Select Page

Shohei Imamura

Article écrit par

Le poète et anthropologue du cinéma japonais.

Shohei Imamura fut un des fers de la lance de la Nouvelle vague japonaise, qui bouscula le système studio d’alors par sa radicalité esthétique et thématique avec des auteurs tels que Nagisa Oshima ou Seijun Suzuki. Après diverses œuvres de commande pour la Nikkatsu, Imamura s’affirme, dès Cochons et cuirassés (1961), par son regard cru et cinglant sur le Japon d’après-guerre. Ce film et les problèmes qu’il causa au réalisateur pourraient s’apparenter à une démarche politique. En réalité, Shohei Imamura est un anthropologue féru des contradictions de la nature humaine, contradictions qu’il scrutera à nouveau sous un angle-socio historique dans La Femme insecte (1963). Ensuite, les élans sexuels et primitifs de Le Pornographe (1966) ou Profonds désirs des dieux (1968) accentueront cette dimension qui prendra une tournure plus abstraite et poétique dans les primés La Ballade de Narayama (1983) et L’Anguille (1997). La morale n’a pas prise sur ce regard non pas distant, mais sans jugement sur les comportements qu’il observe.

Bonne lecture avant un prochain Coin du Cinéphile consacré au cinéma espagnol sous le franquisme.

Réalisateur :


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

Les Invisibles

Les Invisibles

Entre rires et larmes, le film de Louis-Julien Petit « Les Invisibles », nous fait un joli cadeau : celui de montrer que résilience balaie d’un revers tous nos clichés sur la précarité.

Asako I&II

Asako I&II

A l’image des protagonistes qui ne trouvent pas d’issue à leur histoire, nous non plus on ne trouve pas d’issue à ce film qui ne semble finalement pas abouti et qui prend de fausses allures de téléfilm.

Border

Border

Un conte moderne cruel qui revisite brillamment la figure onirique du monstre sur fond de tolérance et de recherche identitaire