Shoah (coffret de trois Blu Ray 1, 2 et 3)

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Le film revient sur le génocide et s’impose comme le témoignage suprême. A découvrir, à redécouvrir, à offrir pour ne jamais oublier.

Un film complet sur le génocide

En 1985 sortait sur les écrans Shoah de Claude Lanzmann, décédé en 2018, et qui allait vite devenir le film de référence par excellence et un témoignage sur l’extermination des juifs sous le nazisme. Œuvre universelle et magistrale, ce film fut tourné entre 1976 et 1981. Sa sortie marqua un tournant dans l’histoire du cinéma et dans la manière d’appréhender l’extermination des Juifs d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale. D’une durée de presque dix heures, le film alterne entretiens avec des rescapés et des témoins du génocide et des images poignantes sur les lieux où il eut lieu. Plutôt que de recourir à des images d’archives, le réalisateur Claude Lanzmann choisit de donner la parole aux témoins des centres d’extermination – survivants, assassins, voisins – pour parvenir à raconter l’indicible génocide des Juifs d’Europe par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Un indispensable travail historique et mémoriel.

César d’honneur en 1986

Récompensé par un César d’honneur en 1986, il est inscrit en 2023 au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO. Cité à de nombreuses reprises dans les listes des meilleurs films de tous les temps, cette œuvre-monument marque une date importante dans la représentation et la diffusion de la mémoire de la Shoah et il est important que la célèbre maison du cinéma, Carlotta, le ressorte en format Blu-Ray afin de le rendre plus facilement accessible dans les familles et dans les lieux de culture comme les écoles, les médiathèques et les associations notamment. C’est un film monument qui devient plus utile, nécessaire en ces temps troublés qui voient renaître l’antisémitisme et où l’on nous parle en haut lieu du retour de la guerre, comme si jamais personne n’apprenait rien dans les horreurs de ce monde et de l’Histoire. Le film est parvenu aussi à la suite d’un travail minutieux à filmer même six nazis, dont trois parmi eux en caméra cachée. Un réel travail de titan qui a un avant et un après. L’après, c’est le succès de cette œuvre, récompensée et commentée de toutes parts, et l’avant c’est le travail pharaonique de sa préparation.

Vaste enquête préparatoire

En effet, entre l’enquête préparatoire, qui dure quatre ans, dans quatorze pays, le tournage (près de 350 heures entre 1976 et 1981), sur les lieux mêmes du génocide, et le montage, le film a pris douze ans pour voir le jour (1973-1985). Son origine vient d’une commande du gouvernement israélien, en , à la fin de la guerre du Kippour : « L’aventure de Shoah commence ici : mon ami Alouf Hareven, directeur de département au ministère des Affaires étrangères israélien, me convoqua un jour et me parla avec une gravité et une solennité que je ne lui connaissais pas. […] Il ne s’agit pas de réaliser un film sur la Shoah, mais un film qui soit la Shoah. […] Si tu acceptes, nous t’aiderons autant que nous le pourrons. » Mais le film a rapidement épuisé les commanditaires, tant par sa durée que par ses délais de fabrication. Le réalisateur a dû trouver d’autres financements : gouvernement français et beaucoup de dons directs en France. La sortie du film dans un coffret particulièrement soigné chez Carlotta finir d’assoir la réputation de ce film immarcescible. À noter du reste que le Blu Ray #3 propose le documentaire Je n’avais que le néant, Shoah par Lanzmann de Guillaume Ribot qui relate les douze années de travail, les milliers d’heures de préparation, les voyages aux quatre coins du monde, les dizaines de témoins et autant de doutes, de déboires, d’impasses, mais aussi de moments de grâce. À partir des 220 heures de rushes non utilisés au montage et des Mémoires de Claude Lanzmann, Guillaume Ribot raconte la production d’une œuvre majeure du cinéma, au plus près des obsessions de celui qui entreprit de faire émerger la vérité du néant.

 

Des suppléments d’une rare importance

Le coffret comporte en outre deux autres films de Claude Lanzmann : Un vivant qui passe dans lequel on découvre Maurice Rossel, délégué du Comité international de la Croix-Rouge qui, en juin 1944, visita le ghetto modèle d’Eichmann : Theresienstadt et Le rapport Karski qui dresse le portrait du résistant polonais Jan Karski, témoin du ghetto de Varsovie. Mais aussi la bande-annonce du film et un livret de 28 pages.

Disponible en coffret 3 Blu-ray
Étui rigide + Digipack + Livret
Restauration 2K. ENCODAGE AVC
Version Originale DTS-HD Master Audio 1.0 • Sous-Titres Français

Format 1.37 respecté • Couleurs • Durée du Film : 550 mn

60 euros.

 

 

 

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