Super Jaimie – L’intégrale saisons 1 à 3 – Coffret 13 blu-ray + livret 52 pages chez Elephant Films.

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Plus rapide, plus forte, Jaimie, la super héroïne bionique, n’a rien perdu de son humanité et de son charme malgré les décennies.

Dans la deuxième moitié des années soixante-dix la télévision commence à accueillir un tout petit nombre de super-héroïnes, capables de rivaliser avec leurs alter égos masculins quand il s’agit de damner le pion aux « méchants » en tout genre. Deux séries inédites chez nous : Isis (1975), et Electra Woman & Dinah Girl (1976) et deux programmes qui ont marqué les esprits des téléspectateurs français : Wonder Woman incarnée par la miss USA Lynda Carter, et l’adorable mais redoutable Super Jaimie, à laquelle Lyndsay Wagner va (re)donner vie). Ex- championne de tennis, Jaimie va suite à un accident de parachute perdre l’usage de ses jambes, d’un bras, ainsi que d’une partie de sa sensibilité auditive. Mais grâce à une technologie qui a déjà fait ses preuves sur l’organisme de son compagnon, Steve Austin (Lee Majors), des substituts bioniques vont lui être implantés, la dotant ainsi de facultés physiques hors normes.

Femme modèle 

Si les performances de Jaimie surpassent celle des hommes, elle le doit en très, très grande partie à la gent masculine. Le projet démiurgique de donner naissance à des êtres bioniques provient d’Oscar Goldman (Richard Anderson) haut responsable de l’O.S.I. (bureau de l’information scientifique), le développement de la technologie incombe au docteur Rudy Wells (Martin E. Brooks), et c’est à son (ex) compagnon Steve Austin qu’elle doit sa résurrection après son accident. Être une femme libérée, n’est donc pas si pas si facile… En témoignent, les orientations scénaristiques de la première saison. Jaimie abandonne le circuit professionnel de tennis, dans lequel elle avait battu, en autres, Billy Jean King, pour se découvrir une vocation d’institutrice. Dans sa belle et noble mission, ces pouvoirs seront alors grandement utiles dans un quotidien dont il est essentiel de préserver les valeurs rassurantes. Ainsi, à l’instar de Ma sorcière bien aimée, en un clin d’œil, les tâches ménagères ne sont plus une corvée. Un peu de force ne nie pas à l’autorité de l’institutrice, lui permettant de remettre sur les rails un petit Indien en manque de repères (Le canyon de la mort). Elle seule sera en mesure de sauver l’ensemble de la classe lors d’un accident d’autobus (Témoin du passé). La majorité des premiers épisodes de la saison s’inscrivent dans le sillon familial, bon enfant, bienveillant qui ont fait le bonheur des jeunes générations de l’époque, à l’exemple ou dans le sillon de Daktari où elle vole au secours d’un lion injustement menacé de mort. Redevable envers l’O.S.I,  elle restant à la disposition d’ un Oscar Goldman, paternaliste, qui ne rechigne cependant pas à l’envoyer en premier ligne. A partir du très bel épisode 8, La Mère de Jaimie avec l’apparition de Tippi Hedren, la tonalité de la série change, la fin de la saison annonce des aventures plus conformes à un agent spécial.

L’amour du risque

Sous l’impulsion de Lindsay Wagner, qui, grâce au succès de la première saison, a encore plus son mot à dire dans la production, la saison 2 va jouer dans la cour des grands héros. Ses missions devenant hautement périlleuses, le sort du monde, rien que ça, étant souvent entre ses mains , l’occasion d’explorer les genres les plus spectaculaires du cinéma hollywoodien :   la science-fiction, le fantastique, l’épouvante.

Sans avoir peur d’être un peu trop kitsch, comme pour le mythe de Big Foot, dans le double épisode où Steve revient sur le devant de la scène (Le retour du scalpeur). Mais le plus souvent, c’est mené avec une réelle efficacité. On appréciera tout particulièrement l’incursion dans l’épouvante en mode Hammer, dans Frisson à la carte, dans lequel le grand Vincent Price joue les maîtres de cérémonie. Les ondes de l’espace dans la tradition de The Thing ou des Profanateurs de sépultures –toutes proportions gardées, bien évidemment. Les plus belles réussites viennent de la folie démiurgique des maîtres de la robotique, dans le triple épisode, qui aurait eu sa place dans Chapeau melon et bottes de cuir, Pour la vie d’Oscar, où un savant évincé de l’OSI tient sa revanche avec des robots au visage humain plus forts que les héros bioniques. Et dans Alex, très inspiré par 2001, l’Odyssée de l’espace où la machine s’émancipe de la science.

Dans cette seconde saison, les plaisirs sont variés, alternent avec le sort du monde comme enjeux, des missions d’infiltration qui séduisent par leur esprit léger : Jaimie Catcheuse, Jaimie chanteuse Country, Jaimie préceptrice d’un jeune prince…La troisième saison repart sur les mêmes bonnes bases que les précédentes. On retrouve d’ailleurs les femmes robots en quête de revanche, un double épisode très touchant pour les plus jeunes publics : Le Chien bionique. Une balade dans le monde du Rodéo, et un périple dans un pays africain. Cependant, à partir du dixième épisode, à quelques exceptions près, on passe plus en mode reproduction qu’en mode innovation côté scénario. Reste le plaisir du divertissement, les scènes très drôles avec le chien Rex, et le charme de la comédienne.

Bonus indispensables :

Pour nous permettre de tout savoir sur Jaimie, Elephant films n’a rien négligé. A commencer par un retour aux origines du personnage. Les premiers épisodes du coffret sont issus de la série L’homme qui valait trois milliards, où Jaimie a été crée, puis pour nourrir la vie privée de Steve Austin. Un autres cross-over (Le retour du scalpeur) complète la saga. Et, enfin, les trois téléfilms, datant de 1987, 1989 et 1994, font se réunir de nouveau les deux héros jusqu’à leur mariage. Ajoutons à cela, un livret concis et très éclairant.

 

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Durée : 2748 mn


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