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Illustrations et réinterprétations du conte de fées au cinéma

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Un coup de baguette magique vient frapper le Coin du cinéphile cette semaine.

Art poreux et intermédiaire de tous les autres, le cinéma ne pouvait que très vite s’intéresser aux possibilités offertes par le conte de fées. Même s’il fut popularisé par de grands auteurs qui surent en donner les versions les plus universelles (les frères Grimm, Charles Perrault), le conte repose sur une tradition de transmission qui l’ouvre tout naturellement à de multiples interprétations. Le cinéma peut ainsi dans ses adaptations en exploiter à sa guise la facette morale, horrifique, féérique ou psychanalytique. Cette transposition laisse la porte ouverte à des films très divers, notamment lorsque le spectre s’étend à une relecture moderne, donnant des variations inattendues à ces récits connus de tous.

Nous avons, à notre échelle, essayé de montrer quelques ouvertures dans ce Coin du cinéphile, obscure ou très populaire, classique ou pleine d’audace. La comédie romantique s’invite donc dans la relecture screwball de Blanche Neige dans Boule de feu de Howard Hawks et Pretty Woman redéfinissant les codes modernes du genre en revisitant Cendrillon. Politique et psychanalyse se bousculent dans les deux versions surprenantes du Petit Chaperon rouge que sont Jin-Roh et La Compagnie des loups. La Belle au bois dormant façon Disney est un mètre-étalon du classicisme noir du conte classique à l’écran et le méconnu Une incroyable histoire réinvente L’Enfant qui criait au loup à la sauce film noir.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à la fin du monde au cinéma.


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