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Le Convoyeur

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Une ambiance troublante, silencieuse, d’où se dégage un malaise certain rappelant celui de L’Adversaire" (ou plus récemment celle de Feux rouges de Cedric Kahn). Une musique de fond toujours sur le même ton, sans rythme, semblant faire partie du décor, un Albert Dupontel inquiétant, dont on ne saisit tout d’abord pas vraiment l’ambition (puis on […]

Une ambiance troublante, silencieuse, d’où se dégage un malaise certain rappelant celui de L’Adversaire" (ou plus récemment celle de Feux rouges de Cedric Kahn). Une musique de fond toujours sur le même ton, sans rythme, semblant faire partie du décor, un Albert Dupontel inquiétant, dont on ne saisit tout d’abord pas vraiment l’ambition (puis on comprend). Visage grave, torturé, paraissant prêt à exploser à tout moment.

L’histoire est celle d’un homme qui devient convoyeur de fond, on ne sait rien de lui, ni son passé qu’on soupconne pourtant très aisé (à l’aide d’indices certains du réalisateur) et qui renforce cette atmosphère mystérieuse l’entourant. Mais attention, l’ambition du film n’est absolument pas de dénoncer les conditions de vie et de travail déplorables de ces hommes qui risquent leur vie chaque jour, même si inévitablement le réalisateur s’y arrête un instant.
Tout est exclusivement centré sur le personnage finalement faussement complexe de Dupontel, faussement car on comprend vite ce qui l’anime, la vengeance, et pourtant à aucun moment on ne tombe dans la caricature du mec prêt à tout pour arriver à ses fins, du chevalier sans remords à la Charles Bronson. Le personnge de Dupontel reste humain et c’est ce qui finira par le détruire.

La fin est inattendue et vraiment glauque, la mise en scène est bonne sans être exceptionnelle, colorée mais discrète, effacée parfois. Un bon polar francais donc, mais qui malheureusment, ne parvient pas tellement à fasciner ; on se laisse berçer, un peu mal à l’aise, et on attend, on est content et puis on rentre.

Titre original : Le Convoyeur

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Durée : 110 mn


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