Trente-deux hectares de parcs, 4 000 mètres carrés d’espaces couverts visitables toute l’année, le domaine de Chaumont-sur-Loire s’inscrit dans le magnifique patrimoine des Châteaux de la Loire. Parmi les nombreuses manifestations organisées chaque année figure le prestigieux Festival International des Jardins.
Comme le présente si bien madame Chantal Colleu-Dumond, directrice du domaine et du festival : « Le jardin est un film en mouvement ». Le parcours de ce festival 2026 nous propose plus d’une vingtaine de scènes à ciel ouvert, inspirées par des films qui ont marqué l’histoire du cinéma ou par des références plus larges.
Voici un petit panorama de ce parcours enchanteur.
Des cartes vertes très inspirantes.

La lanterne des profondeurs ©DR.
Très jolie idée que de rebaptiser la notion de carte blanche en carte verte pour permettre à quatre personnalités du cinéma de pouvoir mettre en scène le jardin de leur rêve, assistée bien évidemment par les maîtres d’œuvre du lieu, dont Bernard Chapuis, paysagiste du domaine.
Cinemazema.
L’hommage à Walt-Disney de Sabine Azéma. Installation d’une mini-salle de cinéma dans un jardin où la simplicité, la liberté et la spontanéité reflètent les qualités de cette magnifique comédienne. Son enthousiasme communicatif, son amour de la nature nous a tous charmé lors de la présentation des jardins.
La lanterne des profondeurs.
Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice, accompagnée par Philippe Berthomé, créateur lumière pour le théâtre et l’opéra, nous proposent un voyage opératique au cœur des océans. L’ombre des profondeurs pour mettre en exergue le lien essentiel mais trop souvent négligé que nous devons entretenir avec cette source de vie.
Planètes.
Prix international de la critique à Cannes en 2025, l’artiste et réalisatrice japonaise, Momoko Seto, rend hommage au Petit Prince, et aussi à Miyazaki dans un jardin rétro-futuriste, où les planètes resplendissent …. en guise d’espoir.
Le jardin de Minâb.
L’actrice iranienne Golshifteh Farahani nous rappelle l’importance des jardins dans la culture de son pays. Se retrouvent ici, la terre, l’eau et le feu, dans un espace où la contemplation se fait art.
Au cœur du concours
Parmi les plus de vingts projets qui ont été sélectionnés pour la compétition, pour vous laisser la surprise et le plaisir de les découvrir avec toute l’attention que chacun mérite, une petite sélection des jardins s’impose ici, nos coups de cœur, en quelque sorte.
Les films cultes.
Comme chacun d’entre-nous, ces concepteurs de talent que sont les paysagistes, architectes-paysagistes, jardiniers, étudiants ont dans leur cœur un film, un univers cinématographique qui les accompagne depuis toujours.
Les jardins de Tati (Ludovic Biaunier, Rodolphe Chemière, Armelle Gaboret).

Photo Jean-Michel Pignol
Cohabite dans deux espaces distincts la dualité topographique du cinéma de Tati, un monde « ancien », la tradition incarnée par monsieur Hulot, et la modernité censée simplifiée nos existences. Un décor de cinéma digne du génial Tati.
Jurassic Plantes. (Corentin Pfeiffer, Romain Maire).

Photo Jean-Michel Pignol
Alors que Steven Spielberg s’est contenté de proposer un jungle stéréotypée à ses dinosaures dans son Jurassic Park, les concepteurs de ce jardin ont réussi la prouesse de n’utiliser que des plantes et de la végétation de l’ère préhistorique, tout en rendant hommage à leur film culte.
Fenêtre sur cour. (Azilis Dubée et Adrien Laurelli)
Nous voila à la place occupée par Jeff Jefferies ( James Stewart), dans le chef-d’œuvre d’Hitchcock. Il ne nous reste plus qu’à trouver le corps de la victime dans le jardin.
Le jardin d’Amélie Poulain (Marion Cintré).
Parcours ludique, espiègle et enjoué dans l’univers du film de Jean-Pierre Jeunet. En musique évidemment. Notons que dans la quasi-totalité des jardins un travail sur la bande originale des films participe à l’immersion.
Autres films célébrés : The Truman Show, Avatar, Inception, The Stalker, Sweet Charity… preuves d’un éclectisme certain.
Dans les coulisses et le glamour.
D’une façon « officielle » le parcours nous permet de fouler le tapis rouge à deux reprises dont le très humoristique Les cannes du Festival. De s’initier à l’une des techniques du montage (L’effet K) ainsi que d’apprécier L’art du Zapping




