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Michael Caine ou la classe anglaise incarnée

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A l´occasion de la ressortie prochaine de « Ipcress, Danger immédiat », ce Coin du cinéphile est consacré à Michael Caine.

Pure incarnation de la classe anglaise dans sa facette la plus débraillée comme la plus aristocratique, Michael Caine aligne une filmographie impressionnante tant en terme de qualité que de réalisateurs et d’acteurs de renom côtoyés. Son talent lui aura permis de traverser les décennies et de dévoiler un registre toujours plus étendu. Tour à tour dandy du « Swinging London », gangster vengeur, soldat teigneux ou chétif,  tous les registres sont à la portée de Caine, capable d’affirmer ses origines « cockney » ou de se fondre dans de purs rôles de composition. Un talent qui se vérifie par une longévité exceptionnelle (en dépit de hauts et de bas tel Les Dents de la mer 4…), Caine étant encore à l’affiche de productions contemporaines majeures tels les deux Batman de Christopher Nolan ou jouant encore les justiciers vengeurs dans le récent Harry Brown dont on espère toujours une sortie française.

Pour ce Coin du cinéphile, nous plongerons dans les coins mal famés de Londres dans le célèbre La Loi du milieu de Mike Hodges. L’Afrique coloniale sera également l’occasion de découvrir le premier rôle majeur de Caine dans le film d’aventure Zoulou. Nous reviendrons également sur le ténébreux La Vallée perdue (déjà abordé dans une de nos précédentes thématiques sur l’obscurantisme religieux) ou encore sur l’étonnante trilogie d’espionnage consacrée au personnage de Harry Palmer. Enfin, deux des grands chefs-d’œuvre jalonnant la filmographie de l’acteur seront à l’honneur avec Le Limier (également abordé dans la thématique Mankiewicz) et L’Homme qui voulut être roi de John Huston.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à la satire de guerre !

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