Select Page

Libération sexuelle au cinéma

Article écrit par

Cette semaine, le Coin du cinéphile se fait coquin…

Accompagnant la liberté grandissante des mœurs de la société d’alors, le cinéma se sera défait peu à peu des différentes formes de censures qui l’entravaient, notamment le code Hays rendu implicitement caduc avant d’être totalement abandonné à la fin des années 1960. Les jupes se raccourcissent, l’érotisme latent s’éloigne du ghetto underground pour progressivement envahir la fiction grand public. Si cela donnera des œuvres racoleuses vouées au pur plaisir de l’œil et de la libido, de nouvelles problématiques peuvent s’exprimer à travers des films explorant cette sexualité décomplexée et donner un résultat singulier pour les titres les plus réussis. Dans ce Coin du cinéphile, nous nous penchons sur le versant populaire et amusé de cette sexualité envahissant le quotidien de monsieur Tout-le-monde dans le Sex-shop (1972) de Claude Berri. Des pratiques jusque-là obscures et tabous se révèlent de manière crue dans Maîtresse (1975) de Barbet Schroeder, tout comme des obsessions inattendues avec le très original Ma femme est un violon (1971) de Pasquale Festa Campanile. Cette exposition peut également nourrir un certain classicisme dramatique avec le romantisme sinueux et étonnant du coquin L’Amour à cheval (1968) du même Campanile et le méconnu The Buttercup Chain (1970), qui confronte cet hédonisme au pur mélodrame dans une imagerie psyché envoûtante.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à la réalisatrice italienne Lina Wertmüller.


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

Les Lézards

Les Lézards

Prolongement moderne des “petits veaux” (Vitelloni) de Federico Fellini, “i basilischi”, ces petits rois fainéants ou “lézards”, nous transportent dans l’Italie profonde du sud où le temps s’est suspendu comme le christ s’est arrêté à Eboli. Film-découverte.

Le Magicien d’Oz

Le Magicien d’Oz

Sorti au début de la seconde guerre mondiale, « Le Magicien d’Oz » demeure encore aujourd’hui l’une des incarnations de la fabrique à rêves américaine de cette époque.

Providence

Providence

Avec “Providence”, Alain Resnais convoque un onirisme hallucinatoire, celui d’un vieil écrivain épicurien taraudé par la maladie dans une comédie grinçante sur fond de dystopie.