Théâtre au cinéma – Bobigny (20 mars au 5 avril 2009)

Article écrit par

C´est une édition à l´italienne que nous ont concoctée les organisateurs du festival, avec cette 20ème édition de Théâtres au cinéma !

Le festival Théâtres au cinéma, c’est l’exploration des rapports entre les deux arts. S’y trouvent mis en parallèle l’intégrale de l’œuvre d’un cinéaste et un hommage à un dramaturge ou à un écrivain. Le but ? Mettre en évidence la complexité des liens entre théâtre et cinéma ; s’interroger quant aux interactions existant entre ces deux disciplines de caractère.

Cette année, Marco Bellochio et Carmelo Bene sont mis à l’honneur. Les rassembler ici, c’est rendre hommage, au delà de leurs différences, à une même volonté de résistance : l’art au service d’un regard sur la société. Entre fictions, essais cinématographiques, documentaires et textes théâtraux portés à l’écran, ce sont 15 courts-métrages, 20 longs-métrages et 10 documentaires de Marco Bellochio qui vont être projetés entre le vendredi 20 mars et le dimanche 5 avril. Coté auteur, le public aura l’occasion de (re)découvrir les 9 films de Carmelo Bene et 18 films tournés autour du travail théâtral de ce dernier.

Des projections au programme, donc, mais également des rencontres, une master-class, une table ronde, la lecture d’un scénario inédit de Carmelo Bene… Autant d’occasions de se trouver en présence de Marco Bellocchio, mais également de Lou Castel, Anouk Aimé, Maryam Khakipour, Georges Lavaudant, Laura Morante, Philippe Pilard, Valeria Bruni-Tedeschi… pour ne citer qu’eux.

Beaucoup de très bons moments en perspective donc, pour la 20ème édition du festival Théâtres au cinéma… Gageons que nous ne serons pas déçus !


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

Journal intime

Journal intime

Adapté librement du roman de Vasco Pratolini, « Cronaca familiare » (chronique familiale), « Journal intime » est considéré à juste titre par la critique comme le chef d’œuvre superlatif de Zurlini. Par une purge émotionnelle, le cinéaste par excellence du sentiment rentré décante une relation fraternelle et en crève l’abcès mortifère.

Été violent

Été violent

« Eté violent » est le fruit d’une maturité filmique. Affublé d’une réputation de cinéaste difficilement malléable, Zurlini traverse des périodes tempétueuses où son travail n’est pas reconnu à sa juste valeur. Cet été
violent est le produit d’un hiatus de trois ans. Le film traite d’une année-charnière qui voit la chute du fascisme tandis que les bouleversements socio-politiques qui s’ensuivent dans la péninsule transalpine condensent une imagerie qui fait sa richesse.

Le Désert des tartares

Le Désert des tartares

Antithèse du drame épique dans son refus du spectaculaire, « Le désert des Tartares » apparaît comme une œuvre à combustion lente, chant du cygne de Valerio Zurlini dans son adaptation du roman éponyme de Dino Buzzati. Mélodrame de l’étiquette militaire, le film offre un écrin visuel grandiose à la lancinante déshumanisation qui s’y joue ; donnant corps à l’abstraction surréaliste de Buzzati.

Les Jeunes filles de San Frediano

Les Jeunes filles de San Frediano

Ce tout premier opus de Valerio Zurlini apparaît comme une bluette sentimentale. Clairement apparentée au “néo-réalisme rose”, la pochade, adaptant librement un roman de Vasco Tropolini, brosse le portrait d’un coureur de jupons invétéré, Andréa Sernesi, alias Bob (Antonio Cifariello).