X-Men Origins : Wolverine

Article écrit par

Près de trois ans après le dernier volet de la trilogie, les X-MEN reviennent au cinéma dans un nouveau film époustouflant. X-MEN Origins: Wolverine nous plonge dans l’histoire du plus puissant des X-Men. Les grandes questions sur Logan, son histoire, son pouvoir, trouvent enfin des réponses.

Avec ce film, le public retrouve Hugh Jackman dans le rôle qui l’a révélé au public international. Suant l’animalité et la virilité, il n’ a aucun mal à convaincre dans son interprétation du fauve Wolverine. Alors si vous vous demandez comment on fait pour réaliser un film de presque deux heures autour d’un seul personnage, le réalisateur Gavin Hood a assurément trouvé la réponse. Alors que les précédents volets s’apparentaient d’avantage au film choral, ce « spin off » se focalise sur un seul mutant. Mais que les fans se rassurent, nombre d’entre eux seront également de la partie! On fait enfin la connaissance de Gambit, qui aurait dû se trouver dans le second et le troisième volet, mais c’est aussi la première apparition de Deadpool ou encore de Blob.

Même si la majeure partie de son histoire se déroule dans les année 70, l’aventure de Wolverine dure depuis 150 ans. La mise en scène rend bien compte de cet étalement dans le temps sans pour autant tomber dans les pièges de la longueur. De bout en bout, Gavin Hood nous tient en haleine et parvient à donner un rythme et une dynamique constante.
Les effets spéciaux sont sans hésitation le point fort de ce nouveau volet. Avec un budget de près de 150 millions de dollars, le réalisateur s’est sans conteste donner les moyens de nous en mettre plein la vue. Du début à la fin du film, les scènes s’enchainent sans décevoir. Mais rien d’excessif, il ne faut pas oublier que l’histoire concerne des mutants dotés de super pouvoir, ce qui élargit la frontière du vraisemblable et ouvre un terrain de jeu incroyable à Gavin Hood.

Une fois de plus X-MEN aborde la lutte du bien contre le mal, et plus intimement la lutte intérieure à laquelle est livré Logan: « You’re not an animal » Impossible de manquer ce déchirant dilemme, évoqué à plusieurs reprises dans le film, qui ferait presque basculer le tout dans le cliché. Mais heureusement Gavin Hood a vite fait de se reprendre.

Ce dernier volet est indiscutablement un film à grand spectacle. La comparaison avec les trois films précédents n’a pas lieu d’être. Mêlant à la fois romance, action, humour et drame, X-MEN Origins: Wolverine dépasse la trilogie sur bien des plans. Certes c’est encore une fois une bataille de mutants mais le feu d’artifice qui est ici offert est le premier du genre. Les personnages gagnent en crédibilité et en ambiguïté et le résultat est vraiment convaincant. Gavin Hood a réussi une mise en scène spectaculaire et un scénario intelligent qui tient vraiment la route. L’attente n’aura pas été vaine et ce volet devrait ravir un large public, qu’il soit déjà fan ou non.

Titre original : X-Men Origins : Wolverine

Réalisateur :

Acteurs : , , , , , , ,

Année :

Genre :

Durée : 105 mn


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

L’étrange obsession: l’emprise du désir inassouvi

L’étrange obsession: l’emprise du désir inassouvi

« L’étrange obsession » autopsie sans concessions et de manière incisive, comme au scalpel ,la vanité et le narcissisme à travers l’obsession sexuelle et la quête vaine de jouvence éternelle d’un homme vieillissant, impuissant à satisfaire sa jeune épouse. En adaptant librement l’écrivain licencieux Junichiro Tanizaki, Kon Ichikawa signe une nouvelle « écranisation » littéraire dans un cinémascope aux tons de pastel qui navigue ingénieusement entre comédie noire provocatrice, farce macabre et thriller psychologique hitchcockien. Analyse quasi freudienne d’un cas de dépendance morbide à la sensualité..

Les derniers jours de Mussolini: un baroud du déshonneur

Les derniers jours de Mussolini: un baroud du déshonneur

« Les derniers jours de Mussolini » adopte la forme d’un docudrame ou docufiction pour, semble-t-il, mieux appréhender un imbroglio et une conjonction de faits complexes à élucider au gré de thèses contradictoires encore âprement discutées par l’exégèse historique et les historiographes. Dans quelles circonstances Benito Mussolini a-t-il été capturé pour être ensuite exécuté sommairement avec sa maîtresse Clara Petacci avant que leurs dépouilles mortelles et celles de dignitaires fascistes ne soient exhibées à la vindicte populaire et mutilées en place publique ? Le film-enquête suit pas à pas la traque inexorable d’un tyran déchu, lâché par ses anciens affidés, refusant la reddition sans conditions et acculé à une fuite en avant pathétique autant que désespérée. Rembobinage…