Select Page

Festival « Un état du monde… et du cinéma » 2011 : le bilan

Article écrit par

Une troisième édition et toujours la même rigueur à décrypter via le cinéma le monde actuel. Le Festival qui s´est tenu du 28 janvier au 6 février 2011 au Forum des images a fait état d´un constat géopolitique et social mondial, du Mexique à la Palestine, en passant par le Cambodge et la France.

2011, l’année du Mexique

A l’occasion de cette année consacrée au Mexique en France, le Forum des images a proposé au cours du festival une mise en lumière du cinéma mexicain, notamment en montrant les difficultés de frontières et de migration vers les Etats-Unis. Le cinéma mexicain, connu pour son énergie et sa reconnaissance auprès de publics internationaux, pointe du doigt à travers un angle de son histoire, la question migratoire. Ils sont plus de 48 millions d’Hispaniques ou de Latinos à vivre aux Etats-Unis et des milliers chaque mois à vouloir braver les frontières et les douanes pour s’installer en terre nord-américaine.

La présence de Juan Manuel Sepulveda, jeune réalisateur mexicain, et de Sergio Arau lors d’une table ronde autour de cette question de l’exode vers les Etats-Unis, ainsi que la projection de plusieurs films autour de ces hommes et femmes, qui risquent leur vie à plusieurs reprises, centre le débat sur les politiques mises en place pour lutter contre ces vagues humaines migratoires, mais aussi toutes les questions annexes liées à la présence d’immigrés, leur insertion sociale, les dangers représentés pour vivre le rêve américain.
 
 


Photo de Nathalie Prébende

 
 
En immersion totale au sein d’un groupe de migrants sud-américains, avec des témoignages face caméra, la dimension humaine du documentaire La Frontière infinie de Juan Manuel Sepulveda alerte sur la question humaine que les frontières de l’enfer mettent à l’épreuve, chaque année. Un autre regard est porté sur l’immigration dans la fiction de Sergio Arau, Un jour sans Mexicains, où la Californie se retrouve sans caissiers, sans femmes de ménage, sans éboueurs, sans informaticiens. Une idée de scénario originale, prenant à contre-pieds les discours anti-migrants qui circulent aux Etats-Unis. A leur manière, les deux réalisateurs donnent à voir l’impact de l’immigration entre Amérique centrale et Amérique du Nord.

Ce mur entre le Mexique et les Etats-Unis, décidé et construit par le gouvernement W. Bush, renforce cette politique de méfiance entre les deux pays. La question migratoire n’est certes pas nouvelle, mais jusqu’où et jusqu’à quand se posera-t-elle ? La communauté hispanique est croissante aux Etats-Unis, ayant des conséquences économiques et sociales sur les pays concernés. Au-delà de ces questions géopolitiques, la vie d’hommes et de femmes est remise en question, pour une histoire de frontière, fermée aussi bien physiquement que dans les esprits. Le festival présentait aussi des films qui ont eu un écho mondial, tels que Babel d’Alejandro Gonzalez Inarritu ou Sin nombre de Cary Fukunaga. Avec une programmation riche et variée, le festival a su prendre le contre-pied de cette actualité toujours brûlante, source de conflits et de tensions.

8 films, entre guerre et paix

Autre temps fort du festival, le focus sur cette période fragile entre guerres et paix, vécue par plusieurs régions du monde : Corée, Afrique, Bosnie, Géorgie, Sri Lanka. Les huit films présentés posaient cette même question, comment vivre aujourd’hui avec les erreurs du passé, le manque de justice ou les ruptures provoquées par une guerre lancinante et sanglante ?

D’un côté les victimes, de l’autre les bourreaux, que se passe-t-il lorsque les deux camps se côtoient ? La Révélation de Hans-Christian Schmid, fiction inspirée de faits réels, se centre sur cette justice « injuste » où des hommes se battent malgré tout pour défendre les droits et mener à bien leur bataille. Ce thriller bien mené avec un scénario intelligemment ficelé donne le ton de cette justice lente et parfois en désaccord avec la réalité, la souffrance et la peine endurées par les victimes de crimes contre l’humanité. De ces erreurs naissent des représentants du « juste », de la réparation et du deuil. Le réalisateur donne à voir bien plus qu’à juger, pour ne pas reproduire des fautes commises dans le passé, mais qui ont des conséquences encore aujourd’hui sur notre quotidien.


La Révélation, Hans-Christian Schmid

 
 
Les interventions de Jorge Semprun et de José-Luis Peñafuerte présent pour la projection de son film Les chemins de la mémoire, a donné aux films programmés lors du festival une dimension spirituelle et commémorative. Cette notion de rencontre entre deux hommes, comme dans le film No Man’s Land où un soldat Serbe et un soldat Bosniaque se retrouvent face à face, lie une fois de plus cette question humaine au centre d’un Etat du monde et du cinéma, revenir à l’état humain, les sentiments, les ressentis du passé aujourd’hui exposés. Comment interprétés les conditions vécus aujourd’hui par les habitants de régions exposées à la guerre, au sang, au conflit ? Comment accepter de vivre dans un pays qui n’a pas puni à temps ses bourreaux ou arriver à vivre dans une société meurtrie, blessée et fragilisée, tel Vitorio dans le film de Zézé Gamboa, Un héros ?

Cet aspect de reconversion vers la paix, de processus long traité en justice, d’insertion dans la vie social d’un pays fragile, le festival Un état du monde et du cinéma a montré par la sélection de films aux quatre coins de monde qu’en parler ne devait pas rester dans le domaine du souvenir ou du tabou. Par la communication, le « montré », l’explication, le temps n’est plus décisionnaire de la fin des blessures dues aux guerres, aux tensions politiques.

Les Roms, l’entre-deux gênant

 
 


Jimmy Rivière, de Teddy Lussi-Modeste

 
Thématique très actuelle, les Roms ainsi que cette communauté du voyage en France pose multiples questions. Tziganes, Roms, Gitans, comment les nommer ? Faut-il, comme le montre certains médias, stigmatiser une situation vécue par des Français, tout comme des migrants ? Accepter, malgré la pression sociale, une vie différente, comme celle de Jimmy Rivière (Teddy Lussi-Modeste) et choisir son clan, sa communauté ou renoncer à sa culture, son origine pour éviter de se marginaliser, la programmation du festival illustre cette difficulté d’insertion que ces gens du voyage connaissent au quotidien.
 
 
Cambodge, le génocide effacé

 
Temps fort du festival, une petite programmation et des rencontres autour du génocide cambodgien et de son rapport à l’image organisée en partenariat avec l’Université Paris 8. A l’heure des procès de quelques dirigeants khmers rouges parrainés par la communauté internationale, le gouvernement cambodgien occulte pourtant en grande partie la réalité du génocide au nom d’une nécessaire réunion nationale. Un génocide d’autant plus troublant qu’il n’en existe que peu d’images. Les seules images de la période 1975-1979 sont celles tournées par le Kampuchea démocratique (nom que le régime donna alors au Cambodge) : des images officielles, grandement dirigées dans le sens d’une idéologie propagandiste et donc partielles qui occultent le quotidien atroce des Cambodgiens déplacés, asservis et anéantis. Le Kampuchea a ainsi tourné des dizaines de films destinés à vanter les mérites et bienfaits du régime. Malgré une méfiance accrue de la fiction qui ne serait pas à même de favoriser la conscience sociale pour Pol Pot, le Kampuchea démocratique lance en 1978 le tournage d’un film historique sur les premières victoires khmères avec pour acteurs les tributs forestières et des enfants, ceux qui, pour le régime, n’avaient pas été pervertis par le contact au monde : une sorte de reflet du peuple ancien qu’on cherche à réactiver en détruisant – c’est le terme employé par le Kampuchea – le peuple nouveau. Documentaires ou de fiction, ces images sont proches de l’esthétique des films de propagande chinois. Les deux pays communistes sont très proches et les cinéastes khmers sont formés en Chine.
 
 


Photo de Nathalie Prébende

 
 
Les images du documentaire de Nicola Vitorovic Kampuchea 78 (1978) sont les seules tournées par des caméras étrangères durant le régime. Pol Pot avait accueilli les caméras yougoslaves dans le but d’offrir au monde une image positive, et donc contrôlée, de son régime. Ainsi si Vitorovic a pu tourner dans un Phnom Penh entièrement déserté, il était sous la coupe du Kampuchea et de son discours partiel et orienté. Le film est parfois accusé de véhiculer des informations fausses (taux de natalité aberrant, de même que celui de la production de riz…), mais c’est oublié que celui-ci fait avec ce qu’on veut bien lui donner et lui laisser voir. Les informations sur le régime khmer à l’époque sont extrêmement minces. Avant 1976, quasi personne ne connaît l’identité réelle de Pol Pot – pas même au Cambodge – ni le fonctionnement réel du régime. Kampuchea 78 au contraire tente de décrypter le discours véhiculé par ces images officielles, de déceler les vices qu’elles renferment : les mettre en doute pour entrevoir brièvement la réalité cachée. Les plans se répètent à intervalles réguliers, de même que le commentaire en voix off, et le film se construit sur des jeux d’opposition. Ainsi les rues désertes de la capitale et la phrase « Les villes sont vides, mais les campagnes sont pleines » reviennent régulièrement et sont suivies par des vues de centaines de travailleurs sur des chantiers. Le discours officiel khmer dit la nécessité d’avoir vidé les villes, devenues surpeuplées, afin de nourrir les habitants et éviter la famine. Le montage du film semble au contraire suggérer un déplacement massif de population en vue de leur exploitation. Le ton de la présentation est neutre, mais les mots sont bien choisis (« prétendre »). Il est évident qu’à l’époque on ne sait pas tout, mais on se pose des questions : « Où sont les habitants de Phnom Penh ? Où sont les habitants du Cambodge ? » demande-t-on. Avant la guerre, la capitale comportait deux millions d’habitants ; il n’en reste que 20 000 après la guerre. S’il est difficile d’établir des chiffres officiels, le Kampuchea démocratique aurait « détruit » près du quart des sept millions de Cambodgiens.

Comme l’a constaté le jeune cinéaste français d’origine cambodgienne Davy Chou lors de la table ronde Quelles images pour le Cambodge des Khmers rouges ? le 4 février : « Il est difficile de se défaire de l’image quand il n’en existe pas d’autres. » Rejoignant ainsi les mots de Soko Phay Vakalis, maître de conférences à Paris 8 : « Comment rendre la réalité historique quand les images font défaut ? » Ces quelques images sont les seules de la période khmer. Ce portrait de Pol Pot vivace et souriant devant les caméras yougoslaves est donc le seul qui s’imprime durablement dans les mémoires. Il est aujourd’hui nécessaire d’apprendre à lire ces images, à les décrypter pour tenter de faire surgir la réalité du quotidien cambodgien. C’est ce qu’ont entrepris Serge Viallet et Pierre Catalan dans leur documentaire 1978. Les images retrouvées des Khmers rouges. Ils passent au peigne fin les images tournées par le Kampuchea démocratique pour déceler les procédés propagandistes du régime. Ainsi on s’aperçoit que les défilés militaires se déroulent sans spectateurs, les cérémonies d’envergure sont seulement des mises en scène pour en faire circuler les traces filmées auprès des populations. Ou encore la présence de travailleurs soigneusement sélectionnés au premier plan, tout sourire pour dissimuler la réalité des harassantes conditions de travail. C’est aussi une étude méticuleuse des images qui va déceler un détail à même de faire ressurgir les procédés de contrôle de la population : séparation des familles, embrigadement des jeunes, uniformisation générale, travail de nuit comme de jour… Si les moyens choisis par les documentaristes finissent par lasser par trop de didactisme (recentrage systématique sur le détail révélateur de l’image, double visionnage des séquences accentué par le commentaire en off « revoyons ça, réécoutons ça… »), le travail de recherche n’en reste pas moins exceptionnel : comment à partir des rares images existantes faire ressurgir une réalité que le Kampuchea démocratique a tout fait pour cacher.
 
 


Vann Nath & Soko Phay Vakalis devant les toiles de Séra (à gauche) et Vann Nath (à droite)
Photo de Nathalie Prébende

 
 
« S’il n’y a pas de faute, il n’y a rien à se faire pardonner », Vann Nath

C’est à cette absence d’images que sont aujourd’hui confrontés historiens, cinéastes, artistes… tout un peuple en fait. Comment faire reconnaître le génocide s’il n’y en pas trace ? C’est en partie la tâche que s’est donnée le cinéaste Rithy Panh via ses films et la création du Centre de ressources audiovisuelles Bophana à Phnom Penh qui organise des ateliers de la mémoire à destination notamment de jeunes plasticiens. Au Cambodge, toute une mémoire reste à conquérir. Sont ainsi présentés dans la salle des collections du Forum des images – et jusqu’au 28 février – une dizaine de films tournés sur le sujet, notamment S-21, la machine de mort khmère rouge de Rithy Panh (2003). Dans ce documentaire, Panh fait intervenir anciens détenus et anciens bourreaux de S21, camp de détention et d’extermination dans lequel quelques 17 000 personnes furent emprisonnées et torturées. Le réalisateur ne s’instigue pas en juge, il veut aider à la reconnaissance du génocide. Dans le camp, il reconstitue le quotidien des bourreaux et des victimes. Au sein même de la prison, devenue musée, il fait rejouer l’événement pour en attester l’existence. Revenus sur les traces de leur passé, les Khmers réinvestissent lieux, attitudes et discours qui furent les leurs pendant plusieurs années. La mémoire de leurs gestes semble d’ailleurs revenir très rapidement. Le gardien qui exécute son tour de garde le fait avec une exactitude déconcertante. Les gestes reviennent naturellement. La répétition quotidienne des mêmes tâches pendant quatre ans semble s’être inscrite dans les corps et les esprits et chacun retrouve automatiquement ce qu’il faut bien appeler ses habitudes.
 
 

Un soir après la guerre, Rithy Panh (1998)

 
 
Par le documentaire ou la fiction (fut ainsi projeté Un soir après la guerre dans lequel Rithy Panh interroge l’immédiat après-guerre cambodgien à travers la figure d’un jeune couple en 1998), constituer une mémoire semble bien être une préoccupation majeure des artistes cambodgiens comme le montre l’exposition des œuvres de Vann Nath et Séra au Forum. Le premier, rescapé de S21, s’attache à transcrire au plus près par le dessin et la peinture cette expérience de déshumanisation perpétrée par les Khmers rouges. Le second tente d’en tracer une histoire et de redonner la parole aux Cambodgiens par ses bandes dessinées (Impasses et rouge, 1992, L’or et la terre, 2005, Lendemains de cendres, 2007).Tous deux donnent des images là où il n’y en a quasiment pas.

Toujours cette obsession de la trace et de l’image. Rien d’étonnant quand on sait que le Kampuchea démocratique a tenté de détruire entièrement tout vestige de la culture du pays. Les photographies personnelles étaient recherchées et supprimées. Il fallait détruire la cellule familiale pour créer un peuple uniformisé et uni : détruire les liens intimes, contrôler les mariages et les naissances, contrôler les esprits pour maintenir une main de fer sur le pays. A ce titre, le Kampuchea démocratique a fait disparaître la quasi-totalité de la production cinématographique naissante (le premier film tourné au Cambodge date de 1960). Sur les six cent films tournés en une quinzaine d’années, il n’en reste aujourd’hui que trente. Les Khmers avaient interdit la production et tué la plupart des acteurs. Davy Chou termine en ce moment son film Le Sommeil d’or sur les traces restantes de cet âge d’or du cinéma cambodgien. Le documentaire s’organise autour de rencontres avec d’anciens réalisateurs ou acteurs qui évoquent leur travail parfois entièrement disparu et la découverte du plus grand cinéma de la capitale laissé à l’abandon et occupé aujourd’hui par de nombreuses familles qui y vivent dans des conditions désastreuses. Quelques extraits de ce qui semble être un film magnifique ont été montrés. Ils confrontent les rares sources restantes – sonores essentiellement, le cinéma disparu de l’époque est connu par ses musiques toujours très populaires chez les Cambodgiens – aux témoignages attestant la volonté du réalisateur que « les images sauvées soient solidaires des images perdues. »

Manifestation brève mais intense, « Cambodge, le génocide effacé » a permis d’en apprendre beaucoup sur l’histoire tragique mais trop peu connue, de la période khmère. On ne peut que s’associer aux vœux de Soko Phay Vakalis de la poursuite de ces recherches et rencontres en partenariat avec le Forum.

Le festival Un état du monde et du cinéma, c’était aussi…

Une réflexion générale sur le monde qui nous entoure, les grandes questions géopolitiques et sociales que certaines régions ou pays connaissent depuis des années. Les avant-premières présentées au Forum témoignages de l’ouverture sur le monde proposé aux publics. The Hunter, film du réalisateur iranien Rafi Pitts, donne à voir un pays de souffrance, de silence et de censure. Dans un contexte de difficultés à produire des films, voire même de les penser en ce qui concerne Jafar Panahi condamné à 6 ans de prison, tend à expliquer le lien qui unit l’histoire d’un politique, le contexte politique dans lequel le film est réalisé et les questions qui se dégagent des productions cinématographiques. Autre avant-première marquante, Zona sur de Juan Carlos Valdivia, présent pour la projection de son film, évoque les discriminations sociales et raciales en Bolivie. Ce regard critique et social, comme dans Carancho de Pablo Trapero sur les rapaces qui rôdent auprès des accidentés de la route, peint un paysage de l’Amérique du Sud, très proche de la réalité.
 
 


Carancho, Pablo Trapero

 
 
L’originalité de cette année a été de programmer un ciné-concert avec Archie Shepp et ses musiciens, Qu’ils reposent en révolte. Les politiques migratoires et les mobilisations sociales sur des tonalités de jazz, une soirée originale mêlant cinéma et musique, le Forum a fait de ce moment un événement original et poétique.

On notera aussi la rétrospective Elia Suleiman, invité d’honneur du festival. Le réalisateur palestinien, connu notamment pour son film de 2002 Intervention divine, prix du jury à Cannes, a présenté son travail et donner sa vision de la vie en territoires palestinien. Son regard a été mis à l’honneur avec cinq courts métrages et trois longs où le réalisateur était présent pour introduire ses films. Belle réussite que ce festival, une fois encore, ouvert sur des problématiques mondiales et sociétales, a proposé à un public de plus en plus nombreux. Transmettre les films, les témoignages, les recherches ; confronter le public aux spécialistes sans emphase, mais dans la simplicité et le dialogue : le festival Un Etat du monde… et du cinéma s’avère cette année à nouveau un temps fort du programme du Forum des images et un événement cinématographique de premier plan. La quatrième édition en 2012, prévue sous de bons auspices, ne peut que se faire attendre !
 
 


Jorge Semprun et Elia Souleiman, photo de Nathalie Prébende
Si vous avez manqué le festival, le Forum des images a mis en ligne plusieurs vidéos de l’événement :

Retrouvez la soirée d’ouverture avec Elia Souleiman et Jorge Semprun

La présentation lors de la soirée d’ouverture du film Jimmy Rivière, de Teddy Lussi-Modeste

La présentation du festival par Laurence herszberg, directrice du Forum des images


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

La Cité sans voiles

La Cité sans voiles

Prototype matriciel du «noir procédural», «La cité sans voiles» fraye la voie vers un courant néo-réaliste semi-documentaire issu de l’immédiat après-guerre. Drapée sous une chape nocturne, la métropole new-yorkaise bruisse de mille faits divers crapuleux. Le jour venu, à l’été 1947, la brigade des homicides dont le bureau est la rue, bat le pavé brûlant des artères populeuses pour les élucider.