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Ninja Assassin

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Des ninjas bourrins qui détruisent tout ce qui bouge, une réalisation médiocre, un scénario…??? Pardon, il n’y a pas de scénario ! Voilà à quoi peut se résumer « Ninja Assassin ».

Raizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l’exécution de son seul ami, le jeune homme est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance… Des années plus tard, à Berlin, il tombe sur l’agent d’Europol, Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite…

Que dire de ce film qui risque d’exacerber les fans de cinéma asiatique ? Rien que le titre pose problème car il repose sur un pléonasme. En effet, par définition un ninja est formé dans l’art de l’assassinat. L’art de l’espionnage, comprenant, la diversion, le combat, les acrobaties, la furtivité et la discrétion lui est également prodigué… Les ninjas, dans le film, semblent être dépourvus des deux dernières compétences car ils ressemblent plus à de gros bouchers qui charcutent leurs victimes en mille morceaux qu’à de vrais rois de la dissimulation. C’est souvent le souci quand les Américains tentent de mettre à leur sauce la culture asiatique : ils tombent dans d’énormes clichés. Mais cette fois-ci, en choisissant des acteurs asiatiques, ils essayent de faire croire que c’est un film venant d’Asie. Mais on se rend vite compte de la supercherie quand les yakuzas et les ninjas du film parlent tous anglais.

Ensuite, concernant le scénario, il ne fallait pas s’attendre à quelque chose d’étoffé mais là, on atteint les profondeurs du néant, avec d’un coté la pseudo enquête de l’agent d’Europole (qui dure dix minutes à tout casser) et de l’autre, la pseudo enfance du héros Raizo (dont on se fout royalement).

Ce qu’on attend de ce genre de film, c’est de l’action, de l’action et encore de l’action mais même là, on ressort déçu. Certes, c’est gore à souhait, les membres volent dans tous les sens et le sang gicle par litres (même si « trop de sang numérique tue le sang numérique ») mais il y a trop peu de scènes de ce genre. De plus, ces fameux moments de « lattage de mâchoire » tant attendus sont gâchés par la piètre mise en scéne du réalisateur James McTeigue à qu’il faudrait interdire de faire des films (tout comme ses mentors et producteurs, les frères Wachowski, responsables de la flatulence cinématographique : la trilogie Matrix)

Il ne reste plus qu’à espérer que ce film ne provoque pas une deuxieme guerre américano-japonaise (déjà évitée de peu à la sortie du film DragonBall Evolution) tant il constitue une insulte à la culture japonaise. Par contre, si un clan de ninjas pouvait s’occuper du réalisateur et des producteurs, il ferait preuve d’une grande bonté pour le monde du cinéma.

Et dire que le budget de Ninja Assassin s’élève à 50 millions de dollars. Avec une telle somme, il aurait mieux fait de l’utiliser pour une œuvre humanitaire. Aprés cela, on ne peut que méditer sur ce Haiku d’Ippekiro Nakatsuka :

« Les herbes fermentent
Passe une femme
Aux seins superbes»

Le Joker

Titre original : Ninja Assassin

Réalisateur :

Acteurs : , ,

Année :

Genre :

Durée : 99 mn


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