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Kung Fu Panda

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Avec Kung Fu Panda, direction la Chine et son monde mystérieux que représente l´univers secret du Kung Fu…

Les studios Dreamworks, avec Kung Fu Panda, s’envolent aujourd’hui pour la Chine, où l’art martial ancestral du Kung Fu en est le cœur. Po, gentil panda grassouillet (comme tout panda qui se respecte), grand fan de Kung Fu et plus particulièrement des légendaires Cinq Cyclones (Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe), se retrouve, par un concours de circonstances, désigné pour accomplir l’ancienne prophétie et sauver la vallée des griffes du terrible léopard des neiges, j’ai nommé Taï Lung.

Le nouveau né de Dreamworks réalisé par Mark Osborne et John Stevenson nous entraîne dans un univers où la volonté et la confiance en soi transcendent les barrières du physique. Le message est on ne peut plus clair : si tu crois en toi, tu peux réaliser tous tes rêves. Le propos est certes simple, mais il ne faut pas oublier que Kung Fu Panda s’adresse en premier lieu aux enfants.

Plein de sagesse et d’humour, le film réunit, à première vue, toutes les qualités d’un bon film d’animation. Les personnages ont chacun leur caractère propre, bien défini, auquel il est facile de s’identifier. L’histoire sonne juste. L’humour est au rendez-vous. De plus, le film entraîne son spectateur dans l’univers onirique des contrées lointaines de la Chine ancienne. Le film compte aussi sur un casting de rêve, aussi bien dans sa version originale que dans sa version française, afin de donner du coffre et de la profondeur à ses personnages. De l’autre côté de l’Atlantique sont aux commandes Jack Black, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Lucy Liu, Jackie Chan… Au sein de l’hexagone Manu Payet, Marc Lavoine, Marie Gillain, Pierre Arditi…prennent le relais.

Cependant, l’aspect très (trop ?) soigné, grâce aux images de synthèse, enlève au film son côté quelque peu magique et poétique. Certains films d’animation faisant appel au tout ordinateur nous font parfois regretter le côté artisanal de l’animation plus traditionnelle, lorsque les traits sont moins parfaits, les images moins léchées et dans lesquels poésie rime avec lyrisme. De plus, Kung Fu Panda se veut par moments très d’jeunes, employant verlan et autres expressions nouvelles, ôtant ainsi une certaine dimension au charme et à l’enchantement que l’on peut (et espère) trouver au sein d’un film d’animation.

L’idée de départ et le scénario de Kung Fu Panda promettent beaucoup. Malheureusement, la forme ne suit pas vraiment et déçoit quelque peu. La maîtrise de l’image est incontestablement parfaite mais ne réussit pas à (re)transcrire l’esprit poétique qui semble souffler dans la vallée de Kung Fu Panda.

Titre original : Kung Fu Panda

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Durée : 90 mn


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