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Richard Quine

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Le Coin du cinéphile de cette semaine est consacré à un maître oublié, Richard Quine.

A la fin des années 50, Richard Quine fait partie du peloton des nouveaux maîtres de la comédie américaine aux côtés des Blake Edwards, Frank Tashlin ou encore Jerry Lewis. Ces réalisateurs prolongeaient les avancées des Lubitsch, Wilder ou encore Preston Sturges en y ajoutant une dimension plus distanciée et parodique, bien aidés par la relâche progressive du Code Hays. Richard Quine était certainement un des plus doués et inventifs de cette nouvelle vague et celui qui affichait le registre le plus varié. Quelques échecs commerciaux signèrent une baisse d’inspiration et une mise au ban progressive des studios qui conduiront à son suicide dramatique en 1989. Cette faible exposition (Preston Sturges eut le même problème, du moins au sein de la critique européenne) conduisit à l’oubli progressif d’une filmographie des plus brillantes de son temps.

Pour ce Coin du cinéphile, nous aborderons ainsi quelques fleurons de l’âge d’or du cinéaste au croisement des années 50/60. La comédie sera bien évidemment à l’honneur avec la trilogie de la mise en abyme cinématographique composée de L’Inquiétante Dame en noir, Deux têtes folles et Comment tuer votre femme. L’aisance de Quine dans les différents genres traversera la trépidante comédie musicale Ma sœur est du tonnerre, l’excellent film noir Du plomb pour l’inspecteur et la screwball comédie surnaturelle L’Adorable Voisine. Enfin nous reviendrons sur ce qui est peut-être le chef-d’œuvre de Quine, le mélodrame Les Liaisons secrètes que nous avions déjà abordé dans notre Coin du cinéphile sur l’adultère.

Bonne lecture avant un futur thème riche et passionnant sur Shakespeare à l’écran !

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