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Shakespeare à l’écran

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Cette semaine, le Coin du cinéphile célèbre un des plus grands conteurs de l´histoire.

Au fil des siècles, la modernité et l’universalité des histoires et thèmes du dramaturge anglais ne se seront jamais démenties. C’est aujourd’hui un des conteurs les plus emblématiques de l’histoire des arts côtoyant Homère ou Chrétien de Troyes au firmament des auteurs aux noms et/ou œuvres identifiables et ce, qu’on les ait lues ou pas.

Comédie piquante, romance flamboyante ou drame funèbre, l’œuvre brasse des registres variés aux constructions inventives se prêtant parfaitement aux adaptations et réinterprétation diverses.

Pour ce Coin du cinéphile, nous proposons ainsi de montrer de la plus classique à la plus délurée les visions qu’auront donnés des cinéastes inspirés aux écrits de Shakespeare. Le féerique et méconnu Le Songe d’une nuit d’été de William Dieterle et Max Reinhardt sera abordé, ainsi que le Richard III de Laurence Olivier, l’un de ses plus brillants disciples. Parmi les chantres modernes de Shakespeare, il sera bien évidemment question de Kenneth Branagh avec l’enchanteur Beaucoup de bruit pour rien et l’étonnant Peine d’amours perdues en forme de comédie musicale survoltée. Orson Welles apportera sa grandiloquence ténébreuse à Othello tandis que les relectures audacieuses d’Akira Kurosawa et Baz Luhrmann se côtoieront à travers le funèbre Le Château de l’araignée (adaptant MacBeth) et l’explosif Roméo et Juliette.

Bonne lecture avant un Coin du cinéphile à l’heure de la Cinémathèque française, puisque consacré à Stanley Kubrick à l’occasion de la rétrospective qui aura lieu du 23 mars au 18 avril 2011.


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