Festival de Cannes, Jour 7 : La lumière de Kawase, les Talents Adami et la série Top of the Lake au Palais


Festival de Cannes, Jour 7 : La lumière de Kawase, les Talents Adami et la série Top of the Lake au Palais

Une journée complète ! La réalisatrice japonaise Naomi Kawase a ouvert cette journée de manière poétique, les Talents Adami ont montré leur meilleur profil et Jane Campion a créé l'événement avec sa série Top of the Lake.

Article de Stéphanie Chermont



Hikari, de Noami Kawase 

Il faut croire que la célèbre réalisatrice japonaise aime nous plonger dans des atmosphères, des paysages ou des lumières dans ses films. Après Still the Water et Hanezu, l'esprit des montages, la voici de retour avec Hikari (Vers la Lumière en version française) où comment voir n'a jamais été autant au centre d'un long-métrage. Tout le monde ne s'est pas mis d'accord ce matin en projection. Certains critiques trouvent le film plat, d'autre très beau et philosophique, à croire qu'il ne suscite pas les même émotions ou ressentis. Et pourtant, via le prisme du couple et de la société moderne japonaise, on se laisse bercer par cette lumière omniprésente, cette histoire d'amour entre une voyante et un non-voyante, cette aventure de contradictions qui unie deux individus faits pour marcher dans la même direction. En salle le 20 septembre, le film aura sans doute les mêmes détestations ou adultations lors de sa sortie.



Les Talents Adami, avec le premier court métrage de Marie Gillain

La Belgique à l'honneur ! 5 courts-métrages ont été présentés aujourd'hui au Festival de Cannes avec comme point commun, la Belgique. Parmi les réalisateurs, on peut noter Stéphane de Groodt et Marie Gillain, tous les deux acteurs, mais aussi Marie Kremer. En 13 minutes, le but est de raconter une histoire, originale, forte, drôle. Et c'est un pari réussi pour ces films mis bout à bout, formant à leur manière un tout. On découvre de jeunes acteurs formidables comme Aloïse Sauvage (présente aussi dans le film en Compétition, 120 battements par minute), surprenante dans son jeu et dans son interprétation. Pour l'anecdote, les films Adami sont les seuls assurés d'être à Cannes chaque année... Une pression en moins ? En tout cas, la standing ovation en fin de salle ne présage que du bon pour la suite (acteurs et réalisateurs) ! 

La série Top of the Lake de Jane Campion 


C'est le grand débat cette année, Netflix ou pas Netflix ? Série ou cinéma ? Il paraît évident que la série soit présente, minoritairement bien sûr, au Festival de Cannes, et pourtant, elle a encore du mal à se frayer un chemin. C'est Jane Campion avec sa deuxième saison de Top of the Lake, "China Girl", qui devance l'autre série événement pour les 70 ans, Twin Peaks. Surprenante, vraie coupure dans le rythme des projections cinéma, la série est incroyablement forte et haletante. On retrouve l'actrice Nicole Kidman, métamorphosée en mère adoptive, les cheveux gris et le caractère bien trempé - un rôle qu'elle affectionne tout particulièrement. Sans oublier l'actrice Elisabeth Moss, incroyablement douée pour nous transmettre les plus fortes émotions face à un écran.

Mercredi, c'est le film de Sofia Coppola qui va créer l'événement de la journée, pour la toute première projection. Et nous irons du côté de l'ACID pour voir le long-métrage de Vincent Macaigne, "Pour le réconfort". 

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