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Peter Bogdanovich

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Le Coin du cinéphile se penche sur le plus nostalgique des ténors du Nouvel Hollywood.

Peter Bogdanovich est une figure à part dans la génération dorée du Nouvel Hollywood. Quand les William Friedkin, Martin Scorsese, Dennis Hopper et consort déconstruisent ou vont à contre-courant des acquis de l’âge d’or hollywoodien, Peter Bogdanovich s’est construit sur cette admiration des anciens. Ses débuts confidentiels d’acteurs sont un moyen de se rapprocher de ses idoles Howard Hawks, John Ford ou Raoul Walsh dont il publiera des entretiens ou des analyses critiques remarquées. Quand il deviendra réalisateur, ses mentors deviendront des précieux conseillers auxquels il rendra hommage dans une filmographie souvent lacée sous le signe de la nostalgie. Cela pourra être la nostalgie d’un lieu et d’une certaine idée de l’Amérique en forme de paradis perdu dans La Dernière séance. Ce sera la nostalgie d’un genre avec la screwbal comedy revisitée de On s’fait la valise docteur, ou de la comédie sociale dans La Barbe à papa. Hommage pourra être rendu aux pionniers du septième art dans Nickelodeon, regard amusé sur les premières heures du cinéma muet. Si le réalisateur ne retrouvera jamais la reconnaissance publique et critique des années 70, il aura su se réinventer au-delà de ce penchant pour le passé, que ce soit dans l’adaptation d’Henry James Daisy Miller ou de l’interlope Saint Jack.

 

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à New York au cinéma !


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