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Satire de guerre

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Le Lubitsch de « To be or not be » ou le Chaplin du « Dictateur » le confirmeraient : il vaut parfois mieux parler des choses sérieuses en riant.

C’est sur ce point précis que s’attarde ce Coin du cinéphile, en traitant plus précisément de la satire de guerre. En effet, le film de guerre est un genre malléable où les velléités les plus humanistes côtoient les relents les plus douteux et nauséabonds, parfois au sein d’une même histoire. On se souviendra ainsi du Aventures en Birmanie de Raoul Walsh, vrai film de propagande ancré dans son époque, mais aussi saisissante description de l’enfer d’une guérilla en pleine jungle.

Dès lors, si l’on souhaite user du film de guerre comme outil vindicatif où les opinions se manifesteront par le biais de l’humour, quelles sont les approches thématiques et esthétiques possibles ? Pour ce Coin du cinéphile, la comédie italienne servira d’écrin à une des plus fameuses représentations de la Première Guerre Mondiale, avec La Grande Guerre de Mario Monicelli. Les contextes politiques agités du tournant des années 60/70 se retrouveront dans Comment j’ai gagné la guerre, le loufoque M.A.S.H., ainsi que son pendant sombre et cauchemardesque, Catch 22. Les pures farces que sont Qu’as-tu fait à la guerre papa ? et Docteur Folamour seront l’occasion de savourer le génie intact des maîtres Blake Edwards et Stanley Kubrick. Enfin, dans un registre plus contemporain, nous effectuerons un retour sur 1941 de Spielberg, peu (re)connu, et sur les corrosifs Starship Troopers et Team America.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile où, en écho au récent ouvrage Fragments, il sera question de Marilyn Monroe.


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