Bifff 2013 : le fantastique revient en force

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Le festival du film fantastique de Bruxelles fête du 2 au 13 avril sa 31e et gargantuesque édition. Au programme : un nouveau lieu et une centaine de longs métrages, du bis le plus obscur à la superproduction la plus clinquante.

La 31e édition du Festival international du film fantastique de Bruxelles (ou Bifff pour les intimes – et ils sont nombreux) s’est ouverte le mardi 2 avril au sein du Palais des Beaux-Arts de la capitale – ou Bozar… pour les Belges – situé en plein centre-ville et traditionnellement dédié à l’opéra et la musique de chambre. Après le « parc expo » de Tour & Taxis, c’est un changement de paysage ambitieux pour le turbulent festival, qui en a profité pour muscler sa programmation avec l’ouverture d’une deuxième salle. Au total, une centaine de longs et courts métrages sont présentés au public jusqu’au 13 avril, avec toujours comme marque de fabrique ce mélange entre valeurs sûres, découvertes incroyables et nanars honteux.
 
 

La sélection se partage toujours entre plusieurs sélections (internationale, européenne, thriller) et plusieurs focus spécifiques permettant de mettre l’accent sur le cinéma de genre irlandais ou les « fils de brutes », autrement dit les fils de réalisateurs cultes passés eux aussi derrière la caméra, comme Xan Cassavetes (auteur en 2012 d’un film de vampires avec Milo Ventimiglia, Kiss of the Damned) ou Jennifer Lynch (qui devrait fortement marquer les esprits avec son quatrième film, le très noir Chained, 2012).

Après une ouverture en grande pompe marquée par la projection, en sa présence, du dernier film de Neil Jordan, le romanesque et passionnant Byzantium (2012), les affamés de fantastique, de science-fiction, d’horreur, de polars et même de pellicules plus expérimentales (l’ajout d’une deuxième salle permet aux organisateurs d’aller plus que jamais chercher des petites pépites complètement autres venues d’Asie ou d’Amérique du Sud) ont douze jours pour avaler le plus le pellicule possible. À guetter entre autres, outre les traditionnelles avant-premières comme Oblivion (Joseph Kosinski), Les Âmes vagabondes (Andrew Niccol) ou Stoker (Park Chan-wook), la présentation du très bis mais tout aussi prometteur Frankenstein’s Army de Richard Raaphorst (dont le pitch « alternatif » fait beaucoup penser à Iron Sky de Timo Vuorensola, présenté l’an passé), le faux conte de fées norvégien Thale (Aleksander Nordaas, 2012), par les producteurs de Troll Hunter (André Øvredal, 2012), la saga Tai Chi Zero / Hero (Stephen Fung, 2012) mélangeant kung-fu et ambiance steampunk, ou encore American Mary (Sylvia Soska, 2012), satire très gore à la Nip/Tuck (Ryan Murphy, 2003-2010) sur les obsédés de la chirurgie esthétique. Un programme gargantuesque que la présence d’un public toujours aussi sonore, impertinent et intenable, rend encore plus mémorable. N’hésitez pas à passer la frontière pour en prendre quelques bouchées !
 
 

Plus d’infos : www.bifff.org


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