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Le musical hollywoodien

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Retour sur la parution d’un livre richement documenté dédié au musical hollywoodien.

Avec pas moins de 500 pages, une bonne quinzaine de contributeurs, plus de dix pages d’index, de magnifiques illustrations en noir et blanc, et en couleurs, le livre, que dis-je ? la somme, dirigée par N.T. Binh et José Moure, devrait trôner sans souci dans toutes les bonnes bibliothèques et pas seulement chez les amateurs du musical. Le genre est loin d’être mort et, s’il l’était, l’ouvrage le ressusciterait sur le champ ! « Le souvenir du musical hollywoodien se perpétue et se renouvelle, conforme à la tradition d’un genre issu de l’hybridité des formes à la fois musicales et filmiques : les shows télévisés des années 1950 à 1970, puis les clips des années 1980 à 2000 ont repris, rénové ou recyclé les acquis de la comédie musicale classique, écrit N.T. Binh dans son introduction intitulée Trop de plaisir ? C’est désormais au tour des séries, de saison en saison, de s’approprier cette esthétique, par le biais d’hommages, de références ou de transgressions. » Rien n’a été oublié dans ce beau recueil, ni Cyd Charisse, ni bien sûr Fred Astaire et Ginger Rogers en couverture, même pas le fade La La Land, et encore moins le génial Chanteur de jazz. On y trouve bien sûr une belle approche de Cabaret de Bob Fosse par Fanny Beuret et bien sûr, cité à de nombreuses reprises, West Side Story. Et, cerise sur le gâteau, un très long et roboratif entretien inédit avec Ginger Rogers en toute fin. Bon on vous laisse le découvrir, le lire et le commenter. « Comment ce genre cinématographique est-il né et a-t-il évolué ? Quelle relation garde-t-il avec ses origines théâtrales ? A quel point a-t-il réussi à conjuguer la singularité d’une vision créatrice et la collaboration d’incomparables savoir-faire ? Sous quelle forme se perpétue-t-il jusqu’à aujourd’hui ? Cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes du musical tente de répondre à ces questions, en remontant aux sources de notre bonheur. »

Le musical hollywoodien. Sous la direction de N.T. Binh et José Moure. Les Impressions nouvelles, collection Caméras subjectives

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