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Exposition Survie de Cheyenne-Marie Carron et sortie du livre qui l’accompagne

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A partir du 21 mai 2022, à la galerie Joseph (Paris IIIe), Cheyenne-Marie Carron exposera ses œuvres peintes à travers une exposition intitulée « Survie. Le monde d’après ».

Cheyenne-Marie Carron est une réalisatrice dont nous suivons le travail de près, à la fois ambitieux et courageux. Pour la critique de son dernier film, cliquez ici. Elle nous livre des films engagés et puissants qu’elle réalise de manière presque artisanale puisqu’elle ne reçoit aucune subvention officielle d’aide au cinéma. Raison de plus pour la considérer comme une militante moderne du cinéma et des idées. Ex-enfant de la DDASS, elle quitte sa province à l’âge de vingt ans pour Paris avec la motivation d’y réaliser ses œuvres : faire des films et peindre. Avant elle, Pialat, Cocteau, sont passés du cadre de l’objectif à celui de la toile ou inversement.

Autodidacte, Cheyenne Carron déploie dans ses peintures et ses films, son univers intime singulier et radical. Elle réalise une quinzaine de films tout en peignant des toiles. Elle dédiera son premier livre de peintre « à ses nuits d’insomnie qui l’ont guidée vers la peinture ». En effet, elle le déclare elle-même : « Ma peinture tente d’explorer les aspects de la pensée, la part sombre, parfois mystique de l’âme humaine. Mes influences sont Odilon Redon, Chagall, Arcabas, j’aime aussi infiniment les univers de Guillaume Chansare, Simon Martin, Ana Leovy et bien d’autres. La puissance de leurs œuvres fait appel au mécanisme du rêve, qui rend visible l’invisible. La sensibilité très personnelle et leur capacité à réinterpréter le réel me touche profondément. Ma peinture s’inscrit dans un oscillement entre réalité, abstraction, figuration et narration. Ce point d’équilibre très sensible, qui permet l’ouverture de tous nos champs possibles. Elle est aussi figurative, dans un monde où les visages sont parfois bannis, les figures deviennent un accès possible. Un pont entre mon rêve et le spectateur. « Le visage » comme une sorte d’invitation. Mes peintures récentes parlent du mal-être que traverse notre société, et de la crise économique qui en découle. J’ai peint des bunkers, des terres en feu et des personnages isolés, une sorte de tabula rasa qui laisserait place à un renouveau… »

Inspirées par la peinture japonaise, de Chirico et Picasso, les couleurs pastel de ses œuvres tempèrent un peu notre désespoir et l’angoisse devant l’apocalypse qui vient sournoisement. La guerre nucléaire, la guerre civile ou l’apocalypse : de plus en plus de personnes qui redoutent le pire, construisent leur bunker. Ils sont toujours plus nombreux à penser que le monde tel qu’il existe va s’effondrer et qu’il faut dès maintenant s’y préparer. Le virus a renforcé cette peur primordiale.

 

Parallèlement sort un livre qui accompagne agréablement cette exposition.

Exposition SURVIE (Le monde d’après) à la galerie Joseph les 21 et 22 mai, 78 rue de Turenne – 75003 Paris.

https://toutelaculture.com/arts/galerie-arts/exposition-survie-le-monde-dapres-de-cheyenne-carron-a-la-galerie-joseph-les-21-et-22-mai/

 

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