Les Films de propagande détournés

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En période politique troublée, le cinéma fut toujours un instrument privilégié par le pouvoir en place pour asseoir son idéologie.

Que ce soit par le divertissement faussement inoffensif ou le martèlement d’idées au grand jour, les films de propagande commandités par l’État ou produits par des studios lui prêtant allégeance furent monnaie courante dans l’histoire du cinéma. Les plus grands y sont passés, notamment nombre de grand réalisateurs hollywoodiens comme Frank Capra, qui réalisa des courts-métrages vindicatifs durant la deuxième guerre mondiale. Cependant, certains cinéastes brillants sont parfois parvenus à pervertir la commande, par leurs mises en images et la réflexion véhiculée, détournant ainsi les desseins propagandistes de ces films. L’effort de guerre et l’héroïsme anglais remis en cause dans  Went The day Well de Michael Powell et Cavalcanti, le maccarthysme vu par l’œil incisif de Fuller dans Le Port de La Drogue et le régime communiste traversé par la poésie de Mikhaïl Kalatozov avec Soy Cuba : voici les grands films qui nous serviront à illustrer ce Coin du Cinéphile.


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Sur le front deux infirmières ukrainiennes, surnommées Cuba et Alaska, décidées à aider les soldats et défendre leur liberté face à l’agresseur russe, connaissent le pire (le contact permanent avec la mort, la peur, la douleur des pertes et des blessures) mais aussi le meilleur (une camaraderie sans équivalent dans le monde des civils). Le rire et l’humour sont leurs défenses pour supporter ce quotidien angoissant.