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Tops des films et séries vus pendant le confinement

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En cette période de déconfinement progressif, marquée pour tous les cinéphiles par la perspective de la réouverture des salles de cinéma françaises le 22 juin, nous avons souhaité revenir sur les films et séries vus ou revus par nos rédacteurs pendant ces derniers mois.

Il y a trois mois, à la mi-mars 2020, débutait une période de confinement dont la société française, à l’échelle collective et individuelle, gardera assurément la marque. De manière périphérique mais pas peut-être pas aussi anecdotique qu’il y paraît, cette crise sanitaire a permis à certains cinéphiles de continuer à vivre leur amour du cinéma avec une ardeur renforcée par le caractère exceptionnel des circonstances. Les salles obscures fermées, le feu de la cinéphilie n’en a pas moins continué de briller – peut-être même plus essentiel, plus urgent que jamais. Comme un symbole de ce qui nous unit, et des dynamiques capables de nous rassembler pour la construction d’un hypothétique monde de demain.

Nous avons décidé, pour saluer cette période de déconfinement progressif, de partager avec nos lecteurs quelques-unes de nos expériences cinématographique les plus marquantes de ces derniers mois. Aucune règle de classement imposée, aucun critère, seul le souci que chacun exprime ses coups de cœur dans le format qui lui convenait. Un grand merci à tous les rédacteurs de notre webzine qui ont eu le temps et l’envie de jouer le jeu !

Vous trouverez donc ci-dessous les tops individuels, éminemment subjectifs mais non moins roboratifs, des films ou séries vus ou revus par certains de nos rédacteurs en cette période de confinement. L’ordre des rédacteurs est alphabétique. Bonne lecture !

 

Antoine Benderitter

  • Les Parapluies de Cherbourg (1964). Revu sur Netflix, ce film de Jacques Demy enchante par son mélange de candeur juvénile et de vérité humaine – quand bien même les partis pris musicaux, décoratifs et chromatiques témoignent d’un rejet de tout naturalisme et d’une volonté de stylisation extrême, dont la cohérence jusqu’au boutiste conserve à ce mélodrame, plus de cinquante ans après sa sortie, une étonnante fraîcheur
  • Le Silence des agneaux (1991). Ce thriller néo-hitchcockien a beau avoir été copié, pillé, parodié jusqu’à plus soif, la force de sa construction narrative et l’interprétation de chaque acteur et actrice – Jodie Foster en premier lieu – font de chaque re-vision une redécouverte. La mise en scène fluide et fonctionnelle s’avère cependant en-deça d’autres thrillers à sensations fortes de la décennie (Basic Instinct de Verhoeven, Seven de Fincher….)
  • The Social Network (2010). Une merveille d’écriture et de rythme, portée par une mise en scène à la précision implacable. Un des films américains les plus essentiels de cette dernière décennie et peut-être le sommet de l’œuvre de David Fincher. Celui-ci s’est parfois montré plus virtuose, plus incandescent ; mais rarement a-t-il saisi avec plus de justesse l’esprit d’une époque et peut-être même d’une civilisation.
  • Once upon a time… in Hollywood (2019). Le dernier film en date de Tarantino, qui devrait être l’avant-dernier de sa filmographie. Sans doute son œuvre la plus personnelle, à la fois la plus complexe et la plus émouvante. La rigueur de sa construction dramatique apparaît de manière bien plus évidente à la deuxième vision, même si l’enjeu s’avère moins de trousser un récit dramatique que de dépeindre dans toutes leur amplitude et leurs potentialités un univers, un époque, des personnages pour lesquels l’amour du cinéaste transparaît comme jamais. Jusqu’à l’apothéose d’une conclusion qui se fond aussi insolemment que cathartiquement dans la diégèse là où au temps de Pulp Fiction elle passait par de purs effets de montage et de déconstruction chronologique. Au-delà de son faux cynisme, un film enchanteur comme le conte de fées annoncé par son titre.
  • Série Netflix : Hollywood (2020). Cette série créée par Ryan Murphy n’est pas sans écho (au-delà du titre) avec le film de Tarantino – mais la richesse psychologique et la puissance formelle en moins. Cette ode à la diversité reste divertissante, émaillée de passages réjouissants pour quiconque s’intéresse à l’histoire du cinéma américain… et de l’histoire économique, sociale et humaine de Hollywood. Complaisances et facilités empêchent cependant la série d’atteindre, même en mode mineur, l’accomplissement jubilatoire du Tarantino. Différence entre un film d’auteur insolemment audacieux et un produit calibré, pimenté et limité à la fois par une audace trop calculée ?
  • Le Nouveau Monde (2005). Quatrième film de Terrence Malick, vu pour la première fois dans sa version longue de presque 3h, jamais diffusée sur les écrans français mais disponible en Blu-ray. Il serait vain de commenter la splendeur du film, en particulier de ses derniers plans, beaux à pleurer. Contentons-nous de dire que les images de Lubezki mariées à la mulsique de Wagner véhiculent, au-delà des mots, l’idée ou plutôt la sensation d’un autre monde : très peu de films atteignent un tel pouvoir de suggestion mystique, une si poignante nostalgie de l’invisible, bref un tel émerveillement au sens le plus simple et enfantin du terme.

 

Clément de Vergezac

Un petit classement des meilleurs œuvres que j’ai regardées pour échapper à la réalité du confinement. La réalité ayant dépassé beaucoup de fictions, j’ai juste voulu explorer autre chose, en suivant mes envies.

  • Bojack Horseman (2014) de Raphael Bob-Wacksberg. Cette série parfois un poil trop loufoque aborde des thèmes parfois sombre avec humanité. Très divertissante et cathartique.
  • L’an 01 (1973) de Jacques Doilon. Très subversif et très politique, ce film est une mine d’or de réflexion pour préparer le monde d’après.
  • Under the Silver Lake (2018) de David Robert Mitchell. Riche d’une intrigue à la fois captivante et déroutante, ce deuxième film est une ode à la jeunesse et à la pop culture.
  • Hiroshima mon amour (1959) d’Alain Resnais. Hypnotique, fascinant, ce film magnifique ne fais pas mentir sa réputation de monument du cinéma.
  • Swiss Army Man (2016) de Dan Kwan. A réserver pour une bonne soirée entre amis bien arrosée. Daniel Radcliff totalement dingue.
  • Westworld saison 3 (2020). Rarement une série de science-fiction aura essayé de faire autant réfléchir son publique et de proposer un tel propos sur la robotique et la société. Même si la fin ne tient pas ses promesses, cette saison parvient à renouveler une intrigue qui allait sur son déclin.
  • Je t’aime, je t’aime (1968) d’Alain Resnais; Une leçon de scénario, de montage et de cinéma.
  • Stalker (1979) d’Andrei Tarkovsky. Revisionnage d’un film bouleversant et aux images magnifique, méditatif et spirituel.
  • Monsieur Verdoux (1947) de Charlie Chaplin. Curiosité, ce film de Chaplin est une bonne comédie qui glisse parfois vers un moralisme aujourd’hui un peu rébarbatif.

 

Jean-Max Méjean

Voici mon top 5 (pas de série, je n’en vois pas, Netflix est en train de tuer le cinéma !) :

  • 1 – Take me somewhere nice, un film d’Ena Sendijarević
  • 2 – Adolescentes, un film de Sébastien Lifshitz
  • 3 – Kuessipan, un film de Myriam Verreault
  • 4 – La nuit venue, un film de Frédéric Farrucci
  • 5 – Brooklyn Secret, un film de Isabel Sandoval

 

Jean-Michel Pignol

  • Cutter’s Way (1981). Deux antihéros abîmés dans l’Amérique post-Vietnam. L’occasion de sortir de l’oubli ce bijou qui oscille entre le drame et le polar. Signé John Passer avec un Jeff Bridges bouleversant (En DVD Carlotta Films)
  • Sœurs de sang (1973). Tout le brio et l’efficacité de Brian De Palma déjà réunis dans l’un de ses premiers films.
  • Le hussard sur le toit de (1995). Une pandémie sortie de l’imagination de Giono, mise en scène avec lyrisme et fougue par Jean-Paul Rappeneau qui a toujours su porté au plus haut le cinéma populaire français
  • Nous nous sommes tant aimés (1974). Critique sociale et politique, humanisme drôle et touchant. Du grand cinéma italien par l’un de ses maîtres : Ettore Scola
  • Série : Amazing Stories (2020). Spielberg producteur du reboot d’une série qu’il avait lancée dans les années 80. La magie de l’imaginaire et une candeur qui fera le bonheur des fans de la première heure.

 

Lucile Marfaing

Histoires de cavales :

  • 1) Mesrine : L’instinct de mort & L’Ennemi public n°1 de Jean-François Richet. La « carrière » en deux volets des braquages de l’ennemi public n°1 des années 1970, Jacques Mesrine. Une mise en scène tirée au cordeau, où planent par moments les ombres des cinémas de Jean-Pierre Melville et de Sidney Lumet.
  • 2) Dérapages de Ziad Doueiri, mini-série de six épisodes d’Arte. Un ancien DRH au chômage rejoint un cabinet de recrutement pour orchestrer une machination glaçante. Violences des échanges en milieu tempéré qui glisserait vers un thriller sur les ravages d’un certain management contemporain. Avec l’excellent Alex Lutz en PDG de multinationale sans état d’âme.
  • 3) Paul Sanchez est revenu ! de Patricia Mazuy. Une policière qui s’ennuie croit voir réapparaître un criminel activement recherché. Une déroute dans les rochers rouges de Roquebrune, avec des trompettes discrètes, et la béance d’un homme.
  • 4) Mother de Bong Joon-ho. Avant Parasite, déjà la virtuosité de Bong Joon-ho. Une mère livre une course effrénée, prête à tout pour innocenter son fils accusé de meurtre. Mise en scène dans laquelle on s’enfonce, parsemée de trous noirs et d’une grande densité sensible.
  • 5) The Yards de James Gray. Plus mineure que ses derniers films (Ad Astra, The Lost City of Z), mais on se calfeutre volontiers sous la chape de plomb confidentielle de cette œuvre et son atmosphère entêtante, percevant déjà les motifs des liens filiaux au cœur de la belle cinématographie de James Gray.

 

Marion Roset

  • Dolls et From Beyond : La mort de Stuart Gordon a motivé l’envie d’aller voir ce qui existait en dehors de Re-Animator. From Beyond est une autre adaptation de Lovecraft qui penche vers des thématiques proches de Clive Barker mélangées à une horreur organique à la Cronenberg. De son côté, Dolls est un drôle d’objet situé entre le conte de fées macabre et la comédie horrifique.
  • Furie / Downrange / L’autopsie de Jane Doe :  Quitte à vivre une période anxiogène, autant la vivre à fond en continuant à regarder des films d’horreur ou des thrillers psychologiques. Downrange a les défauts d’une série B avec ses personnages en carton et dialogues assortis mais se montre efficace dans ses moments un peu gores et se paye même le luxe d’une fin bien méchante qui rehausse un film somme toute assez banal. Furie quant à lui serait une sorte de version made in France des Chiens de paille. Plutôt fin dans son écriture et bien réalisé, le film tient en haleine jusqu’à son explosion de violence finale.
    Plus classique, L’autopsie de Jane Doe mêle sorcellerie, malédiction et manifestations paranormales au sein d’une entreprise de pompes funèbres familiales. Quand ouvrir un corps s’apparente à ouvrir une boîte de Pandore énervée, mais sans jump-scares et autres CGI de mauvaise facture.
  • Les Vestiges du jour : Une histoire d’amour impossible toute en non-dits entre le majordome et l’intendante d’un domaine anglais. Des sentiments étouffés par la bienséance et le devoir, impossible de faire plus britannique.
  • La femme d’à côté / Baisers volés / Domicile conjugal / L’amour en fuite : L’arrivée de quelques films du catalogue MK2 sur Netflix permet de réviser ses classiques. Du tragique avec la Femme d’à côté, Truffaut passe à la légèreté d’Antoine Doinel qui passe d’un métier à l’autre, comme il passe d’une histoire d’amour à l’autre, en se disant « on verra bien »
  • Dune / Lost Highway / Twin Peaks, fire walk with me : On a beaucoup dit du mal de Dune. Pourtant, même si les ellipses rendent le propos parfois hermétiques, Lynch n’a pas à rougir de ce soap opéra qui rappelle par certains aspects les dessins de Geiger. Lost Highway et Twin Peaks feront dire aux partisans du cinéaste « C’est bien du Lynch » et à ses détracteurs… « C’est bien du Lynch ». Film noir dépouillé d’un côté, teen-movie malade de l’autre, les deux clans auront raison.
  • La Foire aux vanités :   Version reader’s digest  et pourtant interminable du roman de William Thackery, La Foire aux vanités se range dans cette catégorie des films dont on dit que les costumes étaient jolis.
  • La rumeur court : Et si Le Lauréat était inspiré de faits réels ?  Ni bon ni mauvais, le film avait le mérite de faire passer le temps pendant une période où on ne lui en demandait pas plus.

 

Matthias Turcaud

Films. Rap, Afrique et politique…

  • La Villa, Robert Guédiguian (2017). Un film humain, politique, plein d’empathie. Une ode à la vie. Magnifique. Un chef d’oeuvre.
  • Keteke, Peter Sedufia (2017). Une comédie ghanéenne très drôle, revivifiante et stylisée.
  • Séduis-moi si tu peux (Long Shot), Jonathan Levine (2019). Une rom/com revisitée, politique, féministe et très drôle, avec Seth Rogen et Charlize Theron en pleine forme. L’idéal pour oublier les divers tracas du Corona et de son traitement médiatique…
  • Innocent(e), Franck Thierry Léa Malle (2019). Un film d’enquête et de procès camerounais très prenant, bien écrit et porté par des acteurs très convaincants. Un lointain cousin de « Memories of Murder » de Bong Joon-Ho, et « Le Caire Confidentiel » de Tarik Saleh Une vraie découverte.
  • Makongo, Elvis Sabin Ngaïdino (2020). Un documentaire poignant sur deux pygmées qui veulent ouvrir une école dans la forêt centrafricaine, alors qu’ils vivent dans une précarité totale. Primé au festival « Cinéma du Réel », qui a eu lieu en ligne.
  • Merci Patron ! de François Ruffin (2016) : satire malicieuse et enjouée, pleine d’humanité, sur les dysfonctionnements sociaux, le monde du travail et le fossé toujours béant entre le peuple et l’oligarchie…
  • Green Boys, Ariane Doublet (2020). Un témoignage délicat et sensible sur l’amitié naissante entre un presque adulte guinéen et un adolescent normand, dans le pays de Caux, en Normandie.
  • L’ordre et la morale, Mathieu Kassovitz (2013). Un brûlot politique, fort et marquant. Un beau film en colère, sur le massacre perpétré par les militaires français sur l’île d’Ouvéa.
  • 8 Mile, Curtis Hanson (2004). Un film puissant, investi, très juste sur ce que le rap peut apporter – et l’art, par extension – dans un contexte très difficile et précaire. Retenons aussi la prestation habitée d’Eminem. La dernière joute de rap est sensationnelle.
  • Rap Night, Salvatore Lista – court-métrage (2019). Proposition originale avec des dialogues rappés ; fort, social et mémorable.

Séries :

  • Le Bureau des légendes, Eric Rochant (les cinq saisons). Série très dense et bien menée. Cours de géopolitique condensé, réflexion sur l’identité, suspense intense, et grande histoire d’amour impossible. (Voir notre article).
  • Validé, Franck Gastambide (la première saison). Belle découverte. Une série sur le rap français et ses remous. Un bon diagnostic aussi de la société actuelle, et de l’usage des réseaux sociaux entre autres. Bien écrit et plaisant à regarder.

Remarque subsidiaire : franchement, la télé a rarement été aussi drôle que pendant le confinement ! Split-screens à gogo, impros, invités filmés depuis chez eux, fous rire et spontanéité : le réel a surgi sans crier gare, rendant les émissions – même les plus formatées – inventives et agréables à regarder !

 

Maxime Lerolle

Top 5 des meilleurs films/sagas avec Keanu Reeves en personnage principal (je n’ai toujours pas vu My Own Private Idaho !) :

  • 1) la saga John Wick
  • 2) la saga Matrix
  • 3) Point Break
  • 4) Dracula
  • 5) Speed

 

Paul Courbin

  • The Thing, de John Carpenter (1982) : en Antarctique, une bête prend possession de corps qu’elle aliène et déforme, dans un gore cinégénique et morbide
  • La double vie de Véronique, de Krzysztof Kieslowski (1991) : deux femmes liées par un destin en miroir, l’une chanteuse en Pologne, l’autre institutrice en France. Un film de solidarité et de douce beauté.
  • Titicut follies, de Frederick Wiseman (1968) : Wiseman pénètre un asile psychiatrique et y filme la violence des traitements, la terreur de l’institution et la solitude des paroles que personne n’écoute
  • Un jour Pina a demandé, de Chantal Akerman (1983) : Chantal Akerman a suivi Pina Bausch et ses danseurs; sur le plateau les corps se croisent, les numéros se créent, les spectacles s’enchaînent…
  • 4 mois, 3 semaines, 2 jours, de Cristian Mungiu (2007) : un film de tension, qui raconte la course pour survivre de deux amies, déjouant les interdits et les menaces dans une Roumanie post-communiste
  • Le voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica (1948) : dans une Italie prolétarienne, un jeune père trouve du travail et un vélo, mais finit par sombrer dans la paranoïa et le vol ; un conte triste
  • C’était un rendez-vous, de Claude Lelouch (court-métrage, 1976) : plan-séquence de 9 minutes à couper le souffle qui raconte la course contre la montre d’une Mercedes Benz dans les rues matinales et désertes de Paris
  • Le limier, de Sidney Lumet (1972) : face à face grandiose entre Laurence Olivier en dandy grotesque et Michael Caine à bout de nerfs dans un manoir anglais
  • Buffalo 66, de Vincent Gallo (1998) : la journée maniaco dépressive d’un ex taulard paumé et d’une jeune pinup qu’il engage pour être sa fiancée
  • Deep end, de Jerzy Skolimowski (1970) : une histoire d’amour violente et sensuelle dans la piscine municipale d’un swinging London pourrissant

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