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Remember me

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Une jolie réflexion sur le temps qui reste, plombée par les quelques minutes suivant le twist final. Dommage.

 Comment parler d’un film – Remember me, d’Allen Coulter (Les Soprano, Six pieds sous terre, Rome…) – qui ne se justifie qu’au cours de ses dernières minutes et dont la mise en scène, étonnamment lascive, n’a été conçue que pour trancher avec la violence du choc final ? En tournant, volontairement, autour du pot aux roses.

Tyler, 22 ans (Robert Pattinson), traîne sa belle gueule mal rasée sur les bancs de l’université dont il suit les cours en auditeur libre, incapable de se concentrer sur quoi que ce soit depuis le suicide de son frère, ce héros dont le nom est désormais gravé sur sa poitrine. Un soir, à la sortie d’un bar, une altercation avec un policier irascible lui vaut un séjour en cellule et quelques bleus.

Le fonctionnaire a une fille, Ally (Emilie De Ravin), que Tyler se met en tête de séduire, par vengeance, mais aussi, sans doute, par ennui. Le jeu tourne court quand Tyler détecte chez la jeune fille des fêlures qu’il connaît bien : enfant, Ally a assisté au meurtre de sa mère. Advient ensuite ce qui doit advenir lorsque deux êtres brisés reconnaissent en l’autre le morceau manquant.

La narration, lente, désabusée, progresse au rythme de la prise de conscience du jeune homme (penser d’abord à ceux qui restent). La force d’Allen Coulter repose dans sa capacité à trouver la bonne distance face à des personnages farouches, à l’étroit dans une ville immense, New York, dont il capte au passage l’atmosphère moite et languissante propre aux derniers jours d’été.

Sa faiblesse est de ne pas avoir su s’arrêter à temps : dans la seconde suivant le twist, il fallait prononcer le clap de fin. Tout ce qui suit n’est que lourdeur. Dommage.

Titre original : Remember Me

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Durée : 113 mn


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