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Hostel – Chapitre II

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Durant leurs vacances en Europe, Beth, Lorna et Whitney, trois jeunes Américaines, rencontrent une superbe femme. Celle-ci se propose de leur faire découvrir pour un week-end un établissement de cure où elles pourront se reposer et s’amuser. Attirées par cette offre, les trois jeunes femmes la suivent et tombent dans son piège. Livrées à de […]

Durant leurs vacances en Europe, Beth, Lorna et Whitney, trois jeunes Américaines, rencontrent une superbe femme. Celle-ci se propose de leur faire découvrir pour un week-end un établissement de cure où elles pourront se reposer et s’amuser. Attirées par cette offre, les trois jeunes femmes la suivent et tombent dans son piège. Livrées à de riches clients associant l’horreur au plaisir, les trois jeunes femmes vont vivre un cauchemar absolu.

Séquelle obligée du cauchemar Hostel d’Eli Roth, les spectateurs découvrent à nouveau les charmes de la Slovaquie, avec ses spa relaxants, ses bimbos affriolantes et ses tortionnaires vicieux.

En se démarquant des productions horrifiques habituelles par un postulat simple mais barbare (des gens fortunés se payent le luxe de tuer des individus comme on joue au casino ou l’on paye une call girl), Hostel parvint à instiller le malaise en abordant de manière frontale le commerce humain. Une fois le concept posé, il ne restait plus à Eli Roth qu’à développer les ramifications de ce jeu humain. Une sorte de Chasses du comte Zaroff à la sauce capitaliste.

Suite au succès de son premier opus, Eli Roth s’est demandé comment aller encore un peu plus loin dans le glauque et la perversité. Et quoi de mieux que de remplacer les protagonistes mâles par des donzelles dont la plastique excitera encore un peu plus ces bouchers fortunés. De belles filles, des tortures, du sang, et une immoralité assumée, recette toute trouvée pour ce metteur en scène opportuniste et talentueux. Et à la vision de cet Hostel 2, aucun doute ne subsiste quant à la capacité de Roth à mettre en scène minutieusement des meurtres et des tortures sur un ton outrancier et cynique. Ironiser la violence est à la mode, et ce n’est sûrement pas le producteur exécutif Quentin Tarantino qui prétendra le contraire !

Il avait été reproché à Hostel un côté American pie versant tout à coup dans le sordide complaisant. A croire que Roth a écouté ses détracteurs en délaissant cet aspect superficiel, les filles en question étant venues pour se relaxer et non « pour se faire un maximum de filles » dixit les mecs d’Hostel. Le réalisateur préfère se concentrer sur les rouages de cette entreprise underground et illégale, donnant une vision encore une fois particulièrement noire des pays de l’Est. Et ça fonctionne. Des hommes de main impassibles devant l’exécution d’un enfant (une ou deux séquences vont faire hurler les ligues de protection de l’enfance), sans oublier les portraits des bouchers en mal de sensations fortes, Roth parvient à créer un univers angoissant où tout individu est une menace dont il faut se méfier.

Alors certes, on pourra lui reprocher les traits caricaturaux de certains personnages ainsi que la facilité avec laquelle il plonge pour choquer à tout prix, mais force est d’avouer que les décors industriels de la prison et les séquences de torture sont réalistes et efficaces. La scène se référant au rite de la princesse Bathory est particulièrement réussie, et l’on sourit à la découverte d’un ersatz d’Hannibal Lecter en train de déguster un jeune slave.
Si l’effet de surprise est amoindri, Eli Roth ne fait que poursuivre sa thématique du corps marchandise, et l’ensemble politiquement immoral de cette suite se laisse regarder avec beaucoup de plaisir (coupable).

Titre original : Hostel : Part II

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Genre :

Durée : 93 mn


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