Festival de Deauville, 38e !

Article écrit par

Cette année encore et à partir du 31 août, Deauville ouvre ses planches aux festivaliers venus découvrir les premiers films de réalisateurs américains. Le Festival, créé en 1975, a toujours rencontré un vif succès : pour sa 38e édition, petite sélection des films en compétition.

Robot and Frank, de Jake Schreier. L’histoire d’un retraité cleptomane qui se voit offrir, par son fils, un robot comme aide à la personne. Drôle, touchant, le film séduit autant qu’il surprend. Une sorte de conte moderne dans un futur proche, une tonalité enfantine et quelques séquences originales. Et pour incarner ce papy rebelle, Frank Langella (Dracula (1979), Frost / Nixon, l’heure de vérité (2008) ou Sans identité (2011), pour ne citer que ces trois-là). Sortie en salles le 19 septembre.

Wrong, de Quentin Dupieux. Mister Oizo n’a pas fini de nous étonner au cinéma, il débarque à Deauville après deux succès, Steak (2006) et Rubber (2010). Cette fois-ci, on ne suit pas un pneu mais Paul, un maître à la recherche spirituelle de son… chien. C’est divinement bien filmé, drôle et poétique. Sortie en salles le 5 septembre.

The We and the I, de Michel Gondry. Le réalisateur vient de finir le tournage de L’Écume des jours, de Boris Vian, mais c’est un autre film qu’il vient défendre en compétition à Deauville. Le pitch : des jeunes du Bronx, un bus, un trajet. Seuls, en groupe, les ados se révèlent autrement et l’on découvre une autre facette de leur personnalité… Sortie en salles le 12 septembre.

For Ellen, de So Yong Kim. Magnifique Paul Dano dans le rôle d’un père fragile, prêt à tout pour ne pas perdre la garde de sa fille Ellen, 6 ans, lors de son divorce. L’acteur est aussi à l’affiche, à Deauville, de Elle s’appelle Ruby, comédie romantique et originale des réalisateurs de Little Miss Sunshine (2012). Il recevra d’ailleurs le prix « Le nouvel Hollywood ». Sortie en salles le 19 septembre.

Compliance, de Craig Zobel. Très beau scénario pour ce film de Craig Zobel : une employée de fast-food se retrouve, le temps d’une journée, accusée d’avoir volé le sac d’une cliente. Sortie en salles le 26 septembre.

Au programme de ce festival, deux hommages immanquables, le premier à Harvey Keitel et le second à William Friedkin. L’occasion de voir ou revoir L’Exorciste (1973) sur grand écran.


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

L’Odyssée

L’Odyssée

Le film de Christopher Nolan décrit les aventures d’Ulysse, de la prise de Troie à son retour victorieux à Ithaque où il retrouve sa femme, Pénélope, et son fils Télémaque. L’adaptation est très conventionnelle sans aucune inventivité formelle, et reflète plutôt les fantasmes de notre époque que ce qui pouvait animer les personnages homériques.

Pâques sanglantes : entre tragédie antique et western conventionnel

Pâques sanglantes : entre tragédie antique et western conventionnel

Le cinéma néo-réaliste de Giuseppe de Santis exalte la choralité et le lien cosmique entre les paysages ruraux du Latium et leur population vivant en complète autarcie et dans un enracinement profond à une terre inhospitalière. D’amples travellings et mouvements d’appareil à la grue assument cette transition entre le décor naturel agreste et les protagonistes en proie à des luttes intestines ou des rixes claniques. Dernier volet de la trilogie paysanne de Giuseppe de Santis, Pâques sanglantes est une tragédie grecque au dénouement cathartique. Relecture ..