Le quai des brumes ou « la grande désillusion »
Au qualificatif de « réalisme poétique » que la critique accola un peu trop complaisamment pour son goût à ses films, Marcel Carné préférait la notion de « fantastique social » emprunté à l’oeuvre forgée par Pierre Mac Orlan entre expressionnisme allemand et surréalisme français dont Jacques Prévert et lui-même adaptent librement » Le quai des brumes » en 1938. Y est dépeinte une atmosphère viciée de grisaille et de spleen, avant coureuse d’une guerre latente. L’oeuvre rencontra des déboires avec la censure. Leur collaboration fructueuse mènera ce pessimisme foncier à son aboutissement l’année suivante dans « Le jour se lève ». Relecture..
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