Le road-movie

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Le Coin du cinéphile prend la route cette semaine…

La notion de road-movie en tant que genre à part entière prend son essor dans les années 70 avec l’avènement du Nouvel Hollywood. Le déclin du western amène cette soif des grands espaces dans l’ère moderne, à l’aune du spleen des seventies. Les routes américaines deviennent ainsi la catharsis de la mélancolie existentialiste de l’automobiliste de Point Limite Zéro. (Richard C. Sarafian,1 971). Pourtant cette notion d’accomplissement par le voyage sur les routes contemporaines n’est pas nouvelle dans le cinéma américain et s’avère l’écrin de nombreux genres comme la screwball comedy de New York Miami (Frank Capra, 1934).Ce cheminement offre le portrait d’une époque et d’une contrée avec le féminisme également des fugitives Thelma et Louise de Ridley Scott (1991). Les grands cinéastes peuvent également s’approprier cette mythologie de l’Ouest américain par cette modernité tel Wim Wenders dans Paris, Texas (1984) ou un David Lynch plus épuré avec le beau Une histoire vraie (1999). La sélection a privilégiée le cinéma américain mais n’en oublie pas moins une des plus belles réussites du genre avec le nostalgique et tendre Les fraises sauvages d’Ingmar Bergman (1957).


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