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Festival Premiers Plans d’Angers : 24e

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Du 20 au 29 janvier se tient la 24e édition du Festival Premier plans d’Angers, toujours consacré à la découverte des nouveaux talents européens.

Au programme cette année, en vrac : onze longs-métrages en compétition, une rétrospective danse et cinéma, un hommage à Godard ou encore une carte blanche au Festival de Pékin. Il était une fois le cinéma y sera à partir du 26.

Ils sont nombreux à être passés par là, et pas des moindres : Fatih Akin, Athina Rachel Tsangari (révélée en 2011 par Attenberg), Arnaud Depleschin, Xavier Beauvois ou encore Suzanne Bier, tous ont fait leurs premières armes au désormais célèbre festival d’Angers. Depuis 1989, Premiers Plans poursuit sa vocation de défricheur de talents, ainsi que de passeur de patrimoine cinématographique. En 2012, l’événement est présidé par Christophe Honoré, qui connaît bien la manifestation depuis sa participation en 1996 en tant que stagiaire à la programmation. Dix jours donc de compétition et parcours libres, dix jours de longs et courts-métrages, films d’animation, films d’école, rétrospectives et séances spéciales, tous soigneusement sélectionnés parmi plus de 2000 documents reçus pour l’occasion.

Premiers Plans s’est ouvert vendredi avec la projection en avant-première du très attendu film de Patricia Mazuy, Sport de filles, et se clôturera samedi prochain par 38 combats, le nouvel opus de Lucas Belvaux, toujours présenté en exclusivité. Entre les deux, il y a, et c’est peu de le dire, de quoi faire. Bien sûr, on attend avec impatience de découvrir les premiers longs et courts-métrages européens, où ressortent déjà les noms d’Oslo, 31 août de Joachim Trier et de Portrait au crépuscule d’Anguelina Nikonova, lauréat de la Flèche de Cristal au Festival de cinéma européen des Arcs. Les sections « Plans animés » et « 3D relief » devraient permettre de se faire une idée de l’état de la production cinéma actuelle en matière d’animation, tandis que « Figures Libres », qui regroupe des premières œuvres réalisées hors contraintes et formats, offrira sans nul doute un regard original sur des œuvres peu visibles ailleurs. Citons déjà Nana de Valérie Massadian, qui avait fait grande impression sur Pauline Labadie au dernier Festival International du Film Francophone de Namur.

C’est dans la section « Plans suivants » que l’on verra avec une curiosité teintée d’excitation le deuxième film de Sophie Letourneur après sa Vie au ranch, mais aussi celui de Guillaume Brac, Un monde sans femmes, déjà adoubé avant sa sortie le 8 février par une partie de l’équipe. Les inconditionnels et les autres pourront réviser leurs classiques avec une immense rétrospective Godard, intitulée « De Godard à JLG » et qui, d’A bout de souffle à Film Socialisme, pourrait bien rappeler que l’on ne connaît pas encore sur le bout des doigts l’un des cinéastes les plus importants de tous les temps. Il en va de même avec Alan Clarke, enfin reconnu en France, qui a également les honneurs d’une sélection de courts et longs-métrages, après la parution récente d’un coffret DVD aux éditions Potemkine. Citons encore la section « Danse et cinéma », ou encore l’hommage rendu à Jorge Semprun avec la projection de Z (Costa-Gavras) et La guerre est finie (Resnais), films dont l’auteur espagnol disparu en juin dernier avait signé les scénarios.

Enfin, de belles surprises devraient ressortir de la sélection « Beijing First Film Festival », qui regroupe grâce à un partenariat un programme de courts-métrages et cinq longs chinois révélés au Festival de Pékin, où une délégation d’Angers composée de Julie Gayet, Athina Rachel Tsangari et le Roumain Bogdan George Apetri avait présenté en octobre-novembre dernier 7 premiers longs métrages et 12 courts métrages européens.


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