La folie, euphorisante destruction…

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Bonjour à tous, chers internautes. Ce Coin du cinéphile est consacré à un thème récurrent du Cinéma : la Folie. Du changement, et un panel plus hétérogène, pour piocher dans ce que le cinéma – américain en l’occurrence – peut donner de mieux en la matière. La folie dans sa réalité la plus dure, la […]

Bonjour à tous, chers internautes.

Ce Coin du cinéphile est consacré à un thème récurrent du Cinéma : la Folie. Du changement, et un panel plus hétérogène, pour piocher dans ce que le cinéma – américain en l’occurrence – peut donner de mieux en la matière.

La folie dans sa réalité la plus dure, la folie dans sa représentation la plus symptomatique, la folie feintée, corrompue mais foncièrement vitale dans le mode de fonctionnement d’un individu…

Une femme sous influence, Répulsion, La Nuit du chasseur et L’Antre de la folie exploitent l’idée que la différence est propre à susciter des chocs graphiques aptes à balayer le réel de sa norme décapante.

Ainsi se construit, par exemple, le film du magnifique John Carpenter, dès lors que l’hôpital nous a ouvert ses portes. Ce qui est au bord du cadre, la marge, est plus intéressant que la blancheur clinique au centre du plan : la norme. Le film écartèle son propre plan pour le déchirer, et plonger au coeur de la monstruosité. Ainsi, les oeuvres transpirent, réfléchissent et se nourrissent de la régression ontologique de leurs protagonistes.

De Cassavetes à Carpenter, le traitement cinématographique de la folie regorge de trouvailles dans la contamination, dans les raccords, les éclairages, les souffrances que chacun des réalisateurs prend un plaisir malin à filmer. Ces œuvres torturées sont, de fait, aussi puissantes visuellement que psychologiquement…

Bonne lecture à tous.

Le prochain Coin du cinéphile quant à lui, sera consacré à Jacques Tati, le burlesque romantique…


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