Un endroit comme un autre

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Un homme qui va mourir cherche un toit pour son jeune enfant…

De la production à la réalisation

Avec un tel nom, sans aucun lien de parenté pourtant avec le célèbre réalisateur italien, mais neveu toutefois de Luchino Visconti, Uberto Pasolini dall’Onda ne pouvait pas faire autre chose que du cinéma même s’il a commencé sa carrière dans la banque d’investissement. Ce qui pourrait expliquer qu’il est entré ensuite en cinéma du côté de la production en devenant peu à peu vice-président de Columbia Pictures et fondateur de sa propre société de production, Redwave Films, toujours au Royaume-Uni devenu par là-même une sorte de pilier de ce cinéma en produisant notamment le film à grand succès, The Full Monty, en 1997. Il a réalisé à ce jour trois films, dont Une belle fin en 2013, lui permettant d’obtenir le prix de Meilleur Réalisateur dans la section Orizzonti du festival de Venise 2013.

 

A la recherche de la famille idéale

Pour son troisième film, Uberto Pasolini a choisi encore une fois une histoire très triste, mais traitée d’une manière quasi néoréaliste. Un père, interprété par le charismatique James Norton, se sachant condamné par la maladie, cherche une famille d’accueil pour son jeune fils Michael que sa mère a abandonné. On suit alors les deux personnages pendant presque une heure et demie dans leur vie de tous les jours, et dans cette recherche souvent désespérée dans les rues d’une ville sans âme. Ce film qui aurait pu devenir un vrai tire-larmes est traité d’une manière digne et délicate et repose bien sûr presque entièrement sur les épaules de l’enfant, interprété par Daniel Lamont. « Le plus grand défi que j’avais à relever consistait à travailler avec un jeune enfant et parvenir à créer une relation père-fils qui soit crédible, déclare le réalisateur dans le dossier de presse du film. Heureusement nous avons trouvé Daniel Lamont, un enfant extraordinaire, vif et naturellement doué. James Norton, un acteur d’une immense générosité, l’a pris sous son aile et l’a guidé jusqu’au bout de cette aventure intense et perturbante qu’est le tournage d’un film. »

 

Proche parfois de l’univers de Chaplin

Cela procure au film une ambiance proche par instants du célébrissime Kid de Charlie Chaplin, comme pour prouver à l’écran l’attachement d’un père à son enfant, et cette magnifique tendresse qui émane de presque tous les plans. Grâce aux images de Marius Panduru et au montage de Masahiro Hirakubo et Saska Simpson, ce film touche au coeur mais parvient à devenir en plus une formidable leçon de cinéma à travers chaque plan et chaque image qui nous rapprochent en fait du travail de réalisateur qui, à son insu parfois, filme la mort au travail.

 

Titre original : Nowhere Special

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Durée : 96 mn


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