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Pedro Almodovar

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A l’occasion de sa rétrospective en salles depuis le 19 juin, un Coin du Cinéphile consacré au cinéaste le plus emblématique de la nouvelle vague espagnole.

Avec le récent Douleur et gloire (2019), Pedro Almodóvar nous a offert un des opus les plus personnels et touchants de sa filmographie. Cette forme intime et feutrée prolonge l’approche du superbe Julieta (2016). Dans l’Espagne post-franquiste de la Movida, l’exubérance dominait dans le tapageur Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier (1979). Mais Almodóvar sait déjà manier l’émotion et la provocation dans une œuvre de transition telle que Attache-moi (1990) qui amorce une tonalité plus sobre dans les beaux odes féminins Talons aiguilles, La Fleur de mon secret (1995) et le chef d’œuvre Tout sur ma mère (1999). Dès lors le réalisateur n’a plus besoin de choisir, la subversion, l’émotion, les audaces narratives et formelles forment un tout dans Parle avec elle (2002), La Mauvaise éducation ou encore La Piel que habito (2011). Les excès et les artifices n’ont désormais plus cours pour un maître sûr de son art.

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