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Jean-Paul Rappeneau

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Si on effectuait un rapide sondage pour désigner le plus grand réalisateur français des quarante dernières années, il est fort probable que le nom de Jean-Paul Rappeneau ne soit pas le plus cité. Le titre lui revient pourtant tout naturellement.

Le style Rappeneau, c’est un mélange de sujet ambitieux et d’une patte bien identifiable, alliant la virtuosité de la comédie américaine à un patrimoine culturel et historique typiquement français.

Maniaque jusqu’au bout des ongles, il fait appel aux plus grands pour mettre la dernière main à ses scripts (Sautet, Dabadie…) pour constamment aboutir à des constructions infaillibles, en dépit de la frénésie des intrigues et des péripéties. Cette exigence a pourtant un prix : Rappeneau n’a réalisé que sept films en près de quarante ans de carrière. A la manière d’un Kubrick, la recherche du sujet parfait chez lui nécessite de plus en plus de temps, l’écart entre les films s’espaçant tout autant. Déjà sept ans depuis Bon Voyage, on espère recevoir bientôt des nouvelles d’un projet à venir car Rappeneau manque vraiment au cinéma français.

Pour ce Coin du cinéphile, la courte filmographie du réalisateur permettra de revenir sur l’ensemble de son œuvre. Grande Histoire, couple en crise et intrigues survoltées seront au centre des Mariés de L’An II, Le Sauvage et La Vie de château. Le goût de Rappenau pour les mots et les grandes œuvres littéraires se dévoilera dans le célèbre Cyrano de Bergerac et Le Hussard sur le toit. Pour finir, nous reviendrons sur deux échecs injustifiés de sa carrière avec le tendre Tout feu tout flamme et le grandiose Bon Voyage, meilleur film français de la décennie passée.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à John Boorman !

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