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Le Polar urbain US

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A l´occasion de la ressortie du « Point de Non Retour », ce Coin du Cinéphile est consacré au polar urbain US.

Dans les années 40 et 50, les films noirs produits par la Fox avaient amorcé la mutation du film noir vers le polar urbain. Contrairement aux autres studios dont les polars étaient filmés en studio et très stylisés dans leurs décors et éclairages (sous haute influence des émigrants allemands), la Fox innova avec des tournages en pleine rue, un filmage documentaire et des figurants du cru. Des films comme Les Forbans de la nuit (Jules Dassin), Le Carrefour de la mort (Henry Hathaway) ou encore Le Port de la drogue innovèrent donc par cette volonté de capter au plus près la réalité de la rue tout en restant dans les canons du genre.

Bien plus tard à la fin des années 60, ces velléités se voient prolongées grâce à un système studio plus libre et une réalité sociale qui a réellement changé. L’insécurité galopante, une nouvelle forme de criminalité bien plus violente et un paysage pluri ethnique changeant imposent une nouvelle manière de filmer le policier. Le genre vit alors une lente mutation du film noir classique vers le polar urbain, plus sec, nerveux et moderne. Ce Coin du cinéphile va donc aborder les films les plus représentatifs du genre même si l’horizon a été volontairement limité aux films mettant en scène les agents de la loi (donc pas de Justicier dans la Ville qui bascule dans un autre sous genre, le vigilante movie).

Le précurseur A bout portant de Don Siegel sera abordé, puisque par sa nature de remake des Tueurs de Siodmak et ses innovations, il est clairement le film de la transition du basculement du Film noir vers le polar urbain. Nous aborderons ensuite les grands classiques que sont Bullitt, French Connection et Inspecteur Harry qui imposèrent définitivement cette nouvelle donne. Les titres méconnus mais marquants seront également vus à travers Police Puissance 7 et Les Flics ne dorment pas la nuit. Enfin nous verrons comment de grands cinéastes revisitent leur rapport au genre comme Sidney Lumet dans sa trilogie Serpico / Le Prince de New York / Contre-Enquête et Friedkin avec son magistral Police Fédérale Los Angeles.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré au cinéma d’auteur français des années 90 !


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