La comédie pop sixties

Article écrit par

Au milieu des années 60, poussée par une jeunesse exultant et enfin libérée, la culture pop s’affiche partout.

Véhicule des idéaux libertaires et hippies en vogue à l’époque, la pop imprègne divers cercles culturels. Le milieu de la mode notamment voit les jupes se raccourcir, les tenues se faire plus extravagantes et colorées, tandis que les coupes de cheveux s’allongent. Les arts, et plus particulièrement la bande dessinée – vrai noyau de la contreculture -, délivreront des univers bariolés et des situations sexuelles équivoques, grâce à des auteurs comme Crumb, Manara ou Jean-Claude Forrest.

La musique bien évidemment. Les années 60 voient naître dans l’ombre des Beatles (période Sgt. Pepper’s/ Magical Mystery Tour) une horde de groupes anglais, composant des œuvres psychédéliques sous l’influence de LSD et des écrits de Lewis Carroll.

Le cinéma, comme toujours grand absorbeur de tendance ne pouvait passer à côté de la révolution pop. Narration décalée, bande son easy listening et ambiance psyché deviendront donc pour un temps une convention pour les productions ciblant les jeunes de l’époque.

Pour ce Coin du cinéphile, les bd filmées Barbarella et Danger Diabolik seront synonymes de découverte de la sexualité chez Vadim ou d’anarchisme cool chez Bava. The Party de Blake Edwards et Fantasmes de Stanley Donen montreront comment l’influence pop envahissait alors les travaux de cinéastes établis (pour Donen) et se greffait à des genres bien plus anciens (le splapstick chez Edwards). Enfin, une petite curiosité oubliée et pur produit de son époque sera abordée avec Plus féroces que les mâles, étonnant et réjouissant avatar de James Bond.

Bonne lecture, nous nous retrouverons prochainement pour un Coin du cinéphile consacré aux frères Coen à l’occasion de la sortie de Serious Man.


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

WESTFIELD STORIES SAISON 2

WESTFIELD STORIES SAISON 2

Interview de Nathalie PAJOT, Directrice Marketing France d’Unibail-Rodamco-Westfiel. Elle nous présente la deuxième édition du Festival de courts-métrages Westfield Stories auquel est associé Kourtrajmé, le collectif de jeunes cinéastes crée par Ladj Ly.

Cycle Mani Kaul, cinéaste féministe de l’errance et du voyage intérieur

Cycle Mani Kaul, cinéaste féministe de l’errance et du voyage intérieur

Le cinéma de Mani Kaul dépeint subtilement la manière dont la société indienne traite ses femmes. On peut qualifier ses films d’art et essai tant ils se démarquent de la production commerciale et sont novateurs par leur forme originale. Avec une âpreté et une acuité douloureuses, le réalisateur hindi décline le thème récurrent de la femme indienne délaissée qui subit le joug du patriarcat avec un stoïcisme défiant les lois de la nature humaine. Un mini-cycle à découvrir de toute urgence en salles en versions restaurées 4K.

Le chant des vivants

Le chant des vivants

Quitter son pays, essuyer les coups, traverser la mer… Mais si le pire était à venir ? Survivre n’est pas un tout. Cécile Allegra propose à de jeunes exilés de penser l’après, par l’art-thérapie. Le chant des vivants est une douloureuse mélodie de laquelle advient une merveille cinématographique.