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Brussels Film Festival : dixième !

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Du 8 au 16 juin, le Brussels Film Festival anime la capitale européenne. Il y fera meilleur temps qu´à Cannes, on vous le promet.

Si vous êtes à Bruxelles du 8 au 16 juin, l’endroit idéal où passer vos soirées se situe dans les studios de Flagey, qui vont projeter durant une semaine des dizaines de films. On espère recevoir une forte dose de bonnes surprises et, en attendant, on vous propose une liste des immanquables de cette nouvelle édition. Pour cette dixième année de festival, dédiée au cinéma européen, douze films sont en compétition officielle. Au vu des divers synopsis et autres bandes-annonces, on constate que la sélection de cette année n’a pas misé sur une diversité de genres en choisissant une douzaine de films axés sur le drame ou le thriller. On ne va peut-être pas beaucoup rire mais le plaisir n’en sera pas moindre.
Certains sujets nous troublent déjà et on s’interroge sur la manière dont ils vont être mis en scène, comme le thème de la stérilité de l’homme, traité par le réalisateur turc Rasit Celikezer dans Can, déjà primé au Sundance Film Festival. Quant au néerlandais Boudewijn Koole, il propose avec son Kauwboy une réflexion sur la relation en dents de scie entre un père et un fils qui ont tous deux perdu la femme qu’ils aimaient, pour l’un une épouse, pour l’autre une mère. Faouzi Bensaïdi, qui a co-signé le scénario de Loin de Téchiné et réalisé Mille mois primé à Cannes, nous propose un mélange de thriller et de film noir avec Death For Sale, mettant en scène des jeunes qui veulent se réinventer une vie. Une histoire singulière qui évoque un sujet universel. On trépigne d’impatience devant l’annonce de Mercy de Mathias Glasner où le scénario, original, laisse présager une histoire bouleversante au sein de magnifiques paysages. On a également hâte de découvrir No Rest for the Wicked, de l’espagnol Enrique Urbian, film de genre à coup sûr plein d’innovations. Voice of my father, des documentaristes Orban Eskikoy et Zeynel Dogan, porte un sujet qui suscite tout notre intérêt : la réalisation mélange documentaire et fiction pour composer l’histoire tragique d’une famille kurde de 1789 à 2009. Du choix, il y en aura.
 
 

Trishna, de Michael Winterbottom

La sélection Panorama propose son propre focus européen. Plusieurs pays sont à l’honneur, dont la Pologne qui, outre Rose (en compétition officielle), se défendra sûrement très bien avec un film comme Courage, de Greg Zglinski, qui évoque la bravoure et la lâcheté respectives de deux frères face à l’agression d’une femme. En février, lors du festival Anima, Laurent Boileau était venu nous parler de son film, Couleur de peau : Miel, adapté de la BD de Jung. Le Brussels Film Festival, à travers sa soirée belge, nous permet de découvrir le film, mélange d’animation et de prises de vue réelles, enfin sur grand écran. L’Italie sera aussi de la partie avec deux films qui vont nous permettre de nous évader du drame pour découvrir une comédie réalisée par Ivan Cotroneo. Kryptonite ! secoue les codes de la comédie et nous plonge dans la folle décennie des années 70. Immanquable, Italy Love it or Leave it, de Gustav Hofer et Luca Ragazzi, nous transporte dans une véritable traversée de l’Italie. Durant tout ce périple, les réalisateurs vont interroger les Italiens pour tenter de mieux comprendre pourquoi certains jeunes cherchent à fuir leur pays, tandis que d’autres se bornent à rester.
 
 


Mercy, de Mathias Glasner

Dans la catégorie des immanquables, il n’y a pas que les films, il y a aussi ceux qui les font : des master-class exceptionnelles sont proposées au public. C’est Peter Aalbaek Jensen qui nous fera l’honneur de venir animer celle consacrée à la production. Il a fondé la société de production danoise Zentropa, aux côtés de Lars Von Trier. Nous parlerons musique, également, avec la venue de Jean-Michel Bernard, compositeur des films de Michel Gondry ou encore du récent Hugo Cabret de Martin Scorsese. Monsieur Bernard a joué avec Duke Ellington, Ray Charles et a collaboré avec Ennio Morricone. Rien que ça.
Le festival aura le privilège de recevoir deux autres pointures : Thomas Bidegain, scénariste de Jacques Audiard, et Peter Greenaway (est-il toujours nécessaire de le présenter ?).
 
 


Couleur de peau : Miel, de Laurent Boileau

Assister au Brussels Film Festival est un privilège qui ne nous est offert qu’une fois par an, preuve en est la sélection « Avant-première » qui nous permet de découvrir cinq films qui sortiront sur les écrans d’ici quelques semaines. Paris Manhattan, de Sophie Lellouche, avec Alice Taglioni et Patrick Bruel, nous apparaît comme une production risquée, mais on ne ratera pas la projection, au moins pour voir Woody Allen en guest-star. En parlant de Woody Allen, chance nous est offerte de pouvoir assister à la projection de To Rome With Love. L’occasion, maintenant qu’on est débarrassés de Carla Bruni, de savourer la dernière cuvée du réalisateur new-yorkais. Michael Winterbottom, qui nous avait bluffé avec The Killer Inside me, revient avec une adaptation de Tess, roman de Thomas Hardy, déjà adapté au cinéma par Roman Polanski. Trishna, c’est le titre, attire donc toute notre curiosité.
 
 


No Rest for the Wicked, d’Enrique Urbian

Mais également des courts-métrages et des séances en plein air (parce que oui, il fera beau).

Le jury de cette édition sera composé de Frédéric Fonteyne, Tania Garbarski, Peter Greenaway, Edouard Molinaro, Koen Mortier, Mireille Perrier, Bernard Yerles.

Vive l’Europe !

Pour plus d’informations, c’est ici : www.brff.be/


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