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Pour son deuxième long métrage, Duncan Jones s´attaque de nouveau à la science-fiction et nous livre un film un peu décevant.

Le succès de Moon (2009) dans de nombreux festivals fit découvrir la personne et l’univers du fils de David Bowie, Duncan Jones, qui s’était d’abord illustré dans la réalisation de publicités avant de passer au long métrage. Si ce premier film marqua les esprits par son esthétisme, son rythme et la très grande qualité de son casting, il n’en pêchait pourtant pas moins par un certain manque d’originalité, en regard des thèmes abordés (la psychologie et l’humanité des intelligences artificielles). Source code s’avère alors en droite ligne de ce précendent film, au niveau des reproches et des mérites que l’on peut lui adresser.

L’idée de départ est pourtant des plus intéressante : voyager dans la mémoire d’une personne décédée pendant seulement 8 min, ces 8 minutes étant liées aux derniers réflexes de l’activité cérébrale au moment de la mort.  Le but est de recueillir un maximum d’informations afin de déjouer un deuxième attentat sans que rien ne soit en mesure d’empêcher le premier,  puisqu’il ne s’agit pas de voyager dans le temps mais dans une dimension parallèle. Il est bien sûr difficile de ne pas penser à des films tels que Un jour sans fin de Harold Ramis ou Déjà vu de Tony Scott, dont  Source code reprend quelques thématiques ainsi que le schéma narratif, si bien que son scénario s’avère au final marqué au fer d’un certain « classicisme », les surprises y manquant cruellement.

Fort heureusement, le talent de Jake Gyllenhaal donne littéralement vie au personnage principal et apporte malgré tout un certain intérêt à ses péripéties.  Enfermé à la fois dans son propre microcosme et temporairement  attaché à une époque qui ne dure que 8 minutes, Colter Stevens n’est motivé  que par l’amour. Ce dernier étant le seul à pouvoir le libérer de sa propre prison mentale, le motiver à construire un monde meilleur, à même de redonner de l’humanité à la vie réelle. Une quête semblable donc à celle du héros de Moon.

Côté réalisation, Duncan Jones démontre une fois de plus sa grande capacité à utiliser intelligemment le peu de décors qui sont à sa disposition, à trouver le rythme juste qui caractérise ses films et confirmer la justesse d’une direction d’acteur qui permet à la caméra de s’effacer. Un atout conférant  à la dernière partie du film – un happy end archi classique qui n’en finit pas – la chance de se laisser apprécier tout en faisant un peu grincer des dents.

 
 

Titre original : Source Code

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Durée : 93 mn


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