Vilaine

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Enième comédie française qui s´empare des freaks pour mieux les cerner et les discerner des escrocs. Résultat : une plaisanterie assez douteuse !

Vilaine est une comédie réalisée en binome par des aficionados de Billy Wilder et des frères Farelly. L’insolence du premier mariée au décalage bouffon des seconds aurait pu donner un résultat explosif. Il n’en est rien, tant la médiocrité des gags et l’enchevêtrement des situations frise souvent le ridicule. Ce conte de fées moderne, qui reprend le canevas bien connu et trop graisseux de la pauvre petiote rondouillarde, cherchant désespérément son prince charmant, n’éveille à aucun moment un soupçon de drôlerie. Marilou Berry (seule qualité du film) campe un personnage, sorte de cousine démente d’Amélie Poulain, qui cherche l’amour à chaque coin de rue et dont la générosité légendaire ne peut s’accorder avec notre bonne vieille et misérable société.

Le duo Benes et Mauduit filme un discours clair comme l’image poussiéreuse de leur comédie : il faut être tolérant avec tous ceux qui présentent des défauts physiques, car en leur sein se cache un cœur immense. Ecrit comme cela, c’est légèrement acceptable, mais filmé aussi platement, cela devient grossier. Au contraire de leurs influences, les deux compères oublient de rythmer leur saynète, de créer un lien entre le personnage et les situations qu’elle subit, de créer une subtilité qui viendrait déboussoler tout ce tintamarre comique.

Vilaine n’est pas une œuvre qui trahit le burlesque, c’est un court-métrage de 15 minutes qui se répète continuellement durant 1h30.

Titre original : Vilaine

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