiant l’oeuvre de « provocatrice », Orson Welles, assiste, impuissant, à la refonte de sa mise en scène de La soif du mal. La puissance suggestive de ce qui constituera son « chant du cygne hollywoodien » a scellé définitivement son sort dans un bannissement virtuel. A sa sortie, les critiques n’ont pas su voir à quel point le cinéaste était visionnaire et en avance sur son temps. Ils jugent la mise en scène inaboutie et peu substantielle. En 1998, soit 40 ans plus tard et 13 ans après la disparition de son metteur en scène mythique, sur ses directives, une version longue sort qui restitue à la noirceur terminale de ce « pulp thriller » toute la démesure shakespearienne voulue par l’auteur. Réévaluation…
Read MoreOnirisme déceptif
Read More« Regardez le soleil ! »
Read MoreAvec empathie et humour le réalisateur Andreas Dresen a rendu hommage à un auteur-compositeur de grand talent, communiste resté par choix dans l’ex-RDA mineur dans un site d’excavation du lignite, mais que ses convictions politiques ont conduit à se compromettre avec la Stasi.
Read MoreImagine une maison.
Read MoreFilm underground, féministe, étrange et dérangeant. Envoûtant et envoûté.
Read MoreLes comédies d’Ernst Lubitsch n’accusent aucun stigmate de l’âge; bien au contraire. Et rien ne saurait entacher le plaisir à nul autre pareil de les revoir sans modération. On aura pu s’en rendre compte lors de la foisonnante rétrospective que lui a consacré la cinémathèque française en mars-avril derniers. Le présent tableau synoptique balaie une production prolifique depuis ses débuts comme simple « hallebardier » au sein de la troupe du dramaturge Max Reinhardt jusqu’à l’apogée de son style qu’il maîtrise à la perfection en « Deus ex machina » providentiel sur un plateau de tournage. Présumant de ses forces, il décèdera prématurément d’une crise cardiaque à 55 ans en 1948; interrompant brutalement une carrière des plus trépidante.
Read MoreSur la rive gauche de l’Ourcq.
Read MoreDes mouchoirs et des portables : la nouvelle balance de la Croisette.
Read MoreRetour sur la cérémonie d’ouverture du festival de Cannes, et sur le film qui y répond le mieux.
Read MoreLe cinéma transalpin est jalonné de francs-tireurs forgés tout du long par une intime conviction de la réalité socio-historique de leur pays. Carlo Lizzani est de ceux-là qui se fit un devoir de débusquer l’hydre du fascisme dans nombre de ses films. La cinémathèque lui rend un hommage appuyé du 2 mai au 24 mai. L’occasion de faire découvrir et réhabiliter un cinéaste militant consacré par ses pairs. Focus sur « La chronique des pauvres amants qui lui valut le prix international du Jury à cannes en 1954…
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