Select Page

Ettore Scola

Article écrit par

A l´occasion de la ressortie en salle de << La Terrasse >>, ce Coin du cinéphile est consacré à Ettore Scola.

Ettore Scola est une synthèse idéale de tous les grands réalisateurs de comédie italienne. On retrouve chez lui la sensibilité d’un De Sica, l’élégance d’un Germi, le cynisme d’un Risi ou encore la férocité sociale de Comencini (L’Argent de la vieille pouvant être rapproché d’un Affreux, sales et méchants) ou du Monicelli des débuts. Scénariste à l’origine, il aura travaillé avec la plupart de ses artistes, s’imprégnant de leur style tout en sympathisant avec les stars comme Vittorio Gassman ou Nino Manfredi.

Nous allons d’ailleurs voir à travers les films traités que son registre était bien plus large que la simple comedia all’italiana. Les thèmes peuvent être typiques de la société italienne passée comme contemporaine avec Parlons femmes, Nous nous sommes tant aimés ou Une journée particulière. Il peut également aborder des questions plus universelle comme le post-colonialisme dans Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? ou la monstruosité engendrée par le dénuement dans le grinçant et glaçant Affreux, sales et méchants. Nous nous pencherons également sur des œuvres plus tardives mais tout aussi intéressantes avec Le Bal.

Bonne lecture pour ce dernier Coin du cinéphile de la saison. Oliver Stone devrait être à l’honneur à l’occasion de la sortie de Wall Street 2. D’ici là, bonnes vacances !


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Cycle rétrospectif Detlef Sierck (alias Douglas Sirk) période allemande

Au cœur des mélodrames de la période allemande de Douglas Sirk, ses protagonistes sont révélés par les artefacts d’une mise en scène où l’extravagance du kitsch le dispute avec le naturalisme du décor. Mais toujours pour porter la passion des sentiments exacerbés à son point culminant. Ces prémices flamboyants renvoient sans ambiguïté à sa période hollywoodienne qui est la consécration d’une œuvre filmique inégalée. Coup de projecteur sur le premier et dernier opus de cette période allemande.

La mort d’un bureaucrate

La mort d’un bureaucrate

« La mort d’un bureaucrate » est une tragi-comédie menée “à tombeau ouvert” et surtout une farce à l’ironie macabre déjantée qui combine un sens inné de l’absurde institutionnel avec une critique radicale du régime post-révolutionnaire cubain dans un éloge
bunuelien de la folie. Férocement subversif en version restaurée…