10.000 B.C., la première légende, le premier héro

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Emmerich est un sacré patriote. L’Amérique le remercie chaque jour que Dieu fait pour avoir participer avec brio aux efforts de guerre. De productions en réalisations, toutes ses créations sont filmées au niveau du drapeau US, c’est-à-dire en hauteur. Pas d’égalité, ni de réflexion, et surtout pas d’humilité, seulement des tonnes de métrages bourrus, insensibles et […]

Emmerich est un sacré patriote. L’Amérique le remercie chaque jour que Dieu fait pour avoir participer avec brio aux efforts de guerre. De productions en réalisations, toutes ses créations sont filmées au niveau du drapeau US, c’est-à-dire en hauteur. Pas d’égalité, ni de réflexion, et surtout pas d’humilité, seulement des tonnes de métrages bourrus, insensibles et visant à canarder l’ennemi sous toutes ces formes. Du cinéma de bourrin !

Avec 10 000, c’est au tour de nos premiers ancêtres de se faire prendre en photo, histoire de rajouter à la collection personnelle du cinéaste de figurines GI & Joe, des héros velus, poilus et tous nus. Pas mal de hic dans cette affaire personnelle ; des joues rasées au millimètre, des coupes et des brushings à tire-larigot et surtout un gaillard qui se prend tout simplement pour Gene Kelly et Fred Astaire réunis. Le voir esquiver des mammouths est tout simplement hilarant à en juger la dynamique et le surtout le sens du montage.

Emmerich voulait réaliser un musical au temps des hommes préhistoriques. Emmerich se trompe de genre et prête avec beaucoup d’insolence sa patte républicaine à une production pour ados fans d’heroic fantasy. Ennuyeux est le résultat, malsaine est la conclusion. Notre premier héros (tant décrié dans la BO) mettra un terme à cette invasion de sauvageons (dont la peau mate et les quelques comportement typiquement orientaux ne seraient que fortuits) et épousera sa bien-aimée après avoir au passage copié sur le scénario d’Apocalypto de Mel Gibson. Ah, la camaraderie chez les patriotes !


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