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Roman Polanski

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Comme souvent désormais ces dernières années, c’est dans un climat de controverse que sort le dernier film de Roman Polanski. Ce tumulte l’entourant est indissociable de sa filmographie, les drames de sa vie tout comme sa propre part d’ombre nourrissant la noirceur de ses films. Pour Polanski le mal est indissociable de l’humain et le […]

Comme souvent désormais ces dernières années, c’est dans un climat de controverse que sort le dernier film de Roman Polanski. Ce tumulte l’entourant est indissociable de sa filmographie, les drames de sa vie tout comme sa propre part d’ombre nourrissant la noirceur de ses films. Pour Polanski le mal est indissociable de l’humain et le réalisateur s’applique à le démontrer à la fois dans la nature néfaste de l’individu mais aussi dans le monde qui l’entoure. Dès lors tous ces meilleurs films témoignent de l’oppression des êtres face à une société barbare et pervertie comme Tess (1976), Le Pianiste (2002), ou J’accuse (2019). Les fondations de ces sociétés modernes trouvent également leur origine dans ce mal inextinguible avec Chinatown (1974), c’est tout autant une noirceur souterraine et organique que psychologique (Répulsion -1965 – forcément) malgré le ton potache de Le Bal des vampires. Ce n’est pas pour rien que malgré les postulats fantastiques de Rosemary’s Baby (1968) ou Le Locataire (1976), Polanski a toujours affirmé ne pas croire au surnaturel et joué sur l’ambiguïté de la menace dans le film. Pour lui ce mal est en nous, ou alors nous entoure de façon irrémédiable. Chacun est aussi capable de le subir que de l’infliger, ce qui finalement s’applique aussi à Polanski, survivant mais aussi oppresseur avéré, ne serait-ce que pour son fait divers le plus médiatique.

 

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacrée à la culture et l’imagerie queer au cinéma.


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