Festival Kinotayo 2008

Article écrit par

Créé par l’association Kinotayo en 2006, le Festival du film japonais contemporain à l’ère numérique offre un panel de longs-métrages japonais, tous produits au cours des dix-huit derniers mois.

Implanté tout à la fois à Paris (au cinéma Élysées Biarritz, du 19 au 25 novembre), dans certaines villes de province (Marseille, Biarritz, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Pau et Moulin, du 17 au 28 novembre) et du Val d’Oise (Roissy en France, Cergy-Pontoise, Vauréal et au Château d’Auvers-sur-Oise), le Festival Kinotayo est un événement unique en son genre, dont l’objectif consiste « à développer la connaissance et à favoriser la compréhension de la culture, de l’histoire et des modes d’expression japonais auprès du public français, en contribuant à une plus large diffusion de la création cinématographique du Japon. »

S’engageant, pour la troisième année consécutive, à lutter contre la sous-représentation du cinéma japonais dans l’Hexagone, les membres du Kinotayo proposent de découvrir dix-huit longs-métrages, dont quatorze inédits en France, et de rencontrer huit des réalisateurs concernés par la programmation. Un hommage, de plus, sera rendu au cinéaste Hideo Gosha, l’un des maîtres du film de sabre, à l’occasion de la projection de son film Hitokiri (1969).

Cherchant à promouvoir les innovations japonaises en matière de technologie numérique, le festival, enfin, présentera pas moins de dix films projetés en HD. L’occasion est telle qu’une conférence intitulée « La création numérique dans le cinéma japonais » sera organisée le 20 novembre, à l’Espace Pierre Cardin de Paris, en partenariat avec la Commission du Film d’Île-de-France dans le cadre des journées ParisFX.

Amateurs du cinéma nippon ou cinéphiles avertis, retrouvez toutes les informations pratiques (programme, salles de projection, horaires, tarifs) sur le site internet de Kinotayo : www.kinotayo.fr


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

La ragazza di Bube : une leçon d’humanité

La ragazza di Bube : une leçon d’humanité

Dans l’arrière-pays toscan à peine libéré du joug fasciste, un lien indéfectible se noue entre le jeune partisan Arturo dit  » Bube » , le vengeur, et Mara, jeune sauvageonne en mal d’amour. Dans les convulsions et les remous politiques de l’ immédiat après-guerre, Luigi Comencini filme le passage à l’âge adulte de la jeune paysanne immature. Ballotée par des événements qui la dépassent, elle prend brusquement conscience de sa nature profonde. C’est aux côtés du maquisard qu’elle va forger une expérience désabusée de la vie. Relecture actualisée..

Nuit et Brouillard ou comment convoquer l’indicible

Nuit et Brouillard ou comment convoquer l’indicible

A revoir « Nuit et brouillard », le documentaire d’Alain Resnais nous plonge dans une sidération honteuse. Les images de déshumanisation génocidaire hantent sans répit notre mémoire et convoquent notre mauvaise conscience collective. Elles sont le contrepoint du plaidoyer élégiaque en faveur d’une paix universelle que sous-tend la sublime prose littéraire de Jean Cayrol, écrivain-poète et résistant déporté à Mauthausen en 1942. Le présent des ruines et de désolation est le pendant d’un passé tragique qu’il s’agit de raviver douloureusement pour le tirer de l’oubli terminal. Dix ans après la découverte de l’ampleur victimaire de la « solution finale » sciemment élaborée par les dignitaires nazis, la mobilité contemplative des travellings parcourant les vestiges de la machine concentrationnaire vient contrebalancer la stase des charniers de cadavres amoncelés ad nauseam et déblayés par les bulldozers dans un précipité hallucinant. Relecture de ce documentaire fondateur à l’aune de notre regard rétrospectif contemporain..