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Radiostars

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Un « road-movie » entre potes qui comporte des maladresses mais fait franchement rire. Romain Levy signe un premier film plutôt réussi.

Film générationnel sur les heures de gloires des matinales à la radio, il y a dans Radiostars le vécu des années à NRJ de Romain Levy et de son ami Manu Payet (vedette de son film) : les répliques mordantes et acérées, des clopes au bec, un patron obsédé par l’audience et une histoire de potes qui portent à tour de rôle des tee-shirts à l’effigie de leurs groupes préférés (Radiohead, Beastie Boys ou Joy Division…). Le point de départ de Radiostars est la perte de la première place de l’équipe de la matinale de Blast FM, le Breakfast. L’équipe est alors contrainte de partir faire une tournée d’été pour récupérer les points perdus et se retrouve sur les routes de France pour rencontrer les « vrais gens ».

Ce premier film de Romain Levy (scénariste des 11 commandements et de Cyprien) est bourré de référence à la comédie américaine façon Judd Apatow. Radiostars mélange avec saveur des scènes comiques très réussies (comme la parodie du rappeur bling-bling dont on entendra reparler, c’est certain), des répliques cultes et sans-gêne comme le « J’suis juif, j’vais pas baiser Hitler » et des seconds rôles de qualité, notamment celui du chauffeur(se) du bus. Radiostars renvoie les complexes franco-français au placard et rit de tout : des clichés des banlieues, de l’antisémitisme, de l’identité sexuelle…

Alors certes, Radiostars comporte quelques maladresses de débutants (notamment dans la banalité du montage) et quelques longueurs par-ci par-là, mais il n’a pas non plus la prétention (comme peuvent le noter certains critiques) de renouveler le genre de la comédie grand public française. En dessous du vernis des gags potaches et des vannes sans complexes, le consensuel, les clichés et les bons sentiments ne sont jamais très loin : l’amitié et la fraternité restent les choses les plus importantes au sein du groupe, le petit timide récoltera finalement l’amour et la fierté de son père et le « vilain patron » retournera vaincu dans son grand bureau froid !

Reste que Radiostars est servi par une bande de nouvelles têtes d’acteurs au poil menée par Manu Payet, Clovis Cornillac et Pascal Demolon (sa ressemblance avec le patron de Radio Rock de Good Morning England est d’ailleurs frappante). Un trio qui fait des étincelles alors que Douglas Attal, sensé tenir le rôle principal, reste très largement dans l’ombre (c’est d’ailleurs à cause de lui que le film a du mal à démarrer). Ils ont tous pris du plaisir à faire ce road-movie entre potes et le communiquent. À noter également la bande son pop rock chiadée !

À l’arrivée, quelle est la filiation directe de Radiostars ? Est-ce une version (forcément moins bien) de Good Morning England ? Un Tout ce qui brille testostéroné ? Un Parlez-moi de vous humoriste ? Un peu de tout à la fois, et qui réussit malgré tout à nous faire rire et à nous toucher en même temps ! À voir avec un seau de pop-corn sur les genoux !

Titre original : Radiostars

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Durée : 100 mn


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