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Le Romanesque hollywoodien

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A l´occasion de la sortie prochaine du livre de Pierre Berthomieu << Hollywood, le temps des voyants >>, ce Coin du cinéphile est consacré au romanesque hollywoodien.

Le thème est cependant plus inspiré du précédent tome Hollywood, le temps des voyants où Berthomieu définissait les grandes caractéristiques stylistiques et esthétiques de l’âge d’or hollywoodien à travers ses grands genres et auteurs. Le genre le plus représentatif est sans aucun doute le romanesque tant il peut se rattacher à d’autres (historique, western, guerre) et offrir une certaine caution de prestige à travers la grande adaptation littéraire dont il est souvent issu. Même si sa popularité ne s’est jamais démentie (le succès phénoménal d’un Titanic le prouvant encore), c’est un genre dont les grands archétypes et la grandiloquence suscitent parfois un certain mépris poli pour un public prétendument plus « exigeant ».

Sans avoir la prétention de redorer le blason du genre qui n’en a guère besoin, nous allons effectuer dans ce Coin du cinéphile un survol à travers des titres emblématiques ou moins connus. Le mélodrame puissant côtoiera donc la fresque épique avec L’Adieu aux armes de Borzage et le légendaire Autant en emporte le vent de Victor Fleming. Il sera question d’une autre production O. Selznick avec le poétique et envoûtant Le Portrait de Jennie de William Dieterle. Maître absolu du grand spectacle, David Lean nous promènera des tourments de la Révolution russe à la résistance irlandaise dans Docteur Jivago et La Fille de Ryan. L’autre grand rôle romanesque de Vivien Leigh pourra être redécouvert avec le superbe La Valse dans l’Ombre tandis que les tentatives récentes seront abordées avec le définitif Titanic de James Cameron et l’intéressant Benjamin Button de David Fincher.

Bonne lecture avant un futur Coin du cinéphile consacré à Richard Quine !


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